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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 10/09/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Il y a des fiers, et des pas fiers. Il y a des pères, et des pas pères. Il y a des pas pères pas fiers. Il y a des pas pères fiers. Il y a des pères pas fiers. Je suis un des pères fiers.
La fierté du père, c'est comme la peur des ennemis. La fierté peut venir du père ou affecter le père, comme la peur venir des ennemis ou affecter les ennemis. En l'occurence il s'agit de la fierté qui vient du père, alors que régulièrement je fais l'éloge de la fierté qui affecte le père (moi).
Un événement me rassure sur la fierté dont je peux faire l'objet en tant que père. Un de plus, mais un important. Dans la paternité, la volonté de tracer un fier chemin est sans doute très naïve. Mais elle peut représenter un point important dans le projet de paternité qu'on se fixe un peu tous, consciemment ou non, pères trentenaires.... ou pas!
[NB : merci à Stéphane pour l'inspiration venue de ses papas papous]
Publié le 03/09/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
C'est un défi, mais c'est d'un grand intérêt, d'oser une intervention dans une langue qu'on n'a plus vraiment pratiquée depuis des années. J'aime beaucoup l'allemand, à l'inverse d'énormes présupposés liés à l'histoire de nos relations avec l'Allemagne. Mais après si longtemps, cela fait un peu peur.
A périr sans gloire on... triomphe sans péril (ou à peu près).
Publié le 26/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Il n'y a hélas plus de surprise, mais ça fait toujours mal de constater que c'est de plus en plus officiel, le XXI° siècle sera froid, très froid, sur le plan des relations est-ouest-nord-sud. Le climat qui se réchauffe, c'est pour les masses d'air, les liquides, la vie biologique. Le climat qui se refroidit, c'est pour les masses de population, les liquidités, les sources d'énergie liquide, la vie diplomatique.
Cruelle et terrible ironie d'entendre la Russie déclarer l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud... drôle d'indépendance en effet. Personnellement ma plus grande amertume est pour mes enfants, qui commencent dans la vie avec des soucis géopolitiques... Bon c'est peut-être loin de leurs préoccupations d'enfants, mais ça ne sera pas sans conséquence pour leur vie, leur histoire.
Maudite volonté de puissance qui ronge les grandes nations, ces gouvernements qui jouent à celui qui se dégonflera le premier, au risque des crises, des morts et des haines... Nous avons beau jeu en Europe de fulminer contre les impérialismes américains et russes, mais c'est confortable quand on n'a pas les moyens de s'immiscer dans le jeu.
Guerre froide. Le moindre des maux sans doute, comme je l'écrivais il y a peu. Mais un mal quand même.
Publié le 20/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Le fait de tenter de se tenir à un message par jour donne parfois des situations étranges: si j'avais le temps de le faire, certains jours comme aujourd'hui mériteraient plusieurs articles, sur le crash aérien espagnol, les multiples accrochages théoriques et à venir entre Russie et USA, une amende honorable concernant Usain Bolt, la petite musique de retour en activité après les vacances, la situation des bancs de l'assemblée nationale, la légitimité du débat interne à tout prix...
Chaque heure quasiment m'a donné du grain pour une note, surtout lorsque les images du monde aboutissent dans un tube cathodique dans mon salon. Je suis obligé par mon pacte d'écriture de me limiter à celle-ci.
Une journée dense. C'est la reprise, au quart de tour.
Publié le 13/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Trop jeune pour me poser la question lors de la première guerre du Golfe, trop opposé aux principes falacieux ayant amené la seconde, de toute façon peu concerné directement dans un contexte de professionalisation de l'armée, je suis actuellement amené à me demander, comment serais-je s'il fallait y aller? Prendre un paquetage, un cheval, une épée, et aller mourir pour une idée loin de mes proches, pour mes proches?
C'est sans doute un effet de la seconde guerre mondiale, les accords de Munich, les Sudètes, les concessions dramatiques faites par les pacifiques aux belliqueux, mais avec une impression de nécessité comme dans le cas de la guerre russo-géorgienne, je serais prêt. Il faudrait vraiment que la situation devienne pire que mes scénarii les plus pessimistes, c'est donc une question très théorique. Même en théorie pourtant, on peut aisément se demander pour quoi cela vaut la peine de se battre. Plus de paix globale, moins de banditisme de la part des états-nations, c'est une belle cause, noble, inépuisable mais parfois urgente.
A ma façon, depuis quelques jours, par mon tapage autour de ces lourds événements, j'espère combattre. Il faudrait proposer. Proposer un modus pacem operandi, pour l'instant personne ne l'a réussi à haut niveau de compétence diplomatique. Alors diplomate de comptoir, je ne le peux pas a priori.
Publié le 11/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Je ne suis pas souvent en accord avec les avis des néo-conservateurs, mais je partage cette prévision de Robert Kagan cité par la journaliste Corine Lesne sur son blog :
"Les historiens finiront par considérer le 8 août 2008 comme une date-charnière non moins importante que le 9 novembre 1989 et la chute du mur de Berlin."
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2008/08/11/8808-le-retour-de-lhistoire/
Son expression du "retour de l'histoire" est excessive, car dès 1990-1991 et la première guerre du Golfe, l'histoire avais repris ses chaînes de causes et de conséquences. Mais chaque pas dans l'escalade de la violence nous rapproche un peu plus des heures critiques pour l'avenir du monde. Y aura-t-il un effet "Baie des cochons" (on montre les dents puis devant les risques et l'incertitude du résultat on revient à la raison), on ne peut que le souhaiter, car les autres scénarii, de l'abandon de la Géorgie à elle-même à la mise en place d'une ligne de front permanente Russie / Etats-Unis + alliés, ne sont pas réjouissants.
