Après Le Mans-Lens il y a quelques semaines, le football de coupes nous a gratifié d'un autre sommet sportif, le quart de final retour de champion's league entre Liverpool et Arsenal. C'est l'occasion d'évoquer la passion française pour Arsenal, dont je dois avouer que je la partage.
"Je me remémorai longtemps cette chevauchée" aurait écrit Racine travaillant pour L'Equipe. La remontée de balle, à 7 minutes de la fin du temps réglementaire, de Theo Walcott sur tout le terrain, jusqu'au centre en retrait et au but d'Adebayor, fut un moment d'étonnement énorme et ouvrit la fin étourdissante de ce match splendide.
Les superlatifs sont un peu trop nombreux, mais il faut dire que pour une fois ils ont leur place. La qualité du jeu collectif n'est pas pour rien dans cette belle impression d'ensemble : les dédoublements, les jeux en triangle, les feintes de passe et les appels / contre-appels font partie de... l'arsenal connu de presque tous les joueurs d'Arsenal (y compris les latéraux, très mobiles), et Liverpool s'est haussé à ce niveau-là.
Mais pouquoi les Wenger Boys intéressent-ils tant la France ? Déjà un bon entraîneur qui réussit à l'étranger parce qu'il est personnellement bon, c'est un plus précieux. D'autre part, quand on donne un bel avenir à Diaby, Clichy, Sagna, Flamini, "little" Diarra, et Thierry Henry bien sûr, et même Nicolas Anelka, malgré l'échec d'Aliadère, c'est le genre de travail qui intéresse l'équipe de France et ses supporters. Miser sur les jeunes, aussi, donne un cachet sympathique à cette équipe londonnienne.
En plus, Arsenal fait exprès d'être au sommet de l'Europe depuis plusieurs années... sans jamais gagner finalement. C'est encore plus beau, ça attise le désir, comme Lyon de la même façon, ou Poulidor dans une catégorie totalement différente.










