Les concours, grands-messes rythmant la vie de tant d'étudiants, de tant de professionnels, et évidemment de tant de fonctionnaires, donnent l'occasion de s'auto-évaluer (en attendant les résultats) avant d'être évalué (avec les résultats). Et c'est étonnant de constater combien certains se trompent sur leurs propres qualités, sur la façon dont ils seront jugés. Ainsi une phrase telle que "ce que j'ai fait doit être trop juste" trouve ainsi une ironique réponse dans une première place stupéfiante (sur plusieurs centaines). Hélas parfois la crainte est fondée, d'autres fois c'est une certitude battue en brèche.
On constate tous les jours, mais on oublie deux fois par jour, qu'on ne peut pas correctement se juger. Le juge est parti quand on redevient partisan.