Inquiet à cause du retard pris dans la considération de la gravité de cette crise, je suis en même temps confiant par rapport à la situation globale : avec des avis finalement assez proches les uns des autres, les européens sont actifs, et surtout la Russie et la Chine n'ont aucun intérêt à se couper des marchés américains, malgré la récession qui les frappe.
L'hypothèse d'une nouvelle guerre froide serait fatale à l'éventuel bloc sino-russe en l'état actuel des choses, car la filière pétrolière et gazière n'est puissante que pour 40 ans environ.
Pour clore cet article sinistre je me dois d'agrémenter mon propos de traits d'humour noir, car je le pense et je l'espère nous pourrons sourire de ces événements dans 30 ans. Voire plus tôt, ce ne serait pas mal.
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La Russie a déclaré n'avoir pas pénétré en Géorgie... seulement en Ossétie du sud et à Gori !
Le premier ministre russe Vladimir Poutine a rendu visite aux soldats, aux réfugiés, a fait une déclaration aux armées et une à la presse. Le président Medvedev a acquiessé.
Le président géorgien Shaakashvili a réuni son armée pour l'exorter à résister à l'attaque russe. Les 12 soldats sont alors sortis fièrement de la salle à manger présidentielle.
Juan Antonio Samaranch soutient ardemment l'effort de guerre russe, les jeux de Sotchi 2014, à quelques kilomètres de l'Abkhazie, ne doivent pas prendre de retard dans la construction des infrastructures...
Des troupes russes se seraient fait voler des tanks, des hélicoptères, des camions, des roquettes, des canons, des drapeaux et des uniformes par des vilains Abkhazes et des polissons Ossètes du nord. Lesquels s'attaqueraient à la Géorgie, et empêcheraient tout cesser-le-feu, ouh les méchants !
Le président chinois Hu Jin-Tao conseille à ses homologues géorgiens et russes de traiter avec calme et sérénité la question des minorités sur leur territoire.
Le programme de partage du temps de calcul des ardinateurs "Search for Extra-Terrestrial Intelligence" (SETI) va se diviser en deux zones géographiques : certains ordinateurs travailleront au SETI du sud, et d'autres, majoritairement russes, travailleront au SETI du nord.
Publié le 10/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Un billet hors-cadre, après d'agréables et douces journées estivales, après un silence propre aux vies sans histoire. Des émerveillements souvent, des raisons de réfléchir, mais pas d'inquiétude.
Un billet qui s'envole un peu de mes mains, que je n'attrape pas aussi facilement dans mes catégories de blogueur post-aristotélicien. Donc un billet personnel, comme tous les autres billets, plus fortement sans doute.
Le vendredi 08/08/08, avant l'heure tant attendue d'ouverture des jeux de Pékin, 8 h 08 de l'après-midi, un petit jeu a tourné au drame.
Sportivement, les grandes manifestations, la compétition méritent de l'attention, et j'y serai même plus attentif que je ne le souhaitais au départ, pris par le jeu.
Du point de vue politique, la question thibétaine a pris sa place dans le cadre des JO, pas assez pour certains, assez pour d'autres qui épousent un point de vue sinocentré, offrant hélas l'opportunité au grand public chinois de rire abondamment du sobriquet de "j'y vais j'y vais pas" de Nicolas Sarkozy. Dans la polyphonie actuelle il est intéressant d'entendre parler des Oïghours (musulmans chinois, rendus parfois extrémistes par la répression). On rappelle que pendant ce temps là, la Mauritanie subit un coup d'état, l'inflation au Mozambique de Mugabé se compte en millions de %, les victimes du cyclone en Birmanie - Myanmar attendent, s'ils vivent encore, l'aide internationale bloquée par la junte militaire.
Et surtout le petit jeu entre Géorgie et Russie en Ossétie (du nord et du sud) touche à sa fin. On ne joue plus. En théorie, d'ailleurs, à cet instant, les citoyens du monde devraient être attentifs à cette bille qui s'arrête sur le 0.
A mes yeux, c'est en ce moment que se développe vraiment le XXI° siècle, après une consistante et lourde introduction à partir de la période 1989 - 2001. La crise des matières premières, la tension sur le pétrole conduisent aux limites de la raison, et la Russie d'un côté, les Etats-Unis et la faible Europe de l'autre sont prêts à aller très loin pour garder la main sur le Caucase.
Trop loin? Je n'espère pas, mais la situation actuelle, mélange nauséabond des Sudètes entre-deux-guerres mondiales et de première guerre du Golfe ne m'invite pas à l'optimisme. C'est pourquoi j'étais désolé que les instances politiques françaises se soient cachées derrière le label de "la présidence de l'union" pour réagir, mis à part Bernard Kouchner. Logiquement d'après les enjeux pétroliers, c'est Georges "W" Bush qui a été le plus prompt à mettre en garde son ami de 10 ans Poutine.
On pensait que les économies épuiseraient les volontés de puissance des états. Trop tard, trop loin, ils reprennent la main (fonds souverains, sauvegarde des banques, rôle toujours fondamental dans la captation des sources de matières premières, au travers de la question des territoires). Une esquisse de " démondialisation "? La mondialisation est trop engagée pour autoriser un retour en arrière complet, mais les blocs autonomes pointent le bout de leur dangereux nez.
Je ne pourrai manquer de revenir sur cette première guerre des nerfs de la guerre dans d'autres écrits. Avec la police "Georgia" de nouveau.
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