Je plagie le titre d'un article sur le film Quand j'étais chanteur, mais il faut dire qu'il est très bien, ce titre. Tout comme est apaisant et époustouflant le regard qu'on peut poser sur la carrière passée de Gérard Depardieu. Le Gérard, comme dirait Delon, dont on n'est pas sûr que tous ses bons moments soient derrière lui. Il y a du bide dans cet homme, certes, mais il y a aussi un pouvoir d'humanisation, par-delà les artifices liés à l'industrie cinématographique, qui surprend régulièrement.
Par essence, dans la durée d'un film ou de sa carrière, Gérard Depardieu est de composition. Le doux et le fort, l'éteint et le vif, le naturel et le sur-naturel se mélangent en lui avec une grande cohérence. C'est peut-être ça, un acteur à la sauce Diderot mâtiné d'Actor's Studio : une incarnation enflammée qui n'empêche pas l'intelligence d'un jeu de masques. Contradictoire? Non, humain, très humain. Comme Depardieu.










