La France est d'une certaine façon victime, voire malade, de ses étiquettes. Si importantes dans l'opinion, si inutiles voire néfastes dans la recherche du bonheur. Il suffit d'évoquer les noms et expressions de Polytechnique, l'ENA, HEC, chef d'entreprise, maire, enseignant, actionnaire, médecin, pompier, le Louvre, les RG, le GIGN, L'Elysée, Matignon, Total, SNCF, les Restaus du Coeur, Médecins du monde, TF1, Canal +... pour que l'oeil s'allume et que l'objectivité s'envole.
Difficile de garder à l'esprit le fait que ces étiquettes ne sont que des outils et non des fins en soi. Des centaines ou des milliers de personnes en France utilisent avec raison ces étiquettes, ces noms, pour accéder à plus de confort, plus de sérénité, plus de maîtrise de leur destin. Mais parfois, les étiquettes jouent les sirènes...










