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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 09/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Derrière des termes ronflants, la référence à la pensée des Lumières et l'emploi du latin de bibliothèque, c'est la question du rapport entre le joueur et le reste du monde qui est encore posé régulièrement par les jeux, par les joueurs, et par le monde. C'est un problème que connaissait Gary Gygax, feu le créateur de Donjons et Dragons, premier jeu de rôle papier au rayonnement planétaire et donc grand inspirateur des MMORPG actuels (lui-même était un habile plagiaire de Chrétien de Troyes, de John Ronald Reuel Tolkien et des compagnies d'assurances, mais ne l'ébruitez pas, la MAAF et Les MMA ne comprendraient pas).
Car un individu qui se plonge dans une oeuvre de l'esprit au point d'habiter plus que dans son corps, ce n'est pas nouveau ! Emma Bovary aurait-elle joué aux Sims ? Indubitablement. Dans la question de la responsabilité de l'utilisateur, forcément dépendante d'une majorité légale et d'une maturité normale, on ne doit pas écarter la responsabilité que nous impose notre existence dans un emploi, dans une famille, dans un cercle d'amis, dans une cité (impossible donc de dire "ça me regarde" à tout bout de champ). Mais cette responsabilité reste le critère essentiel, qui me fait dire que la pratique du jeu dans des conditions normales ne peut ni ne doit être traitée comme pathologique.
JB Soufron, grand avocat du jeu vidéo, propose un point de vue fort bien construit, et que je ne refuse pas totalement totalement, sur cette page.
Publié le 02/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Lorsque je prends part à une manche de jeu de société stratégique, comme par exemple le poker ou les échecs, il m'arrive d'être mis malgré moi en "cuisson douce". La cuisson douce, c'est ce long temps durant lequel on sait qu'on est cuit, mais le verdict final se fait un peu attendre. Par exemple, quand j'ai les mêmes pièces que mon adversaire au jeu d'échecs... sauf la dame, perdue à cause d'une erreur grossière. Tout l'enjeu devient alors de forcer la partie nulle, même si l'adversaire a toutes les chances de m'éliminer à petit feu.
C'est un peu la même chose dans une courte partie de poker, où parti de 250$ je perds 10, 20, 50$ à chaque tour, et je me retrouve avec 40 $ et une main minable (6 de trèfle et 2 de carreau), à me demander si je mets "tapis" (all in en anglais) en priant pour un invraisemblable concours de chances. C'est souvent ce que je fais, préférant hâter la fin de la cuisson, pour achever mon agonie ludique.
Etonnant réflexe, tout de même, inverse de la pulsion de vie qui nous fait remonter à la surface de toutes nos forces quand on fait de l'apnée : c'est tout ce qui distingue le danger, consubstanciel au jeu, du péril, qui anime nos vies. Le danger s'affronte dans l'impatience, le péril provoque la fuite commandée par notre cerveau reptilien. Evidemment la frontière entre l'un et l'autre est placée par chacun en fonction de son expérience et du contexte. Mais quand on se plaît dans le danger, c'est un jeu dont les règles sont connues à l'avance (y compris la règle d'imprévisibilité des événements ).
Publié le 25/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Je suis de façon paradoxale une tête brûlée des échecs ! Je dis paradoxale car l'expression brutale "tête brûlée" colle assez rarement à l'activité feutrée et intellectuelle du jeu déchec. C'est aussi paradoxal dans le sens où de façon générale je suis extrêmement prudent dans ma façon de jouer.
Je parle de tentation de l'échange car dans un début de partie, on peut rapidement faire des mouvements et des prises qui retirent du plateau de jeu, à égalité pour chaque adversaire, soit des fous ou des cavaliers, soit des pions, soit des tours, soit même les dames... Et souvent entre deux options, je choisis celle où s'effectue un échange de prises de pièces. Alors pourquoi cette tentation irrépressible de l'échange dans mes débuts de partie ? Je ressens fortement, je crois, le côté très théorique des pertes; de plus je n'aime pas l'énorme quantité de possibilités offerte par les débuts de partie, donc j'accélère la partie pour arriver au milieu ou surtout à la fin. A la fin de partie en effet, on n'a qu'un nombre restreint de coups, et il devient possible de vraiment anticiper loin le déroulement de la partie.
A l'inverse, dans les jeux où une stratégie gagnante, un chemin unique sont offerts aux joueurs, je suis très - trop prudent pour ne pas me "rater". Je ralentis le jeu autant que possible pour garder le contrôle de mes actions et des conséquences de mes actions. Ce qui fait que par exemple dans les jeux de stratégie en temps réel ou dans les FPS (first person shooter), je me fais ruiner par les adversaires partisans du "squirmish", l'attaque précoce avec une troupe légère.
Publié le 17/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Peu à peu le domaine du jeu vidéo entre dans le champ de l'histoire, c'est tant mieux et à titre personnel je milite pour cela se passe simplement complètement. La préservation des jeux passe aussi par la préservation des conditions de production des jeux, si l'on en croit le Special Interest Group dédié à la question dans l'IGDA.
C'est ainsi qu'on a l'occasion depuis quelques mois de revoir les bonnes têtes des concepteurs de DMA Design, un studio qui ne vous dit sans doute rien mais qui produisit entre autres Lemmings, Lawnmower Man (hihi) et Grand Theft Auto 1... Oui, ce sont les fondateurs de Rockstar ! A nos yeux, la galerie proposée par Mike Dailly est une belle galerie de costumes et coiffures du début des années 90, ça vaut le détour. Et pour ceux qui souhaitent des précisions intéressantes sur ce chapitre de l'histoire des jeux vidéo, un site est entièrement dédié à DMA Design à cette adresse : http://www.dmadesign.org/
Publié le 10/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Après le jeu de poker, je vais enfin pouvoir pratiquer le jeu d'échecs sur le fourre-tout Facebook !
Un voeu tout simple qui s'exauce, car Dieu merci on n'aura jamais (? Ou alors, pas avant longtemps j'espère) de Belarus hold'em chess comme on a le célébrissime et clinquantissime (mais agréable) Texas hold'em poker !
Publié le 03/02/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Un petit hall of fame du Poker de Facebook, histoire de concevoir à quel point certains n'ont pas de vie.
Référentiel : au bout de 3 mois de jeu assez régulier, à raison de 10 minutes par jour en moyenne, j'ai amassé la coquette somme de 23 000 "chips" (sans doute des pommes de terre soufflées, ou une monnaie de singe, le jeton, proche du dollar). Les images sont sans commentaire.
  (Soit 3 000 de mes mois de jeu...)
Publié le 27/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
J'aime bien ce paradoxe du jeu de poker social online : il y a peu de jeux plus frimeurs que le Texas Hold' Em. Et c'est donc un sport de personnes matérialistes (material people comme disait Madonna, alors grande connaisseuse en la matière). Or le jeu virtuel est par définition, au départ, antimatériel. C'est donc un excellent moyen de prendre sa chance d'être riche, sans risquer de devenir pauvre...
Je souris des magnifiques lots attribués aux gagnants du poker version Facebook : j'ai revendu mon image de Rolex tout en or.Parce que j'ai gagné une Bentley. Elle ne va pas m'emmener très loin, mais j'aime bien sa carlingue massive, ça en jette pour mes partenaires de jeu que je ne croise qu'une fois virtuellement dans ma vie.
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