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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 11/12/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
Je me contenterai de propager un montage splendide et édifiant du service vidéo de Le Monde.
Ah, pourquoi ce titre ? Difficile à dire, il y a dans cette invitation en grande pompe de Khadafi et ces dénégations des coups de pompes des policiers libyens aux opposants une forme d'extraordinaire "exemplarité". C'est le mépris de la vie au profit des profits... dans toute sa splendeur. C'est aussi, je dois le reconnaître, la glorieuse indépendance d'esprit de la jeunesse politique (Rama Yade) dans toute sa splendeur. C'est le dictateur hâbleur dans toute sa splendeur. C'est le président bling-bling dans toute sa splendeur (pourquoi est-ce la France, et non la Bulgarie, qui "remercie" Khadafi?). C'est l'esprit de cour, qui fait taire toute raison d'état, dans toute sa splendeur. C'est le choix de l'intérêt économique au détriment de l'intérêt diplomatique dans toute sa splendeur (que va dire l'Iran ? Les Ayatollahs ne vont-ils pas kidnapper des infirmières moldaves pour les échanger contre un réacteur nucléaire ?). C'est le genre truc qui me dégoûte des bons moments de la majorité présidentielle, dans toute sa splendeur.
Publié le 04/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Dans les nombreuses remarques que l'actualité politique pourrait susciter, j'a isouhaité extraire quatres nouvelles: 2 bonnes, et 2 mauvaises.
La première bonne nouvelle, c'est que celle que j'appelle La Dame de la forêt, Ingrid Betancourt, est bel et bie nvivante malgré les conditions déshumanisantes qu'elle et les autres otages subissent. Cela me fait penser au livre de Stefan Zweig, Le Joueur d'échecs, où le personnage principal s'accroche à tout pour conserver vivant son esprit, pour ne pas devenir une machine. Mais avec ces preuves de vie, le chemin s'est rouvert.
La seconde bonne nouvelle, c'est que la Russie compte encore des citoyens épris de démocratie, malgré la dérive massive et dramatique hors du champ d'application des droits de l'homme. Hélas, évidemment, l'élection de Poutine au poste de premier ministre ne va pas leur faciliter la vie, mais peut-être trouveront-ils là des appuis plus forts à l'étranger, consternés par tant d'irrégularités électorales et de populisme dangereux.
La première mauvaise nouvelle, c'est que la Birmanie est en train de digérer tranquillement, comme un gros tigre repu, la contestation populaire. Et personne qui vienne l'embêter dans cette digestion, c'est ça la mauvaise nouvelle.
La second mauvaise nouvelle, c'est que la France n'est ni la Francie ni la Sarkozie, donc elle va tendre à se déchirer plus fort. Entre ceux qui restent fan de l'hyperprésident, ami de Poutine et des gros contrats mais léger sur les droits universels fondamentaux; et les autres, qui trouvent que ça n'est même plus drôle.
Publié le 27/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
En lisant il y a quelques heures un commentaire sur cette expression, le "Grenelle de...", j'ai tout d'abord corrigé une erreur que je faisais sur le plan historique : l'article de Maurice Ronai (au regard de sa passion pour l'histoire je ne met pas une seconde en doute la certitude de ses informations) précise bien que le Grenelle correspond à l'accord informel intervenu rue de Grenelle entre les syndicats, le patronat et les pouvoirs publics en mai 1968.
Non seulement je suis d'accord avec sa critique tous azimuts contre cette "grenellisation" des esprits, mais cela apporte un éclairage historique étonnant, bien plus fort que si le terme de Grenelle avait référé à la période, un peu similaire dans l'esprit, du Front Populaire. En effet Nicolas Sarkozy, qui a eu le bon goût économique de ne pas être condescendant vis-à-vis de l'homme asiatique en descendant d'avion à Pékin, a toujours voulu, depuis qu'il est enfant, liquider mai 68. Mais trop intelligent pour s'attaquer directement à un esprit, il en a subverti à sa cause les meilleurs aspects pratiques.
Je laisse de côté la question des filiations recomposées, celle des slogans qui diffusent mieux les idées ("travailler plus pour gagner plus" est un enfant déformé de "sous les pavés la plage" : un effort et la satisfaction de vos désirs, ceux de votre époque, est à portée de main). Je m'arrête un instant seulement sur ce Grenelle, qu'on emploie pour réformer la politique environnementale de la société : rien de grand dans ce pays ne s'est fait sans grands accords, donc retrouvons la joie d'agir, telle qu'elle présidait au premier Grenelle, celui de la liberté de pensée et de la modernité sociale. C'est l'idée sous-tendue par cette expression, "le Grenelle de..." qu'on se prépare à nous ressortir à toutes les sauces pour faire passer ces projets de réforme comme des projets de progrès.
