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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 24/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
D'autres l'ont remarqué avant moi mais cela mérite rappel, tant la différence de traitement entre le connoté masculin et le connoté féminin est visible !

La langue française a des effets qui tuent:
* Un gars : c'est un jeune homme
* Une garce : c'est une prostituée
* Un courtisan : c'est un proche du roi
* Une courtisane : c'est une prostituée
* Un masseur : c'est un kiné
* Une masseuse : c'est une prostituée
* Un coureur : c'est un joggeur
* Une coureuse : c'est une prostituée
* Un rouleur : c'est un cycliste
* Une roulure : c'est une prostituée
* Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
* Une professionnelle : c'est une prostituée
* Un homme sans moralité : c'est un politicien
* Une femme sans moralité : c'est une prostituée
* Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
* Une entraîneuse : c'est une prostituée
* Un homme à femmes : c'est un séducteur
* Une femme à hommes : c'est une prostituée
* Un homme public : c'est un homme connu
* Une femme publique : c'est une prostituée
* Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
* Une femme facile : c'est une prostituée
* Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
* Une femme qui fait le trottoir : c'est une prostituée
* Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
* Une péripatéticienne: c'est une prostituée
Publié le 23/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Avec la création de logiciels symbiotiques, des parasites, sur les plates-formes d'échanges sociaux, les jeux se sont engouffrés dans la brèche de ces sites à forte consommation de temps. Car il faut l'avouer, l'un des gros défaut des jeux, les bons comme les moins bons, c'est de vampiriser le temps.

Parmi les mécanismes de fonctionnement des jeux, on prend souvent en compte les mécaniques internes (interactions, structure narrative, événements et bases de données dynamiques), qui se développent durant le temps du jeu. Mais il faut compter de plus en plus avec les mécanismes qui contraignent le temps du jeu, à cause de ce statut perpétuellement online.

Déjà le fait de proposer un bonus de jetons dans un jeu de poker lors de la première connexion, chaque jour, est une incitation très... captatrice. Vous voulez votre bonus, jouez chaque jour. C'est peu de chose a priori, mais que de temps peut être perdu ainsi ! Surtout que ce bonus est une partie minime de ce qui peut être gagné en une grosse partie.

Mais on rencontre par exemple maintenant des jeux, dont l'assez intéressant "Knighthood" sur Facebook, ou la plus discutable adaptation de la Guerre des Etoiles sur la même plate-forme, qui continuent de fonctionner lorsqu'on n'est pas connecté. C'est assez ancien, cela date même du début du web, mais l'échelle est bien différente, avec des milliers, voire des millions d'opposants potentiels. Dans Knighthood par exemple, on se doit de vider systématiquement les caisses régulièrement dans la journée si on ne veut pas se faire dévaliser par un chevalier indélicat; chaque jour quasiment il faut aussi lancer les constructions, impossibles à suivre de bout en bout (1 jour, 2 jours pour agrandir une tour de guet de niveau 5, cela commence à consommer du temps!).

Autre mécanisme que personnellement je vomis, même en tant que victime consentante : l'invitation systématique, rendue nécessaire par les mécanismes même du jeu. Là encore, la comparaison entre le Poker et Knighthood est éclairante : alors que le fait de ne pas inviter d'amis, pour respecter leur liberté d'initiative, n'avait aucun impact négatif sur les possibilités du jeu, ce mécanisme est obligatoire dans le jeu d'ambiance médiévale si on souhaite suivre le rythme des constructions de fortifications et des améliorations de structure... Cela s'apparente à une prise d'otage.

Même si le jeu est intéressant, sacrifier des amis sur son autel est désespérant.
Publié le 22/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Si Jean Dupont a profondément et durablement impressionné les esprits par son expérience du bas qui résille en milieu aqueux (qui ne connaît le nom de Dupont?), Pierre Martin a quant à lui laissé son empreinte sur la définition juridique du petit rapporteur auprès du ministère de l'enseignement scolaire et de la culture. Comment ignorer l'importance prise, dans notre société, par Martin ? Certains spécialistes de l'éthymologie considèrent d'ailleurs que le prénom "Martin" est apparu à la suite des travaux de Pierre Martin, en référence au grand homme de loi.

C'est de façon plus marginale, puisqu'il s'agit de sport, qu'Alain-Bernard, descendant lointain d'Alain-Fournier, également appelé par ses collègues nageurs Bernard Alain, ou Bernard, ou Alain, laisse à la postérité son nom (ou son prénom, je ne sais plus). Il vient en effet de battre le record du monde de la discipline reine de la natation, le 100 m nage libre. Désormais, tout le monde aura un visage en entendant parler de Bernard. Par celui de Gérard Jugnot dans les Bronzés, non. Bernard, ce Bernard-là. Bernard l'ermite est sorti de sa coquille ? on peut le dire...




Raymond Roig AFP -
Alain Bernard nage avec les pouces et cela provoque des crampes douloureuses qu'il faut régulièrement opérer (notez le rictus de souffrance).

