A son corps défendant (et l'expression est doublement justifiée), Sébastien Chabal a été utilisé pour vanter les mérites de l'électricité Poweo. En voici la vidéo :
Une levée de boucliers plus tard, le spot publicitaire était retiré du web. Il faut dire que le soi-disant interrupteur sur lequel Chabal pose les doigts ressemble beaucoup à une prise. La défense de Poweo est à ce sujet ridicule : non seulement un avertissement signale les dangers de l'électricité pour les enfants (donc les images constituent implicitement une mise en danger des enfants), mais de plus le halo électrifié qui entoure le rugbyman de Sale ne laisse aucun doute : le courant débouche là où il pose les doigts !
A titre personnel, je trouve le spot plutôt sympa, si ce n'était la "chute". Je pense simplement à celles et ceux qui ont eu, enfants, un accident avec l'électricité (et j'en connais, qui ont eu la chance de survivre malgré des séquelles à vie). Leur sourire se fane sans doute donc, à l'idée que des enfants souhaitent prendre l'énergie du héros des foules en touchant une prise à 220 volts.
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Un petit billet plus doux, par hasard je suis tombé sur le clip Garçon de Koxie. Je ne suis pas fan fan du rap, si l'on exclut Eminem et quelques titres tels que Rock this Way (Run DMC), In da Club (50 cent), Can't touch this (Mc Hammer), Caroline (Mc Solaar) ou Génération nan nan (Diam's). Mais là, je suis sous le charme de la chanson de la dame à la coccinelle (d'où "Koxie"). Le charme de la coccinelle, cela va de soi. Le charme de la dame, c'est surtout lié à ses propos pétillants. Le charme de la chanson passe par sa fraîcheur dans un monde machiste et finalement très infantile, le rap qui roule des mécaniques.
Bravo à Koxie (attention, lien très adolescent et insuffisant) et bon vent à elle sur son scooter.
Erratum : suite à un mauvais recoupement de mes sources j'ai dans un premier temps dirigé la menace militaire turque contre l'Iran, alors qu'il s'agissait de l'Irak évidemment. La personne qui m'a induit en erreur, bien malgré elle, rôtit chez Hadès pour une petite dizaine de minutes, avant un passage obligé par l'enfer de glace de Dante.
Plutôt que de supprimer le message, je l'ai dupliqué pour faire à la fois de l'uchronie au présent () et un commentaire simple sur un fait avéré mais peu surprenant.
Version 1 : L'intox
Une info d'apparence mineure mais aux implications à la fois complexes et graves : la Turquie a rassemblé des troupes à la frontière iranienne pour "traiter" la question des territoires kurdes. L'Iran étant un pays très stable et peu belliqueux, tout va bien dans le traité de non-prolifération nucléaire...
Quand j'ai entendu ce fait je l'ai analysé ainsi : le gouvernement d'Ankara réagit doublement : - à la menace de reconnaissance du génocide arménien par le congrès américain, qui pousse l'allié turc à rappeler son importance - à la tension interne entre laïcs et partis islamiques, que certains ont intérêt à dévier en cristalisant le sentiment national
Les réactions les plus intéressantes seront celles de l'Iran bien sûr, des Etats-Unis également, mais aussi de la Russie (Poutine étant justement en visite chez Mahmoud Ahmadinedjad), et de l'Union Européenne, si le Kurdistan irakien, la Syrie et Israël ne mettent pas également leur grain de sel. Le règlement pacifique de cette histoire inquiétante pourrait se faire soit par le retrait du projet de reconnaissance du génocide arménien, soit par une pression étonnamment conjuguée de l'Iran et des Etats-Unis (avec un risque de radicalisation de la posture turque mais une "entente" collatérale entre les deux rivaux, fort bienvenue).
N'oublions pas que parallèlement, les pays de l'Europe de l'est et la Turquie ont fait les premiers pas pour échapper à la domination russe liée aux sources d'énergie fossile. La Turquie est militairement plus liée à Washington qu'à Bruxelles. L'Union Européenne aurait-elle alors intérêt à amener grâce à cette crise potentielle le gouvernement d'Ankara dans sa sphère de relations privilégiées ? Je ne le crois pas, même s'il s'agirait d'une occasion unique, car les deux poids lourds Russie et Etats-Unis ne se laisseraient pas ainsi affaiblir.
J'espère que toutes ces élucubrations seront bientôt caduques, parce que dans le cas contraire, il faudrait se préparer au pire. La zone, traversée de failles (Liban / Syrie; Israël / Palestine; Iran / Irak; Turquie / Kurdistan; Sunnites / Chiites; pays possesseurs de la bombe atomiques / puissances émergeantes; économie légale / cartels de la drogue; laïcité / intégrismes religieux...), n'a pas besoin d'un front supplémentaire.
Version 1 : L'info
Une info d'apparence mineure mais aux implications sévères : la Turquie a rassemblé des troupes à la frontière irakienne pour "traiter" la question des territoires kurdes. L'Irak étant un pays très stable et peu belliqueux, tout va bien dans les relations entre l'OTAN (dont font partie Turquie et Etats-Unis) et pays à forte population musulmane...
Quand j'ai entendu ce fait je l'ai analysé ainsi : le gouvernement d'Ankara réagit doublement : - à la menace de reconnaissance du génocide arménien par le congrès américain, qui pousse l'allié turc à rappeler son importance - à la tension interne entre laïcs et partis islamiques, que certains ont intérêt à dévier en cristalisant le sentiment national
Les réactions les plus intéressantes seront celles de l'Irak bien sûr, aussi bien du côté des sunnites au centre-ouest que des chiites au sud et à l'est, les kurdes au nord est étant évidemment concernés directement. Il sera attendu une réaction des Etats-Unis également, mais aussi de la Russie (Poutine étant justement en visite chez le voisin iranien), et pour de toutes autres raisons de l'Union Européenne. Si le Kurdistan irakien concerne aussi la Syrie, c'est parce que la présence d'une force pro-américaine au nord, à l'est, à l'ouest a rendu sa situation très délicate. Le règlement pacifique de cette histoire inquiétante pourrait se faire soit par le retrait du projet de reconnaissance du génocide arménien, soit par une pression conjuguée de l'Union européenne et des Etats-Unis (avec un risque de radicalisation de la posture turque mais une "entente" renouvelée entre les deux piliers démocratiques de l'ONU, fort bienvenue).
N'oublions pas que parallèlement, les pays de l'Europe de l'est et la Turquie ont fait les premiers pas pour échapper à la domination russe liée aux sources d'énergie fossile. La Turquie est militairement plus liée à Washington qu'à Bruxelles. L'Union Européenne aurait-elle alors intérêt à tirer seule les marrons du feu, par l'envoi de troupes européennes par exemple ? Je ne le crois pas cela matériellement ou stratégiquement possible, même s'il s'agirait d'une occasion unique, car les deux poids lourds Russie et Etats-Unis ne se laisseraient pas ainsi affaiblir dans cette région (cruciale pour l'influence internationale dans les dernières années de l'ère pétrolière).
J'espère que toutes ces élucubrations seront bientôt caduques, parce que dans le cas contraire, il faudrait se préparer au pire. La zone, traversée de failles (Liban / Syrie; Israël / Palestine; Iran / Irak; Sunnites / Chiites; pays possesseurs de la bombe atomiques / puissances émergeantes; économie légale / cartels de la drogue; laïcité / intégrismes religieux...), n'a pas besoin du retour d'un front supplémentaire, oublié mais endémique, opposant le PKK (parti des travailleurs kurdes) à Ankara.