Je ne suis pas souvent en accord avec les avis des néo-conservateurs, mais je partage cette prévision de Robert Kagan cité par la journaliste Corine Lesne sur son blog :
"Les historiens finiront par considérer le 8 août 2008 comme une date-charnière non moins importante que le 9 novembre 1989 et la chute du mur de Berlin."
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2008/08/11/8808-le-retour-de-lhistoire/
Son expression du "retour de l'histoire" est excessive, car dès 1990-1991 et la première guerre du Golfe, l'histoire avais repris ses chaînes de causes et de conséquences. Mais chaque pas dans l'escalade de la violence nous rapproche un peu plus des heures critiques pour l'avenir du monde. Y aura-t-il un effet "Baie des cochons" (on montre les dents puis devant les risques et l'incertitude du résultat on revient à la raison), on ne peut que le souhaiter, car les autres scénarii, de l'abandon de la Géorgie à elle-même à la mise en place d'une ligne de front permanente Russie / Etats-Unis + alliés, ne sont pas réjouissants.
Inquiet à cause du retard pris dans la considération de la gravité de cette crise, je suis en même temps confiant par rapport à la situation globale : avec des avis finalement assez proches les uns des autres, les européens sont actifs, et surtout la Russie et la Chine n'ont aucun intérêt à se couper des marchés américains, malgré la récession qui les frappe.
L'hypothèse d'une nouvelle guerre froide serait fatale à l'éventuel bloc sino-russe en l'état actuel des choses, car la filière pétrolière et gazière n'est puissante que pour 40 ans environ.
Pour clore cet article sinistre je me dois d'agrémenter mon propos de traits d'humour noir, car je le pense et je l'espère nous pourrons sourire de ces événements dans 30 ans. Voire plus tôt, ce ne serait pas mal.
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La Russie a déclaré n'avoir pas pénétré en Géorgie... seulement en Ossétie du sud et à Gori !
Le premier ministre russe Vladimir Poutine a rendu visite aux soldats, aux réfugiés, a fait une déclaration aux armées et une à la presse. Le président Medvedev a acquiessé.
Le président géorgien Shaakashvili a réuni son armée pour l'exorter à résister à l'attaque russe. Les 12 soldats sont alors sortis fièrement de la salle à manger présidentielle.
Juan Antonio Samaranch soutient ardemment l'effort de guerre russe, les jeux de Sotchi 2014, à quelques kilomètres de l'Abkhazie, ne doivent pas prendre de retard dans la construction des infrastructures...
Des troupes russes se seraient fait voler des tanks, des hélicoptères, des camions, des roquettes, des canons, des drapeaux et des uniformes par des vilains Abkhazes et des polissons Ossètes du nord. Lesquels s'attaqueraient à la Géorgie, et empêcheraient tout cesser-le-feu, ouh les méchants !
Le président chinois Hu Jin-Tao conseille à ses homologues géorgiens et russes de traiter avec calme et sérénité la question des minorités sur leur territoire.
Le programme de partage du temps de calcul des ardinateurs "Search for Extra-Terrestrial Intelligence" (SETI) va se diviser en deux zones géographiques : certains ordinateurs travailleront au SETI du sud, et d'autres, majoritairement russes, travailleront au SETI du nord.