Je ne discute pas le bien-fondé théorique de la majeure partie des propositons faites par le Grenelle de l'environnement, mais je trouve fort de café de s'abriter contre les revendications de ces vieux soixante-huitards gauchistes avec un pseudonyme structurel: comment Cohn-Bendit pourrait-il s'opposer à un Grenelle ? Le Grenelle de la vente d'armes ? Vous n'allez pas empêcher les personnes et entreprises concernées de trouver un accord, tout de même ! Un Grenelle de l'UMP ? Oui il faut bien faire sortir en douceur les villepinistes / chiraquiens ! Un Grenelle des parachutes dorés ? C'est la moindre des choses, quand on supprime plusieurs millions d'euros des revenus d'un individu il faut bien qu'il puisse s'exprimer et se défendre !
Ce n'est pas la politique, c'est le politique qui est sans rivage... (librement inspiré d'Aragon).
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Pendant ce temps à Vera Cruz... Ingrid Betancourt était proche d'une voie vers la libération, mais visiblement l'intéressement d'Hugo Chavez et les intérêts d'Alvaro Uribe ont fait obstacle à l'accomplissement de ce pas décisif. Comme on prend 2100 jours à une femme, on prend 2100 jours à la démocratie dans le monde.
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Pendant ce temps dans les prisons françaises, le taux d'occupation dépasse encore les 110 %. Moins de 5 m² d'espace vital pendant des années, c'est vrai, c'est beaucoup plus que ce dont disposaient les esclaves en partance pour le continent américain. Mais est-ce une comparaison admissible ?
 Sticker dessiné par Luz - Daft Punk dans 9m². La cause de TropC'estTrop / 9m² est relayée avec (comme toujours beaucoup de justesse par Najat Vallaud-Belkacem), et même ancienne cette cause mérite d'être soutenue, au même titre que celles, plus à la mode, du refus des tests ADN ou du soutien aux habitants de Malibu conviés à un barbecue géant.
Publié le 20/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
La "rupture" prônée par d'importants dirigeants actuels ne s'est pas produite exactement comme beaucoup s'y attendaient, mais elle ne s'est pas vraiment produite, exactement comme beaucoup s'y attendaient (que la langue française est souple !). L'actuel gouvernement suit en effet les lignes fortes des gouvernement chiraquiens, y compris dans des petits détails qui mériteraient vraiment d'être abandonnés. C'est sans doute une façon de rassurer à l'intérieur de l'UMP ceux que les discours d'ouverture, de table rase, de remise à zéro des compteurs effrayaient au plus haut point.
Je relaie une information "hors mode", qui n'éveilla pas et n'éveille pas l'attention des médias et des foules, mais qui mérite d'être, si je puis dire, dénoncée. Il y est en effet question de rémunération des dénonciations. A ceux qui s'en f$£#@tent comme de l'an quarante, je leur rappellerai amicalement l'an quarante...
Le masque de "l'homme neuf" est utilisé depuis des lustres, depuis l'antiquité et même sans doute depuis la préhistoire; mais lorsqu'il se fissure, comme c'est parfois le cas (pour Dominique Perben à Lyon par exemple), l'hypo-crisie y devient méprisante, et un peu méprisable.
Merci à Corinne Arquillière pour cet éclairage, qui m'économise aussi un long message sur la situation sociale forcément rendondant de quelques autre posts de la blogosphère.
Publié le 13/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Le net, le web, le réseau des réseaux, c'est le far west de la vie publique, on le devine depuis plusieurs mois déjà. La dimension participative de la politique a entraîné les courants dans la dimension 2.0, comme le soulignait le dernier hors-série de Courrier international.
Mais parmi les nouveaux outils offerts aux nouveaux politiciens grâce aux nouvelles technologies, les vieux blogs commencent à sentir le rance : ce serait une faute de goût d'aller à la pêche aux internautes avec un viel hameçon rouillé "je poste mes propositions d'actions municipales - vous les commentez". Le buzz vulgaire (par opposition au buzz "hype" qui a toujours plusieurs mois d'avance) fait de Facebook le nouveau fer de lance de la promotion des actions politiques.
L'élément qui le détermine le plus est à mon avis (partagé avec l'excellent blog NetPolitique) la présence de causes, de groupes, d'événements. Non seulement les personnalités politiques communiquent sur leur action politique (peu) mais elles font aussi des actions politiques en direct: miltier contre la résidence surveillée de Benazzir Butho, demander un soutien plus efficace de la recherche en France, etc. Avec l'opportunité offerte à tous ceux qui se sentent concernés de se joindre à l'action, on a un moyen de revivifier l'engagement politique tout en démarchant de façon directe auprès des électeurs potentiels.
