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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 28/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Quoi que puissent en penser les gens de ma génération, le titre de "Denver et les derniers dinosaures" n'a aucun lien avec un quelconque saurien amateur de guitare, milk shake et coupe en mulet. Denver est en l'occurence la grand-messe démocrate outre-atlantique. Une désignation, celle de Barack Obama, qui devait sonner le glas de la politique de "daddy" et ouvrir toutes grandes les portes du XXI° siècle aux Etats-Unis.
Manque de chance, les dinosaures sont de la fête : non seulement parce qu'ils restent sympathiques voire intéressants (pour certains), non seulement parce qu'ils s'accrochent à leur siège, mais surtout parce qu'ils sont nécessaires pour espérer endiguer le reflux de maccainisme frileux qui submerge l'Amérique. Est-ce reculer pour mieux sauter? Cela ne va-t-il pas briser un élan déjà fragilisé? Seule madame Soleil (Germaine pour les intimes) pourrait nous le dire, et encore avec une forte incertitude.
En deçà de l'Atlantique, de la Manche, du Rhin, de la Méditerranée, des Alpes, des Pyrénées et de la Corse, de vieux dinosaures tanguent mais ne rompent pas. A quand l'avènement des mammifères? Faudra-t-il attendre un quelconque bouleversement pour que l'évolution logique des choses se développe? L'impôt sur les revenus reste inchangé tandis qu'on envisage des prélévements complémentaires sur les revenus du capital pour soutenir le Revenu de Solidarité Active. Deci-delà on entend poindre, rapport après rapport, une demande de taxation de valeur ajoutée attribuée au comblement des déficits de l'assurance vieillesse, dépendance et/ou chômage (le point essentiel étant cette attribution de recette vers un dispositif de soutien des populations les moins aisées). Les équilibres fiscaux en France sont rompus, l'occasion serait donc belle pour effectuer un chambouletout du tonnerre. Aura-t-il lieu, ce changement radical d'un système des prélèvements adapté à la France des 30 glorieuses et à la période nostalgique qui a suivi?
Publié le 21/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Propos très classique, mais que les événements ne démentent pas vraiment...
L'unité et la division dans toute structure sont des opposés et pourtant des termes indissociables. Dans le cadre des groupes humains, les groupes politiques en particulier, c'est, cela a été et cela sera toujours flagrant. Les événements extérieurs incitent tantôt à la dispersion (si la structure unie est ressentie comme inférieure à la somme des "divisions", des parties), tantôt au resserrement (si c'est l'unité qui paraît donner la meilleure chance de réussite). Le principe du bouc émissaire montre bien que l'événement extérieur force la division, entre ceux qui resteront et le portefaix des difficultés. Il aura beau se débattre, tant que le danger sera là la division perdurera. Et corrélativement, le fait de diviser unit plus fortement les individus dans les groupes séparés.
Les événement internes ne divisent et n'unissent que plus lentement, mais leur double effet est le même.
Dans le cas des soldats français morts en Afghanistan, les uns et les autres groupes se rangent dans des postures pour assurer leur pérennité. Mais l'aspect délicat et intéressant, c'est que ces postures doivent, devraient, pour être efficaces, se modifier en fonction de l'environnement. Un parti tel que le parti socialiste ne se sépare pas brusquement, par exemple; des palliers marquent la fin de l'unité. Pour une réunification des mouvements, l'idéal serait une union contre un élément extérieur très fort, une situation de crise inouïe. A l'inverse, un parti comme l'UMP, que les présidentielles ont uni, ne pourra le rester que par une division (peu problable actuellement) ou par l'utilisation d'evénements extérieurs qui "retissent les liens".
Publié le 14/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Question de vocabulaire, toute simple. En réaction aux accusations de peopolisation, les personnes politiques sont hérissées pas le terme de "fan", et même le plus neutre "supporter" passe mal. Le terme de "partisan" est le plus acceptable, mais un peu vieux, alors que dire? Les communistes utilisaient du "camarade" qui ne les a pas empêché de se comporter parfois sans camaraderie les uns par rapport aux autres. L'avantage du nom de groupe politique, c'est qu'il donne un adjectif tout fait.... Quoique. Comment appelle-on les soutiens de "Debout la République", les "deboutistes"?
Soutien n'est pas mal, mais concernant les femmes politiques ont entend déjà les rapprochements vaseux du café des sports... Dans notre société, un terme aurait une grande signification et de la pertinence, c'est celui de "client". Mais le clientélisme, très critiqué par la morale, est fatal à l'avenir du mot.
A une heure si avancée, seul le mot "participant" innove avec un peu de talent pour désigner les proches qui agissent avec les personnalités politiques. Evidemment, sans préjuger du caractère participatif... de cette participation !
Publié le 03/07/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Pourquoi parler politique le jeudi ?
Est-ce à cause des débats présidentiels qui ont parfois lieu le mercredi et invitent au commentaire ? Non, quand même. Est-ce à cause des émissions politiques d’Arlette Chabod, le jeudi soir ? Non, cela laisserait trop peu de temps pour rédiger une analyse. Est-ce le conseil des ministres, la journée parlementaire télévisée toujours le mercredi ? Peut-être que cela génère des décisions politiques nationales qui impliquent des réactions dignes d’intérêt…
Mais au final, force est de constater que « l’auteur ne peut pas tout », y compris décider des jours propices à l’écriture des articles d'ordre politique.
Une note importante et joyeuse: Ingrid Betancourt est libérée ! Libre, ce n'est pas une certitude, mais libérée de sa prison de végétation, c'est certain ! L'adage "tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir" me semble très beau en ce jour.
