Je me souviens de la défaite de la sélection française à l'Euro de football contre une splendide équipe des Pays Bas, et de la crispation et frustration d'un duel à la vie à la mort entre France et Italie, soldé par un implacable 2-0. Je me souviens aussi des torrents d'invectives venus des travées et des colonnes de journaux à la suite de la défaite contre la modeste et valeureuse Autriche, début septembre.
Et cette semaine, je constate, avec dépit pour ma part, deux défaites, l'une logique contre une splendide équipe de Chelsea (Bordeaux), l'autre inévitable contre un Liverpool éternel (Marseille). Un match nul enfin, arraché à une équipe italienne bien mais pas top, par le meilleur club français (Lyon).
Ces résultats tout aussi mauvais que ceux de la sélection, presque aussi problématiques pour le football français au travers de l'indice UEFA, soulèvent résignation et presque joie, dans le cas de Marseille et Lyon. D'où vient donc cette différence de traitement? On ne doit pas être loin lorsqu'on évoque les noms des "coachs" : Domenech le paria, pour l'équipe de France, Gerets le sympathique efficace, Puel l'incorruptible compétent, Blanc le grand homme, pour les clubs. Tout est dit. Tout était écrit.
Sans doute l'effet d'une espérance plus vive de qualité, d'un intérêt plus grand pour les nations que pour les équipes. Mais un peu plus d'impartialité, que diable, dans ces matières si essentielles !










