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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 07/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
L'attente sur le Super Tuesday, étape importante des primaires aux états-unis, était très forte. Trop sans doute, d'où l'impression de soufflé à plat qui nous habite en ce moment. John McCain, Hillary Clinton, Barak Obama semblent se détacher un peu plus nettement, mais même du côté Républicain où le mode de scrutin (Winner-Takes-It-All !) favorisait les différences, Mitt Romney n'a pas perdu tout espoir de repasser devant McCain.
La Louisiane viendra donc confirmer ou infirmer des tendances minimes, mais la course risque finalement de se dérouler jusqu'au bout du planning prévu, le début de l'été. Actuellement pour mémoire Obama et Clinton ont respectivement 838 et 834 délégués selon le site de la NBC (à prendre avec précaution, car dans le lot il y a les "super-délégués" qui allez savoir pouquoi, peuvent ne pas voter pour le candidat auquel il sont attachés !). Le matelas d'Hillary s'est amenuisé, mais moins que la ferveur entourant Barak pouvait le laisser entrevoir.
Côté Républicain, avec 720 délégués contre 256 pour Romney, 194 pour Huckabee (et 14 pour Paul, on ne se moque pas !), McCain n'a plus qu'à attendre le moment où les 470 délégués manquants lui arriveront. Mais il doit patienter, et chaque semaine qui passe le fait essuyer des critiques plus vives de la part de l'aile droite du parti (qu'en France on appellerait extrême-droite).
Dans l'ensemble ces primaires sont très suivies, et très "à suivre"; tout comme on devrait vraiment s'intéresser à la vie politique indienne, chinoise, japonaise, canadienne, russe, brésilienne... Après tout, cela ne concerne que l'avenir du monde...
Publié le 31/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Tout est dans le titre: phénomène de fin de séquence de boulot, l'action prévaut sur la communication.
Juste le temps de tirer mon chapeau au blog de Najat Vallaud-Belkacem, qui donne souvent à lire de magnifiques modèles de réflexion politique en action.
Publié le 24/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
La politique des partis a du bon,... et du mauvais. On reproche parfois aux choix d'être plus motivés par des questions de stratégie qu'au nom de l'efficacité. Mais le fait de se présenter comme apolitique ne constitue aucune garantie de "bonne pratique" de la gouvernance.
Alors que les municipales s'approchent à grands pas, les listes apolitiques fleurissent pour éviter l'étiquetage "tous politiques donc tous pourris", comme les mouettes évitent les vagues chargées de brut autour de la coque de l'Erika... Autant il peut être intéressant de prétendre dépasser les clivages, autant il est vain et illusoire de faire croire que la politique se résume à l'économie et au bon sens. Car dans ce dernier cas, autant vendre la commune tant que le prix du foncier est haut, et tant pis pour la légalité d'une telle démarche, ce qui compte c'est "le bon sens et l'économie"... Souhaiterait-on être dirigé par des femmes et des hommes apolitiques? Les échecs permanents de ministres de la société civile montre bien que la politique est un métier au-delà de 10 à 15 000 administrés.
De toute façon, une piqûre de rappel : mieux vaut voter apolitique (contrairement à tout ce que je viens de dire ?) plutôt que ne rien voter du tout !
Publié le 17/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Platon déclinait très bien, obéissant en cela à l'injonction de Nietzsche "il vous faut décliner". Il déclinait les concepts, à la suite de son maître Socrate. Mais dans La République et plus allusivement dans Les Lois, il expose le déclin des systèmes politiques de façon très pertinente. Je dirais même tragiquement pertinente, puisqu'il ne voyait pas comme possible la permanence du système démocratique, lui-même considéré comme une déviance de la bonne aristocratie.
Le déclin d'un système à l'autre est remarquablement bien pensé; mais je me dis qu'au coeur même de chaque système politique, l'évolution déclinante générale est à l'oeuvre. Dans la démocratie, qui nous concerne principalement, citoyens francophones, je vois 3 étapes successives et dégressives : (} la politique du projet, structurée et orientée vers le long terme, constitutive d'un projet national commun. (} la politique du fait, réactive plus que proactive, qui prend acte de ce qui est et agit en conséquence, de façon ad hoc : ce n'est plus une construction, c'est une tentative pour freiner la désagrégation de l'entité commune. (} la politique du dit, rejetée pourtant par l'éthique, les citoyens et les personnalités politiques, elle consiste à se réduire au présent seul; à ce titre ce qui finit par devenir essentiel aux yeux de ceux qui font la politique, c'est de freiner la désagrégation de leur propre situation.
Je reconnais bien volontiers que cette trilogie est munie de gros sabots, mais à observer la vie politique présente et passée (et future?) depuis plusieurs mois, je me dis qu'il y a des traits bien reconnaissables dans certaines pratiques politiques (personnalités ou partis).
