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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 06/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Couverture du jeu - tous droits réservés même si c'est pas non plus une oeuvre picturale inoubliable.
Carcassonne. Très bon jeu de plateau... sans plateau ! Ce jeu créé par Klaus-Jürgen Wrede est intéressant en soi, mais on peut aussi tirer beaucoup d'enseignements de la comparaison avec son frère du même auteur, Entdecker. Justement, tandis que dans Entdecker le plateau est à compléter indifféremment des tuiles encore disponibles, dans Carcassonne (version de base) c'est le nombre de tuiles qui limite l'extension géographique du jeu. Un peu à la manière de Vinci, le fonctionnement de jeu le plus intéressant et le plus impliquant est cette nécessité d'investir des espaces, suffisamment pour en rester maître mais pas trop pour garder une capacité de colonisation en d'autres espaces; d'Entdecker à Carcassonne l'auteur a gardé cette caractéristique.

Avec cette dimension stratégique, avec l'expérience des joueurs, on atteind rapidement à la fois un grand plaisir de choix et une grande incertitude de résultat, ce qui avouons le n'est pas mal dans un jeu quel qu'il soit.

PS: pour les fans, il existe une version sur PC du jeu, à laquelle j'avais joué bien longtemps avant de pratiquer la version carton / sociale. Forcément moins bien, mais si on est en manque, c'est un bon substitut...

PS2: Je me demande si la ville de Carcassonne touche des droits d'utilisation de son nom, ou si au contraire elle bénéficie de la publicité faite par ce jeu superstar ?
Publié le 24/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
La neige qu'on rencontre en dehors des grandes stations de sport d'hiver invite aux jeux, aux balades, aux échanges avec la nature...

Des pas sur la neige (c) Didier Keus.


Mais le grand plaisir c'est de jouer avec ses enfants dans cette matière froide et souple, qui nous laisse faire des bonshommes, des igloos, des batailles suivant sa texture. Autant je n'aime pas trop faire des constructions de cubes, autant les constructions de glace sont passionantes : les blocs adhèrents, on peut avoir les plus grandes audaces architecturales, et les irrégularités laissent libre cours à notre imagination : colonnes serpentines, murs de visages grimaçants, etc.

Ces jeux simples, simplissimes même, deviennent intéressants parce qu'on est dans des environnements inconnus, où la vie humaine est en danger... Et évidemment, la dimension sociale des jeux est ici primordiale, on se dit que générations après générations, les parents et les enfants se sont amusé dans la neige pour apprendre à y vivre.

Puisque nous sommes le 24 décembre, en avance pour le 25, car je n'aurai pas le temps d'écrire d'article, je vous souhaite un excellent Noël / Aïd / Hannoucah / temps de fête familiale.
Publié le 17/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
L'addiction aux jeux est un phénomène de mieux en mieux cerné; avec la popularisation du poker en ligne, cette pathologie trouve un champ de développement particulièrement vaste. J'y réfléchissais ce matin même alors que j'augmentais mon petit pactole virtuel sur le Poker Hold'em de Facebook, grâce aux 200 jetons donné par visite quotidienne aux serveurs et surtout grâce à de bonnes mains (paire de 5 rencontrant une paire de dames, 10 et dame permettant une suite royale...). J'allais quitter la table, satisfait de mon gain de 100% (300 pour 150 investits dans la partie), quand tout à coup j'obtiens une paire de 8.

Je ne pouvais raisonnablement pas laisser passer l'occasion, surtout que ma table ne jouait pas très finement (moi y compris). Pour une poignée de jetons en plus... j'y ai échappé, mais combien d'inexorables chutes se sont produites, au poker comme aux courses ou en bourse, à cause de la dernière partie? Le mécanisme est toujours le même, parti pour partir, le joueur perd en ayant un énorme goût d'inachevé. Il ne peut s'empêcher de vouloir une revanche sur le sort qui l'a fait échouer. Et il reperd, souvent par excès d'une audace renforcée par la frustration. Et les pertes s'enchaînent, et c'est la descente inexorable au cimetière des ambitions ludiques (et souvent financières).

