Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Ma photo
Badauderies
Contactez-moi
Mail :
Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 26/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Regardant un reportage sur les pêcheurs de Bora Bora, par association d'idée, j'ai repensé à Salmo, le premier et unique simulateur de saumon. Attention, pas question de jouer les pêcheurs, mais bien le pêché potentiel, le saumon, qui doit remonter des rivières parfois en crue, au fort débit contraire, ou parfois en phase creuse, qui demande beaucoup d'entraînement pour passer les rapides et les chutes saut après saut...

Jeu étonnant, mais jeu qui m'est resté, par son originalité partielle (le thème et non le gameplay) mais très forte. Une piste à suivre pour entrer dans le panthéon naissant de la culture du jeu vidéo? Une fausse piste. Pour entrer dans le panthéon secret de certains joueurs, oui, pourquoi pas.
Publié le 25/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Dans la plupart des sports, technique et physique se mélangent. L'équilibre entre les deux diffère toutefois d'un sport à l'autre et même d'un style de pratique à l'autre.

Par exemple, dans le saut à la perche, les techniciens travaillent particulièrement leur coordination, la précision des appuis des mains, pour sauter plus haut. Les physiques jouent sur la vitesse de course et la dureté des perches, difficiles à plier, pour atteindre voire dépasser les 6 mètres (hommes) ou les 5 mètres (femmes).

L'alliance des deux a des limites, dans la mesure où plus de force rend souvent la finesse technique plus fragile; et inversement la précision technique demande un entraînement de geste et non un entraînement musculaire, ce qui ne cohabite pas forcément bien dans l'emploi du temps.

Le problème du physique c'est qu'il est "dopable". Place à la technique alors !
Publié le 24/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
La calligraphie est un art qu'on côtoie forcément dans l'apprentissage du chinois. Les logogrammes chinois eux-mêmes sont parfois d'une grande pureté, souvent belle. Ren, l'humain, Yi, l'unité, les arbres qui forment la forêt, le corbeau qui est représenté par l'oiseau dont on ne voit pas l'oeil dans le plumage (noir sur noir)... C'est une galerie d'art conceptuel et simple.

Les alphabets sont plus simples, parfois moins évocateurs, mais on peut oeuvrer de longues heures dans les tracés pour que la forme en soit esthétique. Sans ces lettrines pourtant nos lettres ont une beauté et un sens qu'on ne soupçonne pas souvent. Francis Ponge a élevé le mot au rang de poésie, de l' "éponge" au "cageot" en passant par la magnifique "mûre". D'autres comme Appolinaire ont exploré l'art de la ligne d'écriture. Certains comme Char ont fait tout un char du mot ILE.

Mais la lettre pure, y pense-t-on? M a eu raison de brandir son initiale comme un étendard. Zorro est tout à fait fondé à partout écrire son "non" qui s'abaisse en s'affirmant, ce "Z". O c'est évidemment toute une histoire, un peu vide de sens mais qui encercle. Le S est sans doute une des plus belles lettres, qui va où on ne l'attend plus, qui est prête à bondir avec force.

La chance de la littérature mondiale est que nous ayons tant d'alphabets, qui proposent leurs lettres si particulières, les lettres grecques en rondeur, les romaines martiales, l'alphabet phénicien aux allures de code secret, les caractères cyriliques qui ont un faux air de faux-frères phonétiques. De tous les alphabets, l'arabe est peut-être le plus artistique, avec peut-être le sanskrit que je ne connais pas bien. Heureux donc ceux qui écrivent et dessinent des oeuvres d'art, au travers de l'arabe écrit.
Publié le 23/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
On me presse de dire mon sentiment sur la métamorphose, car le mot est très adapté, de Ségolène Royal sur la scène du Zénith, il y a maintenant près d'un mois. Mon sentiment sur cet événement populaire (à prendre suivant les dispositions d'esprit comme "apprécié" ou comme "très familier").

Plus que mon sentiment j'aurais envie de donner mon analyse, mais comme toujours en politique l'analyse est déjà la marque d'un sentiment, par son filtre même.

En analysant la prestation de Ségolène Royal du point de vue scénique, comme l'ont fait par exemple Dominique de Villepin ou Jean-François Kahn, je lui reconnais le droit d'utiliser la scène jouée comme moyen d'expression politique, à l'image de ce que proposent les campagnes américaines passées et actuelles. Confere par exemple l'arrivée de Barack Obama en visiteur surprise la veille de son allocution à la convention de Denver. Du point de vue scénique, son dispositif était assez efficace, puisqu'on n'avait pas l'impression d'assister à un discours politique traditionnel (que cette intervention était pourtant totalement).

En analysant ce passage sur le plan du signifié, pas de scandale particulier, du point de vue socialiste. Un discours aux mots parfois très ancrés à gauche ("interdire les licenciements" a notamment été mis en avant, sans qu'on voie bien l'aspect simplement "réglementaire" et non constitutionnel de la proposition). C'est vrai que la méthode de présentation, un peu "spectaculaire", est étiquetée à droite, paraît donc à beaucoup en décalage avec les paroles. C'est une impression, mais la politique nationale se fait surtout sur des impressions.

