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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 29/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Il y a un monde entre la réaction à chaud et la réaction H.O. (pour Hyper Objective). Hélas, et heureusement en même temps, nous ne sommes pas comme Descartes pesant toute chose avec un oeil scientifique avant de porter l'esquisse d'un jugement dessus. Nous devons nous comporter en chevaliers fonçant à travers la forêt pour en sortir au plus vite. (portrait du philosophe en honnête homme)

Bref, je me dois de faire une réaction à chaud de temps en temps. Par exemple, la publication d'un livre par Ségolène Royal aux "bonnes feuilles"  incendiaires ne laisse pas mes proches insensibles, et ceux-ci me demandent mon avis. Comme ça, sur quelques passages non contextualisés. Il le faut je me lance donc.

Remarque préalable, le circuit de publication de mes articles rend cet idéal d'immédiateté absurde. En effet j'envoie sur clé, le texte est revu, réécrit, repris un peu plus tard, il part à l'impression, le tirage se fait sur vélin broché à Sablé sur Sarthe, l'exemplaire revient à la Bibliothèque Municipale de Lyon, qui le fait numériser par Google, et le texte en est extrait pour transfert sur les serveurs hébergeant ce blog. A mon avis je pourrais faire plus simple, mais j'écrirai sous peu à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour savoir si je peux moralement faire autrement.

Le temps imparti pour la rédaction de cet article est déjà fini, quel dommage ! Je n'aurai pas le temps de développer le paradoxe insoluble que je vois dans la volonté de faire un livre politique sans langue de bois. Ségolène a jusqu'alors joué la carte de l'éthique politique. Constatant sans doute que le climat se radicalise et n'est plus aux tièdes revendications polies mais aux révolutions, elle tombe le masque politique pour montrer la coulisse, ce qui se passe vraiment, pour parler aux vrai gens méfiant vis-à-vis de l'idée même de politique. Mais ne peut plus se targuer d'être au-dessus des querelles, de prendre de la hauteur.

Dans l'ensemble les deux postures se défendent et ont une portée en sciences politiques, mais je trouve personnellement qu'elle est allé un peu trop vite d'une attitude à l'autre, comme (sans doute est-ce le cas) sous le coup du ras-le-bol devant tant d'opposition socialiste infondée à ses projets, à ses actions, à ses paroles.
Publié le 22/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Aux enfants qui se bagarrent sans fin pour des broutilles, on demande d'avoir la paix. A Palestine, à Israël, on dit  : la paix s'il vous plaît! Cela ne coûte rien de demander. Et sait-on jamais, si le message est martelé dans le monde, si un tiers respecté des deux partis venait à imposer la modération, comme lors des accords Rabbin - Arafat, peut-être y aura-t-il de l'effet. Un bel effet. Du plus bel effet.
Publié le 15/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Maussade
On parle toujours des politiques publiques, la politique publique culturelle, la politique publique de l'emploi... Mais est-ce par contraste avec les politiques privées? Si oui, quelle consistance a-t-elle?

En s'en tenant aux mots, une politique privée c'est un ensemble de décisions régulatrices prises dans le domaine de la vie privée. Mais attention, la politique, à l'origine, c'est l'administration de la cité (polis). L'administration de la cité dans le domaine de la vie privée, quel sens peut avoir cette expression paradoxale?

Selon moi il s'agit plus d'une articulation que d'une opposition. La politique privée serait, au choix, soit l'application d'une gestion de type "administration de la chose publique" sur le champ des événements et personnes privés, soit l'utilisation du champ des événements et personnes privés au service de l'administration de la chose publique. En clair, dans la première hypothèse je désigne un enfant adjoint au rangement et l'autre directeur de la sécurité des objets fragiles. Dans la seconde hypothèse je montre ma famille à toutes les réunions politiques pour convaincre les familles de ma commune de voter pour moi.

Cette-hypothèse-là saute aux yeux de nos jours.

Sur le modèle de la diplomatie considérée comme la guerre continuée par d'autres moyens, la politique privée est la politique publique continuée par d'autres moyens. On ne compte plus les exemples de cette politique privée: de Zohra Dati à Carla en passant par les montres de Julien Dray ou le métier de facteur de Besancenot (je rappelle qu'en théorie le fonctionnaire ne doit pas utiliser son emploi à des fins personnelles et privées... en théorie. Tiens pour le coup la vie politique relève du privé, du point de vue de la profession). Nettement, les sources de l'échec sur le plan national de Bertrand Delanoë, désolant à dire ainsi, sont dans la politique privée. Celle-ci a fait à l'inverse la réussite de Chirac.

Faut-il l'utiliser? On ne peut pas, à son insu au moins, ne pas l'utiliser ou ne pas la voir instrumentalisée. Peut-on l'utiliser? Dans des limites raisonnables mais pas au-delà, pas au-delà de la frontière entre critique et méchanceté, pas si on glisse de l'opposition à la destruction.

Souvent on argue que ceux qui jouent trop la carte de la politique privée voient ensuite cet outil se retourner contre eux, bien fait... Mais je l'ai dit et je persiste, qu'on le choisisse ou non cette politique joue, ceux qui n'en jouent pas peuvent ainsi en devenir victime autant que les utilisateurs patentés.
Publié le 08/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
... volée de bourre-pifs? Le proverbe n'est ni clair ni pertinent, mais il me permet d'aborder la question politique du jour entre Yvelines et Val d'Oise: une ministre qui vient d'accoucher peut-elle, doit-elle reprendre ses fonctions dans la foulée, de façon hâtive?