Je pense souvent à ce que Gilles Deleuze disait de l'alcoolique (dans son magnifique abécédaire) : "il ne vise pas le dernier verre, il vise toujours l'avant-dernier verre". L'avant-dernier verre, c'est celui qui procure la satisfaction (de boire) sans la frustration (de ne plus boire après). Or évidemment, nous le comprenons grâce à cette pensée lumineuse de Deleuze, chaque verre est l'avant-dernier, la série ne peut donc jamais s'achever.

Les mécanismes des addictions aux jeux sont multiples, mais je crois que cet effet-là est présent et opérant : le joueur accro ne vise pas la dernière partie, il vise l'avant-dernière partie: car s'il lui reste une partie à jouer après, il peut toujours espérer mieux. Si la chance est avec lui, elle peut lui apporter plus encore. Si la chance le fuit, elle peut tourner à la prochaine partie. Pour ma part j'ai intégré un principe très précieux, un garde-fou respectable et utile (que je n'ai pas respecté ce matin, c'est vrai... la preuve par le contre-exemple). Ce principe, c'est que si la mise de départ est de 100, il faut partir si on perd tout, et il faut partir si on atteint la somme de 200. Quand on double on quitte ! Simple logique statistique : du point de vue des tirages hasardeux, on a plus ou moins une chance sur 2 de tout perdre, une chance sur 2 de doubler; au-delà les chances s'amenuisent dramatiquement (cela sans prendre en compte, évidemment, la part de stratégie propre à de nombreux jeux de hasard, qui permet aux meilleurs de repousser sans trop de crainte cette barre des 100% de gains).
Publié le 10/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Dernier volet de mes 3 commentaires sur la vie à 650 kilomètres de la terre ferme et civilisée.

Ayant passé rapidement l'objectif fixé pour atteindre le 59ème niveau d'expérience (Déjà ? Seulement, depuis début 2006 !), je me suis retrouvé face à un mur. Des broutilles, genre être propre et nourri et ne pas avoir soif... et un morceau énorme, la construction d'un potager. Effroyables jardins (pardon à ceux qui cherchaient des informations sur le film avec Villeret et Dussolier).

C'est l'exemple typique de l'objectif à tiroirs qui fait le sel mais aussi le fastidieux de ces objectifs de niveaux. En effet un potager cache : 500 graines, 8 unités de fil de fer barbelé, 10 bêches. Et ce n'est pas tout, car les graines, les barbelés et les bêches ne tombent pas du ciel.

500 graines, c'est 5000 (!) feuilles et 5000 (!) fruits (et pourquoi les fruits ne suffisent pas à extraire les graines? Sans doute pour ne pas les perdre dans la nature). Au rythme de 15 par heure environ, vous imaginez déjà le temps mis. Attendez, c'est pas fini.

8 unités de fil de fer barbelé, c'est 8 x 200 os + 8 x 50 bûches de bois + 8 x 50 bobines de fil métalique. Evidement, le fil non plus ne pousse pas sur les arbres : chaque bobine de fil nécessite le traitement de 10 tôles. Donc dans mes barbelés, 8 x 500 tôles (au rythme de 10 - 12 par heure, faites encore le calcul).

Le plus savoureux pour la fin, c'est les 10 bêches, 10 outils simples... qui se décomposent comme suit : 10 x 5 silex c'est facile, 10 x 20 bûches c'est également facile (en 1 jour ça se fait du moins)... mais 10 x 50 pelotes de ficelle ! Chaque pelote de ficelle se fabriquant avec 10 feuilles, on atteint les 5000 feuilles à ramasser pour ces fichues bêches !