Publié le 10/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Certains font de la politique à la façon de Flash, ce superhéros toujours en mouvement. D'autres, ou peut-être sont-ce les mêmes, font de la politique pour les flashes, ces dispositifs destinés à mettre en lumière l'apparence, en laissant dans l'ombre l'intériorité et le travail de l'ombre. Cette politique-là est aussi fascinante à court terme que désepérante à long terme. Dans le monde, les nouveaux dictateurs sont de ce bois-là, les piquants des ronces et la place du noyé pour une ronce de noyer. Les autocrates tyraniques (au sens grec) se multiplient à vue d'oeil, et les démocrates voient d'un mauvais oeil se révéler la sagesse de Platon.
Cet homme grand et baraqué, cet Aristoclès disciple de Socrate, avait prédit que le régime démocratique commencerait par s'effriter au travers d'une judiciarisation croissante et excessive de la société. Il montrait aussi comment la crise d'autorité liée à une généralisation de la démocratie provoque, en retour, une demande d'autoritarisme "pour remettre de l'ordre". Cet autoritarisme qui va de pair avec la satisfaction de désirs personnels sous couvert d'une incarnation du pouvoir du peuple pour former la figure du tyran, "le plus malheureux des hommes" (mais ça c'est une autre histoire).
Le seul bon moment dans ces régimes autocratiques, c'est quand leur intérêt se conjugue au vôtre, quelle facilité d'action ! Hugo Chavez, président à la fois sympathique et borné, a ainsi bien fait son travail pour que Clara et Consuelo, otages des FARC depuis trop longtemps, puissent retrouver leur liberté, après quelques tentatives avortées (à cause d'une mésentente chronique entre Chavez et Uribe, 2 autocrates de bord opposé...). Et ça c'est une excellente nouvelle.
Publié le 03/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Tandis que Barak Obama étale sa popularité pour contrer la crédibilité historique d'Hillary Clinton chez les démocrates de l'autre côté de l'Atlantique, Ségolène Royal fait sans doute son "leading out" en ce début d'année pour pousser les socialistes indécis, connus ou inconnus, à trancher plus vite... et pour laisser à ses (nombreux) partisans au PS le temps de convaincre par leur majorité.
Ces rouages complexes de cuisine interne me plaisent beaucoup, parce qu'ils semblent contradictoires avec l'exigence d'honnêteté en politique démocratique "moderne"... et pourtant ils fonctionnent en parfait concordance.
La première honnêteté n'est-elle pas de savoir ce qu'on peut, de connaître ses propres limites et ses atouts ? Or en jouant sur ces qualités et ces défauts à des fins électorales, les femmes et les hommes politiques montrent leur capacité à utiliser et dépasser les hauts et les bas de leur identité pour atteindre un objectif politique... Exactement ce qu'on attend d'eux une fois au pouvoir !
Là où l'éthique politique demeure, c'est dans les moyens utilisés pour mettre en valeur ses qualités ou cacher ses défauts. Rien ne justifie les barbouzes et les assasinats politiques, les trucages électoraux et les coups de force physique. Rien ne justifie évidemment la mort de Benhazir Butho, rien ne justifie les manifestants kenyans couchés ensanglantés sur le pavé.
Je crois qu'on a déjà perdu notre voeu de bonne année. Bonne seconde semaine de l'année, alors.
Publié le 18/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Si l'on en croit en tout cas la mise en balance des deux principales affaires françaises de spam politique, la gauche ségoléniste a 2 ans de retard, au bas mot, sur la droite sarkoziste. L'affaire la plus récente porte sur l'utilisation du fichier d'adresses Désirs d'avenir pour faire la promotion d'un nouveau média en ligne, Mediapart, dont je parlais dans mon billet médiatique il y a deux jours. Les peines encourues, spécifiées par Versac (je n'ai pas pris le temps de vérifier mais d'autres l'ont sans doute fait pour moi), sont assez importantes.
Mais l'UMP n'intentera pas de procès pour cette affaire. Par humanité et bonté de coeur? Non, simplement parce qu'il y a un peu plus de deux ans l'UMP avait eu recours à une démarche similaire, quoique plus franche du collier et clairement auto-promotionnelle. Et cela pourrait alors se retourner contre certains de ses membres influents (Franck Louvrier, Dassier, etc.).
Il y a des mauvais conseillers partout, des zozos zéros du réseau partout, match très nul.
Concernant la hauteur des paumettes de la belle Carla Bruni, je trouve inutile de faire d'autre commentaire qu'une petite imitation de la dialectique présidentielle.
"Ecoutez monsieur D'Arvor. Les français, ils m'ont massivement élu. Je suis leur représentant, vous me suivez ? Dites-moi donc, dans les yeux, comment pourrais-je mieux les représenter qu'en accomplissant à leur place leurs rêves les plus fous? Je suis le représentant des désirs des français quand je vais en vacances avec mon ami Vincent Bolloré; je représente les plus fortes aspirations des français lorsque je fais l'accolade aux plus puissants de ce monde; j'accomplis leurs rêves quand je sors avec une égérie de la mode, c'est aussi simple que cela, je suis un français moyen, vous voyez monsieur d'Arvor. Je suis comme vous et moi."
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