Publié le 26/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Le fait d'assister à une partie du salon du Mécénat, qui s'est tenu à la Cité Internationale de Lyon, m'a apporté un quadruple bénéfice : - Le bonheur de découvrir, jouée au piano par Dana Ciocarlie, une oeuvre magnifique de Schubert, Mélodie hongroise. Schubert qui ne cesse, année après année, de monter dans mon estime et dans mon goût. Et quand je parle de bonheur, c'est "que du bonheur" comme on dit à la télé, mais c'est aussi un sentiment très puissant et durable de joie d'appartenir à la même humanité. - La joie de voir par hasard une personne de mes connaissances, retraitée, puiser des ressources nouvelles et innovantes pour alimenter la vie de son association. L'énergie de certains "seniors" est digne d'admiration et digne d'être prise en modèle. - Le plaisir de voir, sans hasard, se développer une fois de plus l'excellent point de vue panoramique de Najat Vallaud-Belkacem, cette fois sur le domaine des politiques culturelles et sur le mécénat de proximité. En l'occurence elle alliait éthique et pragmatisme en pointant * la nécessité d'un mécénat d'entreprise plus présent * l'utilité partagée des démarches de mécénat pour les entreprises, les acteurs de productions culturelles, les instances publiques, la population * les risques potentiels d'un transfert massif des capitaux culturels du public vers le privé, concernant en particulier de nouvelles servitudes générées sur les choix sociaux, esthétiques, humains... * l'exigence d'une action concertée équilibrée en matière de mécénat, avec comme centre de gravité la préservation de la plus grande diversité culturelle par les collectivités territoriales et nationales. - La satisfaction de pouvoir sur ce sujet réutiliser une nuance de sens qui s'est récemment réaffirmée en moi : l'artistique ne recoupe pas exactement le culturel. Sans entrer dans les détails que cette assertion mériterait, j'en suis venu à penser que la politique culturelle tolère un très fort investissement de la part des acteurs privés, à but lucratif; mais la politique artistique, elle, doit rester forte, et garantie par la puissance publique. On pourra répondre que le mécénat de la Renaissance a produit des merveilles artistiques, mais la structure de l'économie à la Renaissance laissait une profonde respiration à la création artistique. Pour paraphraser Alain Robbe-Grillet, à monde nouveau, politique nouvelle...
Publié le 17/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Sur certains blogs politiques, parmi les meilleurs, on trouve des intervenants qu'on qualifie communément de "boulets", incapables de faire la distinction entre la parole intime, disons la parole de comptoir, et la parole publique, disons la parole de tribune. Comment réagir sans que ces laids parleurs pourrissent un débat de haute tenue et de grande qualité ?
C'est très délicat. La censure directe est inefficace. L'autocensure est inespérée. Le seul moyen est donc de jouer sur une expression de plus haute valeur... le silence (mais cette plus haute valeur n'est pas toujours partagée par les interlocuteurs incriminés... l'échec guette donc).
Contre le vent du boulet, mettons lui un vent !
Publié le 10/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Langage et politique, quel programme ! Si on prend le menu, cela s'articule comme cela:
Le dialogue entre les pro-Thibétains modérés du Dalaï Lama et les autorités chinoises, voilà le principal enjeu des tractations au sommet à propos des jeux olympiques de Pékin. La liberté de parole pour certains dissidents et opposants, voilà la principale revendication à court terme pour les pompiers de la flamme olympique. L'absence de concertation entre Chinois et Français, voilà la raison de l'image politique ridicule et désastreuse donnée par les sbires du comité d'organisation chinois en France, qui éteignent la flamme sous les yeux abasourdis de David Douillet alors que tant d'efforts sont déployés pour la maintenir en vie !
De langage il est aussi question à propos de Nathalie Kosciuzko-Morizet (que j'appelle miss papillon depuis son premier plateau télé après sa nomination au secrétariat d'état à l'écologie, durant lequel ses yeux n'arrêtaient pas de papillonner sous le coup de la pression médiatique et de la responsabilité nouvelle). Avec des mots sans doute sincères et justifiés, elle a fait pousser des hauts cris, des cris d'orfraie, à une partie de son camp politique. Puis elle a du dire des mots qui ramaient dans l'autre sens, mais le "mal" était fait. Ces mots d'excuse, reçus par un perpétuel "l'incident est clos" (10 à 15 occurrences au minimum dans les commentaires des membres de l'UMP), sonnent en effet assez faux, tout autant que sonnaient assez justes les mots incriminés... L'action politique étant avant tout linguistique, on voit se dessiner régulièrement les roueries de certains et la fraîcheur d'autres, au travers des effets de certaines phrases.
Mais la politique ne peut pas, loin de là, et de moins en moins, se payer uniquement de mots. C'est pourquoi les discours sur les évolutions de la situation d'Ingrid Betancourt dans la forêt des FARC deviennent agaçants lorsqu'on suit avec inquiétude et crainte cette affaire de vie ou de mort. assez de suppositions, il faut des progrès sensibles, au plus vite. Alors on pourra être attentifs à ce qui s'est échangé entre Uribe, Washington, Chavez, les FARC, Sarkozy...
Des mots, rien que des mots, que s'envoient à la figure et de façon attristante, partisans du "réajustement budgétaire" et opposants au "plan de rigueur", citoyens impatients que la situation change et citoyens impatients que le mouvement du changement ne s'infléchisse pas...
La vie politique n'est pas très réjouissante, par exemple, au hasard, pour les titulaires potentiels du RSA; mais lorsqu'on joue avec les mots des discours politiques, comme Bruno Candida (http://brunocandida.com/), on se réconcilie bien vite avec ces gens qui "ont toujours été attachés à une vieille" (sic).
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