La couleur des livres est en effet une enquête très amusante quand on s'y intéresse, puis passionante quand on s'y plonge.
On pense trop souvent que le livre est fait de noir et de blanc, l'écrit sur le papier. Mais dans un étonnant raccourci historique, on peut dire que la couleur du livre est aussi essentielle maintenant qu'à la Renaissance, ou à l'Epoque moderne (laissons tomber le falsificateur XIX° et le désacralisant XX°).
En effet dire livre blanc, livret vert ou livre noir, dans le domaine des rapports, ce n'est certainement pas la même chose. Les natures sont différentes. C'était d'ailleurs amusant de voir présenté le 8 janvier le "livre vert" de la presse, alors que le document était entièrement blanc (candeur et virginité des propos, ou inanité des propositions?).
De gauche à droite : Bruno Patino, Bernard Spitz, Arnaud de Puyfontaine, Christine Albanel,
François Dufour et Bruno Frappat - photo : Didier Plowy/MCC. Et il est où le livre vert?
François Dufour et Bruno Frappat - photo : Didier Plowy/MCC. Et il est où le livre vert?
Ayant pu côtoyer un maroquin rouge de père jésuite, un veau blond d'honnête noblaillon et surtout un maroquin citron issu de la bibliothèque personnelle de Louis XV, je veux bien concevoir que la couleur du livre (et son type de reliure) puisse dire beauoup, beaucoup de choses.










