Globalement les JO de Pékin se sont déroulé un peu mollement. La faute à une grande chaleur moite, qui en plein air ne favorise ni les épreuves courtes ni les efforts prolongés.
Des déceptions, certes, il y en a eu, mais au fond aucune qui ne soit totalement imprévisible (facile de parler a posteriori). Qui pouvait sauver Laure Manaudou sinon elle-même, il y a des mois de cela? Qui pouvait donner à Teddy Riner l'assurance d'un trentenaire, sinon le temps? Qui pouvait remettre sur pieds Wariner, ou Doucouré, dans un temps si court après leur cassure? Comment le tendon de Liu Xian aurait-il pu tenir sous le poids d'1 milliard 300 millions de personnes?
Des triomphes, certes, il y en a eu, mais aucun qui ne soit issu d'une lutte au couteau renouvelée, épreuve après épreuve. Phelps seul au monde, tout le temps (ou presque). Bolt loin devant, sans personne à ses basques d'or, sur 100 m, 200 m, 4 x 100 m...
Des surprises sont advenues, mais si menues, si menues ! En ces dernières heures, les concours féminins de sauts et de lancers, pas toujours médiatisés à la hauteur de l'événement, se sont révélés enthousiasmants (je pense en particulier au final entre Hellebaut et Vlasic, au centimètre du saut en longueur, ou au dernier jet victorieux en javelot). Sur 3 semaines ce n'est pas énorme. Mais c'est déjà ça, merci mesdemoiselles et mesdames.
Et que vivent les jeux (volés?) de Londres 2012 !










