C'est mon nombre du jour : si on tape le mot "blog" dans un moteur de recherche au nom doté de 2 "o" et signifiant en anglais "grosses lunettes à verres en cul de bouteille", on obtient le nombre étourdissant de 3 milliards de pages. Cela fait une dizaine d'années que le principe du blog s'est développé, 5-6 ans que son fonctionnement s'est standardisé. Et en moins de temps qu'il ne faut pour faire un adolescent, c'est aussi courant que le sable dans le sahara ou les chars en Ossétie.
Dans cette masse énorme, combien de pages citent "blog" dans la langue de Molière? Plus ou moins 400 millions de pages. Dans la langue de Shakespeare, cela monte à plus de 2,1 milliards. J'imaginais bien 600 millions de pages dans la langue de Mulan (euh, disons plutôt de Lao-Tseu), et je ne suis pas loin. La langue de Cervantes se défend, avec plus de 300 millions de pages. Je suis stupéfait et déçu de ne trouver que 60 millions de pages dans la langue de Goethe, et plus encore 14 millions de pages dans la langue de Mahmoud Darwich. La fracture numérique, toujours à l'oeuvre pour certains sociologues tel Guichard, semble en première analyse responsable de ce désert. Pas surprenant de voir en revanche 103 millions de pages dans la langue de Shin Kyung-Rim (à vos moteurs de recherche !).
Je suis toutefois circonspect devant les (seulement) 78 millions de pages dans la langue de Shigeru Miyamoto. Il doit y avoir un problème de comptage, étant donné le nombre d'otakus qui bloguent quotidiennement. Cerise sur le gâteau, 286 000 pages revendiquées comme de langue espéranto, sans doute 10 fois plus que de gens qui le pratiquent réllement ! Les statistiques faites avec des outils commerciaux aux rouages obscurs ne sont plus ce qu'elles étaient...











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