Tandis que Barak Obama étale sa popularité pour contrer la crédibilité historique d'Hillary Clinton chez les démocrates de l'autre côté de l'Atlantique, Ségolène Royal fait sans doute son "leading out" en ce début d'année pour pousser les socialistes indécis, connus ou inconnus, à trancher plus vite... et pour laisser à ses (nombreux) partisans au PS le temps de convaincre par leur majorité.
Ces rouages complexes de cuisine interne me plaisent beaucoup, parce qu'ils semblent contradictoires avec l'exigence d'honnêteté en politique démocratique "moderne"... et pourtant ils fonctionnent en parfait concordance.
La première honnêteté n'est-elle pas de savoir ce qu'on peut, de connaître ses propres limites et ses atouts ? Or en jouant sur ces qualités et ces défauts à des fins électorales, les femmes et les hommes politiques montrent leur capacité à utiliser et dépasser les hauts et les bas de leur identité pour atteindre un objectif politique... Exactement ce qu'on attend d'eux une fois au pouvoir !
Là où l'éthique politique demeure, c'est dans les moyens utilisés pour mettre en valeur ses qualités ou cacher ses défauts. Rien ne justifie les barbouzes et les assasinats politiques, les trucages électoraux et les coups de force physique. Rien ne justifie évidemment la mort de Benhazir Butho, rien ne justifie les manifestants kenyans couchés ensanglantés sur le pavé.
Je crois qu'on a déjà perdu notre voeu de bonne année. Bonne seconde semaine de l'année, alors.