La tactique qui consiste à prendre ses distances avec les méthodes traditionnelles du PS, gentillement respectables et gentillement mornes marche incontestablement, en témoigne l'engouement des plus jeunes pour ce rassemblement de la fraternité... et les critiques des caciques. La logique est continue avec l'association "Désirs d'avenir", où l'on aime bien le PS pour ses principes, pas tellement pour son côté "gauche caviar". L'incarnation du changement est l'un des piliers de la campagne américaine d'Obama, c'est la carte jouée par le passé et plus nettement encore par le présent de Ségolène Royal.

La France n'est toutefois pas les Etats-Unis, pour qui le changement est l'essence et le moteur. C'est un vieux pays, dans un vieux continent, comme le disait autrefois D. De Villepin. Celui-là même qui derrière une forme de défense renvoie la prestation de Ségolène à une autre culture. La rencontre des cultures demande du temps, donc peut-être qu'avec le temps l'habitude viendra.

Mais pas encore, pas maintenant, à un moment où la stratégie commandait de jouer collectif et serré pour attaquer, en creux, les divisions à l'intérieur des autres motions. Le fait d'être la dernière signataire de la motion E, ou quasiment, lui a sans doute été suffisant pour penser qu'elle serait seule affectée par les critiques et les louanges. C'est une erreur de jugement mineure mais réelle. Mais ne pourrait-on pas dire qu'à vaincre sans se mettre en danger on perd tout panache? Du panache donc, ou de l'audace, comme on dit à Paris.
Publié le 15/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
La France est d'une certaine façon victime, voire malade, de ses étiquettes. Si importantes dans l'opinion, si inutiles voire néfastes dans la recherche du bonheur. Il suffit d'évoquer les noms et expressions de Polytechnique, l'ENA, HEC, chef d'entreprise, maire, enseignant, actionnaire, médecin, pompier, le Louvre, les RG, le GIGN, L'Elysée, Matignon, Total, SNCF, les Restaus du Coeur, Médecins du monde, TF1, Canal +... pour que l'oeil s'allume et que l'objectivité s'envole.

Difficile de garder à l'esprit le fait que ces étiquettes ne sont que des outils et non des fins en soi. Des centaines ou des milliers de personnes en France utilisent avec raison ces étiquettes, ces noms, pour accéder à plus de confort, plus de sérénité, plus de maîtrise de leur destin. Mais parfois, les étiquettes jouent les sirènes...
Publié le 14/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Tendre
On avait quitté dans sa flamme l'illuminé chef de la bibliothèque du Nom de la Rose; désespérant de voir dressé le portrait d'un être vieux et rébarbatif, alors que les livres procurent jeunesse et joie. La figure du gardien de livres ne fut pas toujours valorisée. Récemment, afin de contrer la perte de vitesse du livre, certains conservateurs ont eu le beau rôle. Dans le très populaire Buffy contre les vampires, Giles avait ainsi un rôle non négligeable. Dans les histoires à destination des enfants, pas encore de héros bibliothécaire, mais on n'en n'est pas très loin. C'est par exemple Léonard le gardien de la bibliothèque et du coeur d'Animalia. Lire dans les livres du passé la solution aux problèmes présents, voilà un principe intéressant dans cette série qui en comporte pas mal.

La pépite de l'écriture qui garantit les lois et l' "humanité" des animaux, la pépite de la collaboration qui préserve de l'inaction, les impasses du mensonge permanent... Même les machinations capitalistes de Tigranicus, l'air cérémonieux de Moumoute Mulot ou les contorsions linguistiques d'Iggy valent le coup d'oeil ou d'oreille.
Publié le 13/10/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
D'après Le Petit Roger, dictionnaire qui fait foi dans les articles de blog,
Alabigard, adj. [lat. alabigardus, du franc ale bergon, "fort comme la bière"]: 1. qualifie celui qui est d'humeur joviale et grossière. 2. qualifie les propos de l'individu jovial et grossier.

Je suis alabigard aujourd'hui, je vous propose donc une blague alabigarde:





C'est l'histoire d'une dame de bonne famille qui souhaite acheter pour sa famille un perroquet. Elle en repère un dans un magasin mais le vendeur la met en garde :
- Attention, ce perroquet a vécu plusieurs années dans un hôtel de passe, il a un vocabulaire très vulgaire!
- Ne vous inquiétez pas, je l'éduquerai pour qu'il parle bien, ça ira.
La dame rentre chez elle avec le perroquet, qui dit alors:
- Coco, nouvelle maison, nouveau bordel !
La dame reprend alors le perroquet:
- Non Coco, nouvelle maison simplement. Je t'éduquerai à bien parler.

Peu après les deux filles de la famille, deux adolescentes, arrivent à la maison. La dame montre alors le perroquet aux filles, ravies. Mais celui-ci dit alors:
- Coco, nouvelle maison, nouveau bordel, nouvelles putes !
La dame rassure ses filles:
- Non, non, Coco! Ne vous inquiétez pas les filles, nous l'éduquerons à parler correctement...

Quelques minutes passent et Roger, le père de famille, rentre à son tour. La dame l'amène vers l'animal qui s'exclame:
- Coco, nouvelle maison, nouveau bordel, nouvelles putes, mais toujours ce bon vieux Roger !
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
2 connectés
86101 visiteurs