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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 10/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Certains font de la politique à la façon de Flash, ce superhéros toujours en mouvement. D'autres, ou peut-être sont-ce les mêmes, font de la politique pour les flashes, ces dispositifs destinés à mettre en lumière l'apparence, en laissant dans l'ombre l'intériorité et le travail de l'ombre. Cette politique-là est aussi fascinante à court terme que désepérante à long terme. Dans le monde, les nouveaux dictateurs sont de ce bois-là, les piquants des ronces et la place du noyé pour une ronce de noyer. Les autocrates tyraniques (au sens grec) se multiplient à vue d'oeil, et les démocrates voient d'un mauvais oeil se révéler la sagesse de Platon.
Cet homme grand et baraqué, cet Aristoclès disciple de Socrate, avait prédit que le régime démocratique commencerait par s'effriter au travers d'une judiciarisation croissante et excessive de la société. Il montrait aussi comment la crise d'autorité liée à une généralisation de la démocratie provoque, en retour, une demande d'autoritarisme "pour remettre de l'ordre". Cet autoritarisme qui va de pair avec la satisfaction de désirs personnels sous couvert d'une incarnation du pouvoir du peuple pour former la figure du tyran, "le plus malheureux des hommes" (mais ça c'est une autre histoire).
Le seul bon moment dans ces régimes autocratiques, c'est quand leur intérêt se conjugue au vôtre, quelle facilité d'action ! Hugo Chavez, président à la fois sympathique et borné, a ainsi bien fait son travail pour que Clara et Consuelo, otages des FARC depuis trop longtemps, puissent retrouver leur liberté, après quelques tentatives avortées (à cause d'une mésentente chronique entre Chavez et Uribe, 2 autocrates de bord opposé...). Et ça c'est une excellente nouvelle.
Publié le 09/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Je me permets d'antidater un court article, parce qu'après tout c'est mon blog, et pis c'est tout !
Aujourd'hui enfin hier, j'ai mis en pratique l'image miroir du mythe révéré par l'attelage présidentiel : la France qui se couche tard. Et en même temps, tour de force que les centristes de gauche ou les radicaux valoisiens apprécieraient je suppose, j'ai travaillé plus pour gagner plus.
Du coup la journée fut plutôt, est plutôt, somnolente. Car en plus j'ai remis ça demain (enfin, aujourd'hui) ! Dans cet emploi du temps de butor de la programmation, je ne me sens pas pris entre les deux hémisphères de la société qu'on nous présente trop souvent, celui qui bosse et celui qui glande, celui qui a des horaires martiaux et celui qui maîtrise son temps.
Publié le 08/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Après plusieurs mois d'attente, que personnellement je trouvais normale avec autant d'attentes, @rrêt sur Image est de retour, sur la toile et non plus dans le bocal. Des poissons on passe aux araignées, mais quel est le changement me direz-vous ?
C'est déjà dans la ligne de ce qu'on pourrait attendre d'un site qui implique ses auditeurs, le site médiatique participatif à propos duquel j'ai écrit naguère. Autre critère : la charte graphique est très pensée, et ma foi pas mal, à la différence de certains sites "concurrents". Enfin ,le critère qui écrase tous les autres : on apprend des choses, chaque jour, sur les non-dits de la télévision... et de la presse d'information. Je dis bien chaque jour, et pas de petites notes sur une erreur de 0.1% dans un reportage.
S'il continue ainsi, ce site arrivera au-delà de la cheville de son télévisuel prédécesseur.
Publié le 07/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Une démarche m'a beaucoup fait sourire, parmi d'autres actions à vocation artistique, c'est la lettre de non-motivation fabriquée en grande série par Julien Prévieux. A savourer si on n'est pas dans les plus grand tourments pour trouver un emploi, à éviter quand même sinon. C'est frais, ça nous change des pulsions serviles qu'on rencontre ça et là dans les lettres de motivation et les démarches de recherche d'emploi.
