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Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture. - Et ça dure longtemps ? - C'est chronique. Publié le 07/10/2007
Humeur : En colère
Ce qui devait arriver commence à poindre le bout du nez : le transfert de notre économie et de notre agriculture vers une économie et une agriculture responsables écologiquement suscite des violents conservatismes. Ces calculs à court terme sont pourtant voués à l'échec, comme le comprennent de plus en plus les décideurs politiques. Il leur manque parfois le courage d'aller contre leur clientèle électorale (céréaliers, industriels agro-alimentaires, entreprises pétrolières, consortiums chimiques voire laboratoires pharmaceutiques), mais on compte sur l'opinion publique et le réflexe de survie de l'espèce pour appuyer les démarches durables.
Une explication bienvenue de Corinne Lepage à ce sujet : Tout ce qu'on peut et doit espérer de ce Grenelle de l'Environnement (au label volontairement et trompeusement "gauchisant", le débat sur l'avenir de la biosphère n'étant en soi ni de gauche ni de droite), quelles que soient ses affinités électorales, c'est de garder à l'esprit que l'efficacité économique n'a d'avenir que dans le cadre de l'efficacité écologique.
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Publié le 07/10/2007
Humeur : Gaie
Epluchant mes archives politiques je ne résiste pas au plaisir de réécrire mon commentaire fait à la suite du débat de la dernière présidentielle. Rétrospectivement, ce que je croyais être un affrontement politique et humain était surtout un extraordinaire moment sociologique. Quel est le statut d'un chef, quelle perception les français ont-ils de la femme et de l'homme, à quoi servent les émotions personnelles et collectives dans les analyses et les décisions politiques, à quoi servent les médias dans une république ? Passionnant !
Je suis trop saisi par l'imminence du choix politique pour ne pas réagir avec empressement au débat splendide qui opposait hier soir (le 2 mai 2007) Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. De la tension dans les mâchoires lors des premières prises de parole, des interruptions tout autant idéologiques que tactiques, une kyrielle de chiffres tantôt exacts tantôt erronés destinés à montrer la compétence technique de toute façon élevée des deux candidats, des piques incessantes, des affrontements de posture, des lapsus, des mots qui se heurtent, de l'émotion... quel grand débat ! Je ne tire pas de conséquence générale sur les forces en présence, car comme le disent certains le résultat de ce débat sera plus net dimanche soir... Mais à titre personnel, voici ce que je retiens.
Vivement les résultats, pour se réjouir ou se lamenter ! PS du 07/10/2007 : le résultat étant connu, je vous laisse choisir en fonction de votre avis actuel, qui d'ailleurs peut avoir changé entre-temps... Publié le 07/10/2007
Humeur : Souriante
En plus de mon billet hebdomadaire sur la politique, je me permets de poster une archive datant de la campagne présidentielle. Voici le contexte .En une semaine j’ai assisté à mes deux premiers meetings coup sur coup. Ségolène Royal donc, puis le vendredi François Bayrou . Je connaissais très bien quelqu’un qui se préparait à voter pour lui, moi-même je respectais les dernières positions du chef de l’UDF, malgré mon attachement au mot « gauche » dans « centre-gauche ».
Ce que j'écrivais alors, le voici. Tout en étant plus court que précédemment, je souhaitais faire un petit comparatif. Plus de monde, plus de foule au PS, un côté plus familial à l’UDF. Une candidate sérieuse, solennelle et incisive dans une grande salle comble. Un candidat tranquille, studieux et narrateur expert dans une salle moyenne assez remplie. Une raison passionnée. Une passion raisonnable. Un rassemblement des courants. Un rassemblement des sympathisants.
Pour moi, en l’état, il n’y a pas de fossé qui sépare irrémédiablement ces deux candidatures, mais je voulais ici me faire le relais d’une remarque très fine de Christophe Barbier (gloire à cet analyste génial en de multiples occasions !). Si François Bayrou devient président, c'est-à-dire s’il passe au second tour, lors des législatives il risque d’être minoritaire dans sa majorité UDF-PS-Divers Droite, le ramenant à une sorte de cohabitation, où le programme porté par Ségolène Royal s’appliquera en partie alors que les électeurs lui auraient signifié son désaccord le 22 avril !
A l’inverse, si François Bayrou appuie la victoire de Ségolène Royal, ses propositions les plus importantes (2 emplois sans charges pour les PME, introduction rapide de proportionnalité dans les législatives, etc.) auraient toutes les chances d’être appliquées par une majorité PS-UDF.
D’une certaine façon, en n’anticipant pas sur son programme (« je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007 et je gagne en 2012 »), il aurait de grandes chances de bénéficier de l’alternance pour prendre vraiment le pouvoir… si toutefois le projet de Ségolène n’obtenait pas le succès attendu et espéré à gauche. Quoi qu’il en soit, ce chassé-croisé cordial n’est qu’une partie du problème, la plus grosse incertitude résidant dans le comportement et le self-contrôle du troisième larron républicain, Nicolas ! Je ne parle même pas, bien que je l’envisage avec l’inquiétude la plus vive, d’un Jean-Marie Le Pen au second tour, tremplin idéal pour lancer sa fille Marine sur des rails en acier… Publié le 06/10/2007
Humeur : Ironique
Mundine (c) www.sydencent.com.au Lisant un quotidien gratuit (Directsoir pour le citer), je suis tombé sur un article qui m'a interloqué. Je cite les deux premières phrases : Anthony Mundine, champion WBA des super-moyens, poursuit sa carrière. Il y a deux mois, après avoir nettoyé une lentille de contact avec sa langue [...] Et là dans mon esprit, germe une image complètement incroyable : j'imagine mon Anthony Mundine, devant son miroir de salle de bain, qui tire une langue de 50 centimètres et se gratte l'oeil avec l'apex (la pointe de la langue). Ce type est extraordinaire, non seulement il boxe mais en plus il a une langue de caméléon ! Bon, rapidement, j'ai compris qu'il l'avait retirée avant... Mais quand même, ça valait le coup d'avoir une imagination débordante... Publié le 05/10/2007
Humeur : Au secours !