Bilan complet du coût de mon potager : 10 000 feuilles, 5000 fruits, 4000 tôles, 1600 os, 600 bûches, 50 silex. Grrrrr ! Effroyable jardin.
Publié le 03/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
La semaine dernière je désepérais de trouver une masse dans 650 kilomètres. J'ai encore accumulé des stocks énormes de barres de céréales, de bouteilles de thé glacé; j'ai eu la chance de tomber sur une statue grecque (que sont venus faire les Grecs dans cette île tropicale ? Ou bien quel gouverneur des empires espagnols, portugais ou anglais a pris dans ses bagages une statue de 500 kilos, certes à la mode durant la Renaissance, avant de faire naufrage sur cet archipel désolé ?). Puis est venu, par hasard, LA masse que je cherchais.

Comme je l'avais pensé, la chasse aux loups fut facile, et me voilà lancé vers de nouveaux objectifs, de type Facebook. Entendez par là, je récolte des amis comme Barak Obama et Hillary Clinton écument les réseaux sociaux pour faire parler d'eux plus que de "l'autre". D'ailleurs les pseudo-amis de 650 kilomètres ne sont pas plus proches de nous que les pseudo-amis de Facebook... Quoique. Alors que les interactions avec les amis de 650 kilomètres sont de trois types (discussion, troc, rupture), celles qui font vivre les relations entre facebookinistes sont très variées, du basic "hug" aux comparaisons de goûts musicaux, en passant par des échanges politiques et des... jeux online !

C'est une bonne surprise pour moi depuis quelques jours, de trouver du jeu dans le réseau (encore sur Facebook : Poker Hold'Em, Mind Jolt Games) plutôt que de chercher du réseau dans le jeu (650 Km).
Publié le 26/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Toujours aussi éloigné de toute civilisation mais pris dans une structure de plus en plus élaborée, mon survivant de 650 Kilomètres est en quête d'une masse. Vous allez me dire, une masse c'est pas bien lourd comme objectif (je laisse de côté les 3 loups, quelques chasses suffiront à les atteindre). Mais quand on a récolté plus de 60 boîtes d'asticots, plus de 20 barres de céréales, des lingettes parfumées et des bouteilles de thé glacé, on commence à trouver le temps long... Si encore je pouvais transformer mes asticots en viande puis en cuir puis le cuir en chaussons (les célèbres pantoufles de ver !), ça serait insensé mais marrant et pratique.

Petite consolation : le tir aux lapins est très sympathique et sa régularité est addictive. Bon les lots promettent d'être squelettiques (dur d'être parmi les 200 premiers, là où ça vaut le coup), mais le plaisir est là c'est l'essentiel. Pour en revenir à mon expression "pris dans une structure de plus en plus élaborée", si on fait la liste des modules générant de l'histoire ils se multiplient, avec la chute en désuétude de certains : l'investissement des développeur a-t-il toujours été rentable? Ne va-t-il pas y avoir une fuite en avant vers toujours plus de game mechanics, sans achèvement des premières lignes "scénaristiques" ?

Les ruines, fortement montées en épingle au début de l'année, ne sont plus que des ruines... Le téléphone, l'annuaire, on attend toujours... A titre personnel je ne suis toujours pas tombé sur le dernier quart de la carte au trésor, et je doute d'y arriver avant ma retraite à 70 ans. M'enfin, wait and see, comme disent nos semblables britanniques.
Publié le 19/11/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Enfin j'ai pu rejouer à Nécromancien, des années après ! L'écriture des dialogues et des descriptions, voilà qui faisait déjà de cet embryon ludique un dispositif artistique.



Je me souvenais encore de l'énorme monstre dissout sur le radeau, des imprécations fatales du Nécromancien ([SPOILER] même lorsqu'il est sur le point de mourir au combat, attention !), de ces rues qu'on fouille sans y trouver âme qui veuille nous accueillir, de l'expérience d'esclavage parmi les bandits et barbares au cours de laquelle il fallait choisir la bonne façon de faire vomir les convives... Toutes les nuances de la vie héroïque et fantastique sont là !
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