Nous jouons volontiers les écolos, surtout après le Pacte écologique, le Grenelle de l'environnement, le GIEC et Al Gore. En soi ce n'est pas condamnable, parce qu'après tout l'idéal et le pragmatisme convergent sur cette affaire : il faut préserver le futur de la planète.
Mais dans la même journée, lorsqu'on se retrouve à recycler papiers, cartons et verres, à choisir des produits alimentaires issus de circuits courts, à prendre un vin chaud sur une terrasse de marché de Noël agglutinés autour d'un réchaud à gaz, à faire le trajet de retour qui nous laisse emprunter 150 kilomètres d'autoroute (plus ou moins 13 litres de Super95), à taper des articles sur son ordinateur pour 2-3 personnes... On se dit qu'on ressemble bien à ces colonies de vacances qui traversent la France en bus pour ramasser quelques ordures sur une plage bretonne, et repartent le coeur plein du sentiment du devoir écologique accompli.
C'est insoutenable, toute cette perpétuelle scrutation de nos propres faits et gestes ! Bon je me moque, mais ça ne m'empêchera pas de continuer à agir en partie correctement : ce serait trop facile de baisser les bras sous des prétextes mineurs.











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