Ce n'est pas suffisant dans la vraie vie pour rattraper une situation trop défavorable (Ron Paul par exemple, bien que très actif parmi les candidats républicains, ne passera sans doute pas l'étape de l'investiture). Mais lorsque les scrutins serrés jouent sur les effets papillon (comme une présidentielle à la française, ou l'issue du vote dans les "swing states" aux Etats-Unis), tout effet d'entraînement peut avoir des conséquences sur le résultat final. Les perspectives d'utilisation actuelles ou futures sont nombreuses, et on peut trouver ici un descriptif fort synthétique.
Une critique explicite toutefois : beaucoup reprochent à Nicolas Sarkozy de dire qu'il fait pour faire croire qu'il fait ce qu'il dit (merci en particulier à Judith Bernard sur @si). mais c'est justement l'un des traits caractéristiques de "l'action politique" telle qu'elle se montre sur Facebook. Un effort de concrétisation ne serait pas superflu, car l'esprit ne peut pas faire tout oublier du corps, hélas...
Publié le 06/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Je souris en paraphrasant la célèbre formule, le slogan des Sartriens séculiers, "l'existence précède l'essence". Mais de façon générale je trouve que les raisons de sourire sont trop maigres pour faire un billet doux. Il tourne à l'aigre aussi vite qu'Allègre tourne au vinaigre qui attrape des mouches.
La pèche à la mouche est justement l'un des sports pratiqués par l'Alexandre de Neuilly sur scène, le perpétuel candidat bruneau. Réunir les compétences par-delà les étiquettes était sans doute une des meilleures idées de campagne de François Bayrou; réunir les étiquettes par-delà les compétences fut sans doute une des idées les plus destructrices du mandat de Nicolas Sarkozy. En utilisant à ses fins et non aux fins de l'état les énergies de Kouchner, Borloo (en tant que radical valoisien, non ex-RPR), Fadela Amara, Jean-Marie Bockel, il a pris le risque téméraire de se mettre à dos ses partisans comme ses opposants, les passionnés de l'action politique concrète comme les passionarios des photos de famille dans les magazines people qui espèrent que le président préside partout.
C'est aussi amer, cette situation où l'on avait le sentiment d'avoir raison, avant qu'on (la vox populi) nous donne tort, puis qu'in fine, et les vaincus et les vainqueurs en viennent au constat d'échec du pari effectué. Je n'ai jamais cru que l'élection de Sicolas Narkozy, si volontaire soit-il, provoquerait un choc de croissance, mais qu'au contraire cela engendrerait des chocs culturels et sociaux superflus (certains ne le sont pas, comme ceux qui doivent nous amener à nous convertir à la croissance durable). Où je reviens à la phrase maximale de l'existentialisme pour rappeler que "l'existence précède le sens" fut un idéal et est un écueil : c'est très bien d'être, d'agir immédiatement et rationnellement en fonction des moyens. C'est mieux, incomparablement mieux d'agir sur la base d'un projet raisonnable, régulé selon des fins.
Autre raison d'être attristé par la situation politique, l'idée répandue par notre toujours très présidant président, selon laquelle "l'essence précède l'existence". C'est à la fois une forme de logique génétique, une négligence dramatique de ce qui différencie l'humain de la somme de ses molécules, et une pierre énorme dans le jardin de tous ceux qui, à droite comme à gauche, pensent que le mérite ne s'hérite pas, ceux qui considèrent que les trois parties de la devise "liberté - égalité - fratenité" ne sont pas exclusives et contradictoires. On pourrait au moins être fraternellement d'accord pour ne pas toucher à l'égalité de tous devant le droit d'user en bien de sa liberté d'invention, de création. A ce propos je rejoins bien des points évoqués par Najat Vallaud-Belkacem sur son blog, dénonçant et déplorant Le Crépuscule de l'humanisme (quel joli titre !).
Enfin, dernière amertume que je souhaitais souligner, le fait que désormais dans nos vies politiques locales "l'essence précède l'existence". Je m'explique, car il y a eu un petit glissement de sens entre les deux paragraphes. En plus c'est ici une formule à double signification... L'essence, c'est l'énergie, ce qui fait tourner le moteur; il faut donc avoir assez d'essence, comme le chantait Souchon, pour faire la route dans l'autre sens, ou pour changer de sens, aller plus haut, plus loin, plus fort... Fichue entropie, l'énergie se dissipe dans notre monde de plomb, et trouver des gens prêt à s'engager pour participer à la vie politique locale est aussi difficile à faire qu'avant 2006, c'est dire ! Quelle occasion ratée, quel rendez-vous manqué de la politique avec ceux qui la vivent, les citoyens !
