... volée de bourre-pifs? Le proverbe n'est ni clair ni pertinent, mais il me permet d'aborder la question politique du jour entre Yvelines et Val d'Oise: une ministre qui vient d'accoucher peut-elle, doit-elle reprendre ses fonctions dans la foulée, de façon hâtive?
Deux réflexions s'imposent: sur le plan tactique madame la ministre a raison, car laisser trop longtemps sa charge ministérielle à d'autres, pour gérer par exemple la question du juge d'instruction, c'est se condamner à l'ostracisme de la part de l'Elysée. Sur le plan de l'image de la classe politique, ce choix n'est pas idiot, car il montre que cette vie politique si richement rétribuée se paie de lourdes contreparties personnelles et familiales.
Toute femme politique qui accouche, en partie à cause de relents machistes, fait l'objet de critiques après sa grossesse: si elle reste trop longtemps à pouponner c'est une mère pondeuse indifférente à ses concitoyens, soumettant une fois de plus sa vie professionnelle aux contraintes familiales. Si elle reprend rapidement son poste elle est sans coeur et sans "fibre maternelle".
Tant que la petite Zohra "Josita Maria" Dati va bien...
Pendant ce temps-là, des femmes de Gaza qui viennent d'accoucher courent se mettre à l'abri des bombes...










