Souvenez-vous presque. C'était un 17 août 1994. Et en même temps un 27 juin 2006, et aussi un 11 octobre 1997. L'équipe de France est menée 2 buts à 0 par la modeste équipe de Slovaquie. Aimé Raimondo Hidalgo, l'entraîneur de l'équipe de France, décide alors de jouer les cartes qu'il garde dans sa manche depuis quelques semaines, sûr qu' "il va y avoir du sport". Il fait rentrer, pour la première fois sous le maillot bleu, Zinédine Zidane et Franck Ribéry au milieu, et Thierry Henry en attaque.
La réaction ne se fait pas attendre : bien décalé par Ribéry, Zidane marque d'une frappe enroulée en pleine lucarne; puis suite à un corner adverse et une contre-attaque rapide, le même Zidane lance Henry dans le dos de défenseurs qui ne le reverront jamais, ça fait 2-2. Et quelques secondes avant la fin du temps réglementaire, sur une remise de la tête d'Henry dans la course, Ribéry pénètre dans la surface et est accroché par le latéral gauche slovaque. C'est Zidane qui se charge de tirer le pénalty, dans le petit filet à droite du gardien qui ne peut toucher le ballon. Le score final reflète la qualité des nouveaux arrivants en Equipe de France : renversant !
En condensé, mises à part beaucoup de choses, c'est un peu l'année 2007 que je retiendrai en foot français : trois étoiles, certes différentes, certes avec des talents inégaux, mais trois étoiles, qui cassent la baraque et s'imposent d'emblée comme des titulaires potentiels. Les histoires ne sont pas parallèles, dans le sens où chaque joueur a un profil bien à lui. Mais quand même, que les connaisseurs avouent que Benzema leur fait penser à Henry (vitesse, aisance technique, sens du collectif autant que du but), que Nasri a du Ribéry et Zidane mêlés (tonicité, capacité à être décisif, protection de balle et bonne vision stratégique), et que Ben Arfa a du Zidane avec un soupçon de Ribéry (sens de la passe en profondeur impressionant, conservation de balle, vivacité et capacité à stupéfier l'adversaire).
Quand Benzema sera solide musculairement, quand Nasri saura gérer les transversales, quand Ben Arfa sera plus constant, ça va faire très très mal.
Et en tout cas, je suis fan de ces trois-là.