Deux réflexions s'imposent: sur le plan tactique madame la ministre a raison, car laisser trop longtemps sa charge ministérielle à d'autres, pour gérer par exemple la question du juge d'instruction, c'est se condamner à l'ostracisme de la part de l'Elysée. Sur le plan de l'image de la classe politique, ce choix n'est pas idiot, car il montre que cette vie politique si richement rétribuée se paie de lourdes contreparties personnelles et familiales.

Toute femme politique qui accouche, en partie à cause de relents machistes, fait l'objet de critiques après sa grossesse: si elle reste trop longtemps à pouponner c'est une mère pondeuse indifférente à ses concitoyens, soumettant une fois de plus sa vie professionnelle aux contraintes familiales. Si elle reprend rapidement son poste elle est sans coeur et sans "fibre maternelle".

Tant que la petite Zohra "Josita Maria" Dati va bien...

Pendant ce temps-là, des femmes de Gaza qui viennent d'accoucher courent se mettre à l'abri des bombes...
Publié le 01/01/2009
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Veuves et orphelins, exclus et damnés de la terre attendent et accueillent parfois de bonne grâce les multiples voeux d'amélioration du monde. Dirigeants et puissants, personnes qui peuvent changer le monde, et finalement nous-même simples citoyens un peu nantis, en appellent à la bonne volonté de tous, pour un monde meilleur, avec moins de guerres, de famines et de maladies, moins de pollutions aussi maintenant que l'on voit quel serait le coût économique des prévisibles dérèglements climatiques.

Qui serait contre ces bons principes, qui ne les édicterait comme des horizons à attendre? Le problème n'est pas d'attendre, l'éternité a tout le temps et même plus. Le problème est qu'il n'y ait plus de voeux vains.

Deux écoles s'opposent, ceux qui ne veulent plus de voeux parce qu'ils sont vains, et ceux qui admettent les voeux en agissant pour ou contre ceux qui les formulent, pourvu que ces voeux ne restent pas vains. J'ai plutôt tendance à me ranger à la seconde solution, même si parfois l'hypocrisie de certains pousseraient à la désespérante première option.

Personne ne serait contre les bons grands principes disais-je, mais qui n'est pas contre une partie (plus ou moins grande) des implications de ces bons grands principes? Pour que la famine soit éradiquée, il faut aussi tuer la guerre, la pollution et répartir plus équitablement entre les états les pouvoirs régulateurs internationaux. Une autre paire de manches, donc on se contente trop souvent de poser des « cautères sur jambe de bois ».

Trop souvent la parole politique se contente de décrire les idéaux très lointains ou les actions immédiates, parfois en faisant des raccourcis téméraires des uns aux autres. Il faudrait que toute parole politique comporte à la fois les idéaux visés, la stratégie adoptée, les actions utilisées pour appliquer cette stratégie, et les risques d'erreur et opportunités possibles. Pour cela il faut un peu de temps, mais avec nos moyens actuels de podcasting, nos spécialistes de la synthèse expresse, notre culture naissante de l'écrit ultramobile (blogs et articles de presse visibles sur portable) ne pourrait-on pas soutenir cet effort?

Post Scriptum sans rapport: à en juger par le ton et l'esprit de l'émission belgo-wallono-wallone diffusé avec bienveillance par TV5 ce soir, le rattachement administratif de la wallonie à la France est une éventualité théorique, mais l'entente culturelle mettrait longtemps longtemps à se mettre en pratique...
Publié le 25/12/2008
Par fxboffy
Humeur : En colère
Le sous-titre de cet article pourrait être : Pendant ce temps-là, à Gaza...

La présidence française de l'Union Européenne, suffisamment rare pour que la Tour Eiffel et l'Assemblée Nationale se parent d'atours pas dégueulasses, s'achève sur un satisfecit. J'insiste sur ce mot, car la satisfaction est autre chose que le satisfecit: nos amis allemands n'ont sans doute pas tous la même perception que notre actuel gouvernement sur notre bilan à la tête des 27. Disons-le, dans l'ensemble le bilan est positif, avec en particulier un accord climat nécessaire, même s'il sera difficile de contraindre les ex pays de l'Est à respecter leurs engagements après le non-respect des critères de convergence de Maastricht par les ex pays de l'Ouest.

Ce qui me frappe c'est la difficulté de construire une Europe active et efficace sur le plan international... et la cruelle situation de peuples enfoncés dans la guerre, sans voix extérieure pour amener une conciliation, un cessez-la-haine, un espoir. Drame quotidien d'Israël-Palestine, tragédie perpétuelle du Proche-Orient, rappel lancinant de notre impuissance actuelle à pacifier par la raison.
Publié le 18/12/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
2008 était une année presque aussi électorale que la précédente. Mais plus que 2007, l'année fut l'occasion de jeux de position nombreux et difficiles sur tout l'échiquier politique français. Après l'installation du nouveau pouvoir, un temps de réorganisation, de réajustement, bien naturel de la part des majoritaires comme des oppositions. Je parle de politique au sens moderne, à savoir non plus l'art de conduire les affaires publiques mais l'art de convaincre qu'on est la bonne personne pour conduire les affaires publiques.

Aux USA aussi, une année politique pas comme les autres, avec une vieille innovation : le parler vrai qui triomphe de la parole classique. Quoi qu'il arrive un mythe Obama a été fondé cette année-ci. Le mythe de la transformation du discours en action. Une forme d'alliage, puissant car cohérent, entre la personne humaine individuelle, la parole humaine portée par un groupe, l'action humaine traversant une collectivité.

J'avais écris un article "Axe, laissez le charme agir" sur le sujet... mais je l'ai perdu. Un jour peut-être je vous parlerai d'Axelrod et de la campagne obamesque.
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