On voudrait tout faire, répondre aux besoins entendus, aider à tout va, parer à toute éventualité. Et pour des raisons bêtes, limites temporelles, spatiales, humaines, on doit dire non. Combien de fois ai-je répondu favorablement à une invitation parce que je ne me sentais pas d'affronter la mauvaise conscience de dire "non"?
Heureusement que l'expérience aidant, on mesure le nombre de pressions, d'obligations, d'implications lovées dans certaines réponses positives aux invitations. Donc l'apparition de nouveaux et innombrables "non" à formuler, porteur chacun de sa part de mauvaise conscience.
La valeur d'un bon refus m'apparaît donc, lorsqu'il s'agit de préserver ma capacité à me mettre au service d'amis, de membres de ma famille, de projets ou de causes. Je garde quand même une pointe d'amertume de ces salutaires refus.










