Propos très classique, mais que les événements ne démentent pas vraiment...
L'unité et la division dans toute structure sont des opposés et pourtant des termes indissociables. Dans le cadre des groupes humains, les groupes politiques en particulier, c'est, cela a été et cela sera toujours flagrant. Les événements extérieurs incitent tantôt à la dispersion (si la structure unie est ressentie comme inférieure à la somme des "divisions", des parties), tantôt au resserrement (si c'est l'unité qui paraît donner la meilleure chance de réussite). Le principe du bouc émissaire montre bien que l'événement extérieur force la division, entre ceux qui resteront et le portefaix des difficultés. Il aura beau se débattre, tant que le danger sera là la division perdurera. Et corrélativement, le fait de diviser unit plus fortement les individus dans les groupes séparés.
Les événement internes ne divisent et n'unissent que plus lentement, mais leur double effet est le même.
Dans le cas des soldats français morts en Afghanistan, les uns et les autres groupes se rangent dans des postures pour assurer leur pérennité. Mais l'aspect délicat et intéressant, c'est que ces postures doivent, devraient, pour être efficaces, se modifier en fonction de l'environnement. Un parti tel que le parti socialiste ne se sépare pas brusquement, par exemple; des palliers marquent la fin de l'unité. Pour une réunification des mouvements, l'idéal serait une union contre un élément extérieur très fort, une situation de crise inouïe. A l'inverse, un parti comme l'UMP, que les présidentielles ont uni, ne pourra le rester que par une division (peu problable actuellement) ou par l'utilisation d'evénements extérieurs qui "retissent les liens".