Veuillez agréer, chers lecteurs, l'expression de mon silence le plus brutal, espérant ne plus vous voir avant demain. Je ne vous mets pas mon poing sur la gueule ?... non c'est inutile...
Publié le 06/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Couverture du jeu - tous droits réservés même si c'est pas non plus une oeuvre picturale inoubliable.
Carcassonne. Très bon jeu de plateau... sans plateau ! Ce jeu créé par Klaus-Jürgen Wrede est intéressant en soi, mais on peut aussi tirer beaucoup d'enseignements de la comparaison avec son frère du même auteur, Entdecker. Justement, tandis que dans Entdecker le plateau est à compléter indifféremment des tuiles encore disponibles, dans Carcassonne (version de base) c'est le nombre de tuiles qui limite l'extension géographique du jeu. Un peu à la manière de Vinci, le fonctionnement de jeu le plus intéressant et le plus impliquant est cette nécessité d'investir des espaces, suffisamment pour en rester maître mais pas trop pour garder une capacité de colonisation en d'autres espaces; d'Entdecker à Carcassonne l'auteur a gardé cette caractéristique.
Avec cette dimension stratégique, avec l'expérience des joueurs, on atteind rapidement à la fois un grand plaisir de choix et une grande incertitude de résultat, ce qui avouons le n'est pas mal dans un jeu quel qu'il soit.
PS: pour les fans, il existe une version sur PC du jeu, à laquelle j'avais joué bien longtemps avant de pratiquer la version carton / sociale. Forcément moins bien, mais si on est en manque, c'est un bon substitut...
PS2: Je me demande si la ville de Carcassonne touche des droits d'utilisation de son nom, ou si au contraire elle bénéficie de la publicité faite par ce jeu superstar ?
Publié le 05/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Très court :
Où est Lens ? Lens est en vacances De la coupe de France. Avec de nouveaux fers de lance Ils auront peut-être la décence et surtout la chance de ne pas descendre. Faute d'essence dans leurs voeux, Faute de sens dans leur jeu, Les lensois sont plus sang Qu'or.
Hélas, car d'excellents supporters, stéphanois, nantais et lensois, Et même les fervents marseillais et parisiens Se retrouvent avec des clubs faibles, sans foi, Qui de leurs choeurs ne tirent plus rien.
PS : le Paris Dakar a été annulé. C'est pas grave pour Paris, c'est dommage pour Dakar, c'est triste pour le sport, ce n'est qu'un dégât collatéral des politiques de coopération européennes.
Publié le 04/01/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Venant de voir à l'instant La Môme d'Olivier Dahan, je ne peux qu'en recommander très vivement l'expérience. Car c'est une vraie expérience, riche d'une pépite qu'on n'est pas près d'oublier de sitôt : Marion Cotillard, actrice.
Je me rappelle encore son sourire malicieux dans Taxi premier du nom, où elle ne jouait pas quelque chose mais était là. Quel grand écart avec ce jeu extraordinaire, cette présence étonnante double que Diderot aurait adoré : elle est là et elle laisse place à Piaf, elle l'imite et en même temps joue la comédie, elle la présente et en même temps la représente.
Les américains vont adorer ce type de jeu, et pour une fois on peut avec raison être d'accord avec eux. J'aimerais parodier à la fois Resnais et Les Cahiers du cinéma époque Antoine de Baecque et Serge Toubiana pour dire : La Môme, c'est un documentaire sur une actrice (cf. L'Année dernière à Marienbad, "Un documentaire sur une statue").
Certes le film est très bien pour plein d'autres choses, la déconstruction narrative qui donne envie de reconstruire, les seconds rôles très justes, la lumière, les dialogues (enfin on n'entend pas correctement les paroles échangées dans le quotidien des p'tites gens !), la mise en scène parfois intéressante malgré quelques grossièretés (la sublimation de la mort de Cerdan par la scène est un peu simpliste). Mais s'il faut une raison de le voir, la présence de Marion Cotillard suffit.
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