Trop jeune pour me poser la question lors de la première guerre du Golfe, trop opposé aux principes falacieux ayant amené la seconde, de toute façon peu concerné directement dans un contexte de professionalisation de l'armée, je suis actuellement amené à me demander, comment serais-je s'il fallait y aller? Prendre un paquetage, un cheval, une épée, et aller mourir pour une idée loin de mes proches, pour mes proches?
C'est sans doute un effet de la seconde guerre mondiale, les accords de Munich, les Sudètes, les concessions dramatiques faites par les pacifiques aux belliqueux, mais avec une impression de nécessité comme dans le cas de la guerre russo-géorgienne, je serais prêt. Il faudrait vraiment que la situation devienne pire que mes scénarii les plus pessimistes, c'est donc une question très théorique. Même en théorie pourtant, on peut aisément se demander pour quoi cela vaut la peine de se battre. Plus de paix globale, moins de banditisme de la part des états-nations, c'est une belle cause, noble, inépuisable mais parfois urgente.
A ma façon, depuis quelques jours, par mon tapage autour de ces lourds événements, j'espère combattre. Il faudrait proposer. Proposer un modus pacem operandi, pour l'instant personne ne l'a réussi à haut niveau de compétence diplomatique. Alors diplomate de comptoir, je ne le peux pas a priori.










