Je passe rapidement sur le quiproquo me faisant croire que les soldats romains manifestaient pour la promotion du sport sur le champ de bataille (je n'avais acquis qu'une orthographe infantile, il s'agissait de SPQR soit "Senatvs PopvlvsQve Romanvm", au nom du sénat et du peuple romain).
Je ne m'étends pas sur le sport, il ne l'accepterait pas, mais voici quelques mots qu'il recèle :
Santé
Performance
Organisé
Représentation
Théologique
Le sport c'est la santé, comme le travail, le repos, le régime crétois et les sushis frais, et l'acide acétylsalicylique (mais si vous connaissez... ce produit). Avec modération mais avec une régularité adaptée aux besoins.
La performance est visée, collective souvent, métrique ou chronométrique parfois, artistique trop rarement, dans la rivalité toujours. Au point d'en devenir un culte malsain où la première nommée, la santé, est la dernière des pensées !
C'est très organisé, ordonné, parfois "orriblement" réglé. Mais dans les schémas tactiques les plus contraignants, dans les règles d'expression les plus corsetantes, s'expriment parfois de vraies grandeurs, qui cassent le moule et masquent la foule d'admiration.
Représentative ou -if des peuples, des espoirs, des colères, la sportive ou le sportif sont aussi une image, une représentation qu'on utilise pour servir, tantôt le sport, tantôt le ... pas-sport (on peut penser aux ex-Kényans naturalisés Bahreïniens !)
Théologiques sont les dieux du football, les légendes de l'athlétisme, les héros de l'olympisme (tiens, encore un paquet de dieux !), les bleus "Pour l'éternité" de 1998, la "Main de Dieu" de Maradonna, le caractère sacré du "Roi Pelé", les Dieux du Stade, les "valeurs universelles" souvent attribuées au sport, les "Juges de Paix" des Alpes et des Pyrénées, les "travaux d'Hercule" des décathloniens et heptathlètes, la "communion" d'un stade, la "grand-messe" de l'aviron, la "religion" du baseball au Japon, les demi-dieux yokozuna (ah, Akebono, et le formidable Asashoriyu !)...










