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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 14/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Bien évidemment il y a les Poèmes Saturniens de Verlaine; certes les Stèles de Victor Segalen resteront toujours une grande source d'inspiration pour moi (en particulier dans le dialogue que l'auteur engage avec la langue chinoise); Les Orientales de Victor Hugo, Les Regrets de Du Bellay, Yvain le Chevalier au Lion de Chrétien de Troyes ou Les Illuminations de Rimbaud auraient mérité meilleur sort. Mais le recueil de poèmes que je relis et relis avec un intérêt toujours intact, surtout perdu au milieu de l'océan, maussade sur une île déserte, c'est Les Fleurs du Mal de Charles, Baudelaire pour les non-familiers.

"L'Invitation au voyage", "A Une passante", "L'Albatros", "La Chevelure", quelles merveilles ! La langue de Baudelaire et les émotions qu'elle porte sont uniques, et pourtant nous semblent encore familières, en ce début de XXI° siècle désenchanté et pourtant idéaliste... C'est peut-être du à l'union des contraires réalisée au détour de chaque page, joie et tristesse, plaisir et douleur, révolte et découragement, force et hésitations, qui renvoie en miroir les mélanges sans fin du Monde. Platon ne prônait pas autre chose que cet alliage subtil et magique de l'unité dans la diversité et de la diversité dans une unité, ce bouquet de Fleurs du Mal.

S'il faut chercher une illustration graphique de ce recueil, on est tenté d'associer deux images fortes, le sujet (le narrateur qui perçoit) très comme il faut et l'objet (ce qui est perçu) très comme il ne faudrait pas...




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