"L'Invitation au voyage", "A Une passante", "L'Albatros", "La Chevelure", quelles merveilles ! La langue de Baudelaire et les émotions qu'elle porte sont uniques, et pourtant nous semblent encore familières, en ce début de XXI° siècle désenchanté et pourtant idéaliste... C'est peut-être du à l'union des contraires réalisée au détour de chaque page, joie et tristesse, plaisir et douleur, révolte et découragement, force et hésitations, qui renvoie en miroir les mélanges sans fin du Monde. Platon ne prônait pas autre chose que cet alliage subtil et magique de l'unité dans la diversité et de la diversité dans une unité, ce bouquet de Fleurs du Mal.
S'il faut chercher une illustration graphique de ce recueil, on est tenté d'associer deux images fortes, le sujet (le narrateur qui perçoit) très comme il faut et l'objet (ce qui est perçu) très comme il ne faudrait pas...