Publié le 04/10/2007
Humeur : Tendre
On se moque souvent des parents-poules, des pères possessifs et des mères dites 'juives'. Moi même je l'avoue, tout paternel que je sois, je ricane lorsqu'un téléfilm trop paresseux joue sur l'affection des parents pour leurs enfants afin de justifier leurs erreurs et leurs violences. J'ai souri ironiquement en entendant Ségolène Royal (qui d'ailleurs a signé lundi dans Le Monde une tribune très efficace) désirer pour tous les enfants des quartiers difficiles ce qu'elle a voulu pour ses propres enfants.
Mais voilà, pour une première opération avec anesthésie générale, même avec un caractère cynique, on s'inquiète pour son enfant. On est désemparé lorsqu'il a mal à son réveil et que la seule chose à faire c'est d'attendre. On aimerait vite lui retirer sa douleur, mais les médicaments tardent à faire effet, et la bonne idée de lui changer les idées est terriblement difficile à mettre en pratique. Il n'y a rien pour les enfants à 14h à la télé (surtout ne pas le rendre accro à Derrick, ce serait une catastrophe!). Quand on tente de faire un peu le clown on se rend compte qu'à 4 ans et demi et dans cet état-là, on ne rigole plus en voyant son père se cacher derrière un lit. Quand je m'approche de lui pour le cajoler je ne suis pas très convaincu dans mon ton prétendument rassurant. Etres fragiles avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force de vivre ? Si mignons, ces petits oignons, ces choux, ces petits pois ressemblent parfois à la flamme d'un bougie, qu'il faut protéger contre vents et marées. Je comprends alors que certains préfèrent soigner une varicelle d'enfant plutôt que participer à un congrès. Et je dis à ceux qui espèrent être parents mais craignent les maladies d'enfants, allez-y, ce sont des occasions supplémentaires de bonheur, et en tout cas d'attendrissement. Publié le 04/10/2007
Humeur : Souriante
Quand on parle de cubisme, nos mémoires bornées à l'occident pensent à Picasso, à la montagne Sainte Victoire chère à Cézanne, ou encore à Picabia. Pas une de nos pensées ne franchit l'Oural, ne navigue sur l'Amour, ne s'élève jusqu'au Toit du Monde, ne se réveille dans un Matin Calme ou ne fait halte dans l'Empire du Milieu. Pourtant, tout en gardant quelques spécificités culturelles, les artistes asiatiques ont apporté leur pierre au cubisme mondial.
Quelques exemples pour ne plus en douter (récoltés grâce à un ancien dossier publié sur L'Internaute): Ta Ty, La Moisson, Vietnam, 1951 (Singapore Art Museum) Je commence par l'oeuvre qui m'enthousiasme le moins, même si elle a des qualités. J'aime bien la rotation des visages, le traitement du blé sous forme de masse géométrique blonde semblable à une bâche. Une forme d'oiseau vu de face se dessine-t-elle en plein milieu de la toile ? Mystère...Galo Ocampo, Crucifixion, Philippines, 1950. Surprenant écrasement de Marie et Jean au pied de la croix, remarquables formes rondes sur les genoux des personnages et sur tout le corps de Jésus, ce tableau philippin à la croisée de 4 influences vaut le détour (en plus de l'art chrétien européen, on y perçoit l'influence cubiste, la pâleur de la peau asiatique, et les couleurs vestimentaires de l'Amérique du Sud). Vicente Manansala, Etude de nu, Philippines, 1973. Quelle subtilité dans le feuilleté des formes ! Ce cubisme transparent est une trouvaille graphique épatante, je suis sous le charme. Cela donne vraiment envie de voir d'autres oeuvres du peintre. Les pots "non-cubistes" sont étonnants également. Ha In-Du, Autoportrait, Corée, 1957 Le moins qu'on puisse dire, c'est que cet autoportrait aux couleurs fauves est particulièrement "ramassé" ! L'artiste joue avec beaucoup de finesse sur la différence entre le plan et le volume, comme en témoigne le tableau en arrière plan dans la pièce cubique qui contient le sujet du tableau que nous regardons... Il y a sans doute aussi une référence aux statues de Rodin, très contorsionnées, ce qui renforce encore ce dialogue entre la peinture et les arts en volume. On trouve aussi des peintres cubistes là où quelques nuages ronds suffisent à dépeindre une montagne, et la paix de l'esprit, à savoir au Japon. Yorozu Tetsugorô, Femme accoudée, Japon, 1917. Une mise en pièces assez classique, mais l'utilisation du rouge et du noir à l'exclusion des autres couleurs (un peu de marron pour le décor) donne un caractère violent à un nu "calme". Kogua Harue, Femme assise sur véranda, Japon, 1920. Mise en contraste magnifique, dont la simplicité s'oppose à la complexité des formes géométriques employées. En regardant longtemps ce tableau j'ai le vertige et je tombe, comme la femme semble devoir le faire. On dit souvent que l'art est universel. Je ne le nie pas, et la grande profondeur de ces oeuvres le montre avec force. Mais que nos accès à la culture étaient, jsuqu'à la fin du XX° siècle, peu universels ! Cette globalisation actuelle des arts comporte un danger culturel mortel, celui de l'uniformisation, et une qualité irremplaçable, celle de l'accès du plus grand nombre possible à ce qui est destiné à tout le monde. |
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