A titre personnel j'ai toujours un temps de réticence, désormais, devant la chute des records, de peur que les corps des athlètes ne soient pas "raccord" avec l'éthique physiologique et sportive... Mais il faut faire confiance, si c'est un francophone du sud, qui plus est avec un nom si caractéristique. Longue nage donc à Alain... ou Bernard, tant qu'ils nagent vite !
PS: pardon au lecteur pour les nombreuses fautes d'orthographes corrigées.
Publié le 21/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
C'est vraiment le 1% artistique ! (Au passage, quel quota stupide, qui mécène pour des oeuvres nulles et donne à l'art un tour fonctionnaire qui le sclérose. Ce qui ne rend pas l'artiste plus fort le tue, pourrait-on oser).

A.R.T.

A cheval sur les cabales le régime soubressaute dans les mains des peuples et des shérifs
Retrouvons les prés d'avant, et là près de l'avenir le démon du techno se fera démonstratif
Traduisant au corps - électoral - les nouveaux contrats passés avec de la démocratie les amoureux et les rétifs.

C'est vraiment du 1% artistique, avec ce que cela comporte comme incohérence de promulguer le caractère a priori d'une oeuvre dite "d'art".
Publié le 20/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Ce très joli titre de Bénabar me sert de prétexte pour reprendre le fil de mes commentaires divers et thématiques. C'est très significatif que ce premier article après plus d'une semaine de silence forcé soit d'ordre politique, car la politique n'est pas étrangère à mon emploi du temps actuellement très consistant.

Significatif aussi, le côté elliptique de ce billet, alors qu'il mériterait des développements longs, pour vous peut-être, pour moi sûrement.

Les surprises électorales sont plus rares que les surprises sportives; mais elles ont beaucoup plus de conséquences sur la vie des administrateurs, évidemment, mais aussi des administrés. La complexité d'une transfert inattendu des connaissances des rouages administratifs est impressionnante, et tend à accréditer certaines thèses du centre orange, sur lequel je reviendrai plus en détail la semaine prochaine.
Publié le 10/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
De l'humour pour les documentalistes, les bilbiothécaires, les spécialistes de l'information, tous ces parias des rangements et des archives !

Que fait un bibliothécaire pour draguer une mathématicienne ?
- Il lui parle de ses volumes...
- Mais le charme est rompu quand il évoque ses monographies !

Que fait un programmeur qui a une attirance pour une employée chargée de veille ?
- Il lui offre des colliers de PERL.

Comment détecte-t-on un faux bibliothécaire ?
- Quand il vous reconnaît sans ses lunettes.
- Quand il demande si la personne cherche une monographie ou une multigraphie.
- Quand il croit que "périodique" c'est une façon de désigner la menstruation féminine (d'où son étonnement en entendant une usagère demander à la bibliothécaire en chef "où mettez-vous vos périodiques?")

Quelles différences y a-t-il entre un bibliothécaire et un documentaliste ?
- L'un sait lire mais pas parler, l'autre sait parler mais pas lire.

Qu'est-ce qui sépare une bibliothécaire d'une documentaliste ?
- Le détachement du chignon, du fond de teint et des lentilles !

Pourquoi les documentalistes jouent-ils si souvent à Tetris, parce qu'ils ont du temps à perdre ?
- Non, parce qu'ils ont élaboré un plan de classement des pièces qui tombent.

Enfin pourquoi est-ce que la majorité des usagers s'adresse aux mêmes bibliothécaires ?
- Parce qu'elles ont la cote !



Et en bonus une petite séquence de multiculturalisme : une bulgare qui chante de l'anglais en patagon, c'est merveilleux ! Ken Lee, quelle chanson de Mariah Carey ! Vous connaissez pas ? Cela fait "Ken Leeeee, Ken Lee tulidu dibu douchooo" !

C'est ici et ça vaut le voyage.
Publié le 09/03/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Derrière des termes ronflants, la référence à la pensée des Lumières et l'emploi du latin de bibliothèque, c'est la question du rapport entre le joueur et le reste du monde qui est encore posé régulièrement par les jeux, par les joueurs, et par le monde. C'est un problème que connaissait Gary Gygax, feu le créateur de Donjons et Dragons, premier jeu de rôle papier au rayonnement planétaire et donc grand inspirateur des MMORPG actuels (lui-même était un habile plagiaire de Chrétien de Troyes, de John Ronald Reuel Tolkien et des compagnies d'assurances, mais ne l'ébruitez pas, la MAAF et Les MMA ne comprendraient pas).

Car un individu qui se plonge dans une oeuvre de l'esprit au point d'habiter plus que dans son corps, ce n'est pas nouveau ! Emma Bovary aurait-elle joué aux Sims ? Indubitablement. Dans la question de la responsabilité de l'utilisateur, forcément dépendante d'une majorité légale et d'une maturité normale, on ne doit pas écarter la responsabilité que nous impose notre existence dans un emploi, dans une famille, dans un cercle d'amis, dans une cité (impossible donc de dire "ça me regarde" à tout bout de champ). Mais cette responsabilité reste le critère essentiel, qui me fait dire que la pratique du jeu dans des conditions normales ne peut ni ne doit être traitée comme pathologique.

JB Soufron, grand avocat du jeu vidéo, propose un point de vue fort bien construit, et que je ne refuse pas totalement totalement, sur cette page.
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