Dans un contexte stable, il faut toujours croiser les sources d'information pour obtenir une image un peu meilleure de la réalité. Dans un contexte débridé comme celui d'une guerre entre deux blocs, c'est encore plus vrai.
Ce qui me frappe actuellement, c'est que dans l'ensemble les informations télévisées herziennes, si promptes à grossir les traits comme le rappelle incessamment Jean-Claude Guillebaud, ont gagné en impartialité, ne s'engouffrant pas trop dans un plaidoyer pro-géorgien monolithique. En revanche, le danger vient aussi, et de plus en plus semble-t-il, de la mauvaise hiérarchisation des informations.
Très attendue et pourtant toujours désolante, la prééminence des JO. Les problèmes domestiques mangent encore une majeure partie du temps d'information. Et les affaires internationales ou les dossiers de fond sont souvent relégués à l'arrière-cour, dans le temps de digestion qui précède les tirages du boulo / loto / keno, avant la météo.
J'allais écrire "eureusement"... heureusement les gens riches se paient des chaînes autres qu'herziennes et accèdent par exemple à Euronews. La chaîne a refait récemment son packaging en une version très épurée, et sa ligne éditoriale s'est améilorée. Et la comparaison avec TF1, F2, F3, LCI, BFM, ou même Arte est sans appel : la chaîne d'Ecully a vraiment une vision européenne de l'actualité, plus ample, plus large, plus complète.
Je crois qu'il faudrait s'intéresser de près aux chaînes "nationales mondialisées" de type BBC World, Deutsche Welle ou France 24 pour voir:
- s'il y a du potentiel en terme de compétence journalistique
- si les contribuables des différents pays concernés ne devraient pas réclamer que soient reversées les subventions à Euronews.










