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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 02/11/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Ce n'est pas une variante du brotsch ou une recette au Samos rôti. C'est un petit jeu en flash, et sa suite, réalisés tous deux par le studio Amanita design. On n'y passe pas très longtemps, l'interactivité est assez restreinte, mais le travail graphique et l'ambiance sont remarquables. Ils me rappellent bizarrement L'Amerzone, la forêt du système Dagobah, Oddworld et Flashback. Des bonnes références pour deux bons jeux.

Leurs autres productions, parfois très poétiques, sont visible à cette adresse : http://www.amanitadesign.com/
J'aime, je conseille.
Publié le 01/11/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Les organisateurs du tournoi de tennis aux ramures de cerf (celui de Bercy) n'y pensaient pas au moment de lancer ce tournoi, mais ils tiennent une place unique dans le calendrier de l' ATP. Dernier tournoi important avant le Masters, il décide des derniers tickets disponible pour cette coupe de crème tennistique.

Cette année en particulier, la Race est si serrée que les candidats potentiels sont éliminés presque à chaque tour. Ferrer, Soderling, Monfils, Blake, Simon... Qui de Nalbandian ou Tsonga? Le suspense est excellent, il dépasse littéralement les bornes.

Bercy est comme la montée de l'Alpes d'Huez, il fait le tri entre bons et meilleurs. Bercy est en bout de course, mais au bon sens du terme, c'est le bon endroit dans la course.

C'est peut-être excessif, cette tension, cette attention, alors que Federer, Nadal, Djokovic, Murray étaient déjà sûrs d'être du voyage. Mais les enthousiasmes sportifs sont quand même la plupart du temps très relatifs: tant qu'on est dans le point de vue enthousiasmant, cela me va...
Publié le 31/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Revoyant Persépolis quelques mois après l'impressionnant Valse avec Bachir, la comparaison ne manque pas d'intérêt. Dans un premier temps la comparaison s'était faite à partir des souvenirs de Persépolis, voyant Valse.... Ce dernier semblait donc plus novateur, plus unique stylistiquement.

Désormais Persépolis m'apparaît comme un voisin semblable de Valse avec Bachir. Tous deux grands films, tous deux ouvrant de nouveaux espaces dans la perception politique de pays étranges, tous deux travaillant intelligemment l'image, et usant pleinement du décalage entre traits, couleurs et sons. Des histoires en trois dimensions.

Je ne m'en souvenais plus bien, mais les hurlements du Vienne underground, l'humour de la dysmorphophobie (l'âge ingrat est un sentiment international), la fuite des pantins pourchassés par les gardiens de la Révolution sont aussi signifiants que le cell shading des rues défoncées de Beyrouth, les yeux de braise des 26 chiens ou la séquence finale filmée dans le réel de Sabra et Chatila.

Deux maisons différentes, mais où il est important de demeurer un peu.
Publié le 30/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
La politique pour beaucoup en France passe par un tampon de trois lettres, E. N. A. Logique, décider dans une circonscription politique, c'est l'administrer. Ecole Nationale d'Administration, parfois décriée pour son côté élitiste, parfois moquée pour le "moule" dans lequel elle forme ses élèves, parfois aussi, plus rarement, louée pour la qualité d'analyse et la culture générale des énarques.

Ce qu'on ne dit pas encore beaucoup, c'est le prix de cette étiquette. A l'issue de 5 ans d'études assez lourdes, les heureux élus partent pour Strasbourg, belle ville de l'est de la France... qu'ils ne connaîtront pas vraiment au cours des 3 ans de "formation" qui suivront. Les stages longs s'enchaînent, 6 mois en préfectorale, de longs mois en administration centrale, des mois à l'étranger...

Pour des célibataires qui habitent quelque part en France, même à Paris (ils sont encore rares ceux qui n'ont pas d'attache), c'est déjà difficile à vivre, pour des gens en couple, c'est l'enfer. On dira qu'au nom de l'avenir qu'offre l'école, c'est peu de choses.

Parlons-en de l'avenir des énarques. Les carrières de la "botte", oui, c'est les grandes ficelles de l'état. Pas toujours les salaires en rapport avec l'importance de la tâche, mais avoir un rôle dans la société n'a pas de prix. Le bas de la liste à l'issue du long parcours propose des postes pas inintéressants, des horaires honnêtes. La carrière en préfectorale allourdit beaucoup les semaines, sans allourdir la paie.

On reproche souvent aux énarques d'être bien payés. Pourquoi lorsqu'ils ont le choix entre l'ENA et d'autres hauts concours, comme en fonction publique territoriale, ou en fonction publique hospitalière, de plus en plus de lauréats refusent-ils l'ENA? La grande majorité d'entre eux n'atteindrait pas les postes où brillent les ors de la république, tout en sacrifiant des heures inutiles à la beauté de la note adminsitrative. La plupart des étudiants et anciens étudiants de la Très-Grande Ecole, depuis une petite poignée d'années, peuvent ressentir une arnaque à l'énarque.
Publié le 29/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
On voudrait tout faire, répondre aux besoins entendus, aider à tout va, parer à toute éventualité. Et pour des raisons bêtes, limites temporelles, spatiales, humaines, on doit dire non. Combien de fois ai-je répondu favorablement à une invitation parce que je ne me sentais pas d'affronter la mauvaise conscience de dire "non"?

Heureusement que l'expérience aidant, on mesure le nombre de pressions, d'obligations, d'implications lovées dans certaines réponses positives aux invitations. Donc l'apparition de nouveaux et innombrables "non" à formuler, porteur chacun de sa part de mauvaise conscience.

La valeur d'un bon refus m'apparaît donc, lorsqu'il s'agit de préserver ma capacité à me mettre au service d'amis, de membres de ma famille, de projets ou de causes. Je garde quand même une pointe d'amertume de ces salutaires refus.
Publié le 28/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Les droits de publication de Ritournelle de la faim, de JMG Le Clézio, seront comme tous les ouvrages à traduire d'auteurs connus vendus aux enchères. Normal donc. D'autant plus lorsque l'oeuvre est de qualité. Mais si on regarde avec attention de quoi il est question, c'est un droit qu'on achète. Aux enchères. Deux questions se posent à moi : tout d'abord, ne pourrait-on pas imaginer que l'auteur ait son mot à dire, pour choisir la "maison" qui convient le mieux à sa ligne artistique? D'autre part, en quittant le domaine de l'économie du livre, on peut faire de la science-fiction et imaginer que tous les droits soient vendus aux enchères.

On se demande, combien faudrait-il payer pour le droit d'asile, et surtout combien pour le droit de vote? Un package pour les droits de l'homme à moitié prix, je prends.
Publié le 27/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Même dans l'humour, ils sont forts ces Américains. Avec une telle pression ils arrivent à faire une bonne blague (Obama) ou une bonne vanne (Mc Cain).

Obama se décrivant humoristiquement le 16 octobre dans un dîner de charité: "Contrairement aux rumeurs je ne suis pas né dans une mangeoire. Je viens de Krypton, et j'ai été envoyé par mon père Jor-El pour sauver la Terre" (allusions transparentes à Jésus et Superman).

Mais plus fort encore, car comportant une part belle de causticité, Mc Cain constatant qu'en effet, "
il [avait] des signes d'espoir même dans les lieux les plus inattendus - même dans cette salle pleine de fiers démocrates de Manhattan." Il poursuit ainsi, malicieux "Je ne parviens pas à écarter cette impression que des gens ici soutiennent ma candidature. Je suis ravi de vous voir ici ce soir, Hillary. Où est Bill, à ce propos?".
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