La formule "l'essence précède l'existence" est triste dans une seconde acception, car l'essence c'est le symbole du panier de la ménagère (mais comment fait-elle pour mettre son litre d'essence dans un caddie ou un panier pleins de trous ?). Le pouvoir d'achat n'augmente pas aussi vite que l'impression qu'il laisse au fond du porte-monnaie des ménages de France. Alors nous oublions que nous existons, par-delà nos besoins immédiats ou supposés. Que notre conscience des personnes et des événements devrait s'élever au-delà de la satisfaction immédiate du besoin brut (mes Ray-Ban, mes vacances sur un yacht, ma victoire sur l'adversaire économique ou sportif). Combien de rappels d'Epicure faudrait-il pour nous vacciner contre cette myopie de l'action "petits bras" ? Ce rappel est sans doute infini, mais on passe d'un infini discret (ponctuellement, un rappel fait du bien) à un infini continu (impossible de garder la tête froide sans être martelé CONTRE l'invasion des biens et des services), hélas.
Et sur les rivages de la pensée grecque on revient à cette idée pas si artificielle que Nicolas Sarkozy est semblable à Alexandre de Macédoine, sorti de la cuisse de Philippe et non Jupiter. Il conquiert, avide tournant à vide. Malgré les mises en gardes de quelques vieux rhéteurs (Démostène Henri Lévy ?) et un appétit évident pour l'introspection auto-évaluante ("J'ai changé" disait Henri Guaino en janvier 2007 comme Philippe II devant la confédération athénienne en -333), il rompt la cohérence de l'hellenisme en donnant l'illusion de le diffuser de par le monde. Lui qui devait sauver le "pays de la raison et de la démocratie" (cette étiquette est historiquement abusive, je le reconnais) contre l'invasion barbare de l'arbitraire n'a réussi qu'à ruiner l'honneur du pouvoir politique et diplomatique hellène au profit de la force armée, vendre la peau de la démocratie et rendre impossible les réformes mesurées qui s'imposaient en Grèce.
Je cesse ce trop long message, sous peine de passer pour un sartrien hellénophile mystique. Mais que de désappointement ! Je badaude ailleurs, en espérant que le Tchad ne masque plus longtemps le Darfour voisin.
Publié le 30/10/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Afin de ne pas faire exactement comme tous les autres, j'ai commencé à lire le rapport Balladur sur la réforme des institutions par la fin. Voici donc la proposition législative correspondant au conseil numéro 77, suivie de mon commentaire:
Titre XIII ter (nouveau) Le Conseil du pluralisme
Article 79 (nouveau) Le Conseil du pluralisme concourt au respect de la liberté d’expression et du pluralisme des courants de pensée et d’opinion dans le domaine de l’information et de la communication audiovisuelles. Il veille également à la qualité des sondages d’opinion publiés et diffusés en rapport direct ou indirect avec les élections politiques, ainsi que, sous réserve des dispositions des articles 58 et 60, à l’équité des campagnes électorales et référendaires organisées à l’échelon national. Le Conseil du pluralisme rend des avis et prononce des décisions dans les cas et selon les procédures définies par la loi. Il est consulté sur tout projet de loi, d’ordonnance ou de décret portant sur son domaine de compétence. Dans le respect de la liberté d’expression, il peut également formuler toute recommandation concernant les autres modes d’information et de communication.
Article 80 (nouveau) Le Conseil du pluralisme comprend neuf membres, dont le mandat dure six ans et n’est pas renouvelable. Deux de ses membres, dont le président, sont nommés par le Président de la République, deux par le président de l’Assemblée nationale et deux par le président du Sénat. En sus des six membres prévus ci-dessus, font partie du Conseil du pluralisme un conseiller d’Etat désigné par le Conseil d’Etat, un conseiller à la Cour de cassation désigné par la Cour de cassation et un conseiller maître à la Cour des comptes désigné par la Cour des comptes. Les membres du Conseil du pluralisme sont nommés dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 13. Le président du Conseil du pluralisme a voix prépondérante en cas de partage. __________________
Mon avis est le suivant : en soi l'idée de créer une instance garante du pluralisme politique est une bonne chose, en particulier parce que le CSA n'a plus les moyens de ses attributions extensibles et étendues d'année en année (web TV, blogosphère...). Une juste répartition des temps de parole, par exemple, inciterait à penser que puisque le président est de facto le chef de la majorité (quinquennat et inversion du calendrier oblige), il doit limiter ses hyperinterventions au temps alloué pour le gouvernement. Mais la désignation des membres laisse augurer d'une orientation très politique de ces 9 sages : 6 sont en effet désignés par le pouvoir exécutif en place !
D'après moi, afin de garantir un peu mieux l'indépendance d'esprit des membres de l'hypothétique Conseil du pluralisme, il faut que les instances politiques ne soient pas juges et parties dans ces désignations. Et donc la majorité absolue ne doit pas se trouver entre les mains des hommes et femmes politiques, mais dans celle des analystes des médias, via une désignation plus "administrative" (conseil d'état, cour des comptes, parlement européen pourquoi pas).
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