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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 30/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie

Pourquoi l’humour ? Pour répondre au cliché qui fait du lundi un jour triste. Comment ça va ? Comme un lundi. Pour réjouir ceux qui sont tristes de travailler. Pour réjouir aussi ceux qui aimeraient être tristes de travailler mais ne sont que tristes de ne pas travailler, ce qui est au fond moins rigolo. Et le lundi, c’est un jour de la lune ; et on l’oublie, mais les gens lunatiques, la lune elle-même, ne sont pas toujours tristes, mais aussi mystérieusement joyeux.


Enfin il faut l’avouer si j’imagine Bergson, auteur d’un sérieux traité sur Le Rire, dans un bal costumé, c’est toujours soit en dinosaure (L’Evolution créatrice) soit en clown blanc. Celui du lundi.


Publié le 29/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
J'ouvre ici une série de 7 articles, généralement courts, qui expliquent pourquoi j'ai choisi d'attribuer à chaque jour telle ou telle catégorie d'article...

Donc aujourd'hui : Pourquoi le dimanche ?

Pourquoi le ludique prendrait-il la place du familial, qui caractérise si bien le dimanche ? J’y vois deux raisons : tout d’abord, le dimanche est jour de repos dans notre tradition. Jour de repos, détente, propice au loisir des loisirs : le jeu. Pourtant il faut l’admettre, le jeu est un des loisirs les plus stressants qui soient, en particulier si l’on considère comme moi que le fondement du jeu est de se mettre en danger dans un univers de règles définies (mais non forcément connues à l’avance).

La seconde raison est plus construite : l’un de mes objectifs, lorsqu’à mon petit niveau je promeus le jeu, est de faire passer d’une pratique individualiste à une pratique tantôt personnelle tantôt familiale, tantôt même collective. Le dimanche dit « familial » se prête donc à l’épreuve de multiples jeux aux dispositifs d’interactions les plus divers.

Publié le 26/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Le fait d'assister à une partie du salon du Mécénat, qui s'est tenu à la Cité Internationale de Lyon, m'a apporté un quadruple bénéfice :
- Le bonheur de découvrir, jouée au piano par Dana Ciocarlie, une oeuvre magnifique de Schubert, Mélodie hongroise. Schubert qui ne cesse, année après année, de monter dans mon estime et dans mon goût. Et quand je parle de bonheur, c'est "que du bonheur" comme on dit à la télé, mais c'est aussi un sentiment très puissant et durable de joie d'appartenir à la même humanité.

- La joie de voir par hasard une personne de mes connaissances, retraitée, puiser des ressources nouvelles et innovantes pour alimenter la vie de son association. L'énergie de certains "seniors" est digne d'admiration et digne d'être prise en modèle.

- Le plaisir de voir, sans hasard, se développer une fois de plus l'excellent point de vue panoramique de Najat Vallaud-Belkacem, cette fois sur le domaine des politiques culturelles et sur le mécénat de proximité. En l'occurence elle alliait éthique et pragmatisme en pointant

* la nécessité d'un mécénat d'entreprise plus présent

* l'utilité partagée des démarches de mécénat pour les entreprises, les acteurs de productions culturelles, les instances publiques, la population

* les risques potentiels d'un transfert massif des capitaux culturels du public vers le privé, concernant en particulier de nouvelles servitudes générées sur les choix sociaux, esthétiques, humains...

* l'exigence d'une action concertée équilibrée en matière de mécénat, avec comme centre de gravité la préservation de la plus grande diversité culturelle par les collectivités territoriales et nationales.

- La satisfaction de pouvoir sur ce sujet réutiliser une nuance de sens qui s'est récemment réaffirmée en moi : l'artistique ne recoupe pas exactement le culturel. Sans entrer dans les détails que cette assertion mériterait, j'en suis venu à penser que la politique culturelle tolère un très fort investissement de la part des acteurs privés, à but lucratif; mais la politique artistique, elle, doit rester forte, et garantie par la puissance publique. On pourra répondre que le mécénat de la Renaissance a produit des merveilles artistiques, mais la structure de l'économie à la Renaissance laissait une profonde respiration à la création artistique. Pour paraphraser Alain Robbe-Grillet, à monde nouveau, politique nouvelle...
Publié le 21/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Un proverbe très actuel.
Traduction superflue : sans expérience qui tisse des relations d'entraide et surtout sans entraide, il n'est pas possible de faire autre chose que de la figuration sportive dans les compétitions de sport d'équipe de niveau mondial.

A propos de l'équipe de France de football, foule de choses a été écrite, dite, pensée, et sera écrite, dire, pensée. Mais une consécution logique m'apparait en faisant la liste impressionnante des joueurs convoquées et titularisés : si vous voyez un joueur de niveau mondial en action, vous vous dites qu'il va s'en sortir plutôt bien, voire très bien. Si vous voyez un joueur moyen en action, vous vous dites qu'il peut échouer, vous êtes donc prêt à lui venir en aide, à vous susbstituer en cas de besoin.

Coupet : niveau mondial
Abidal, Evra, Thuram, Gallas, Sagnol : niveau mondial
Makelele, bientôt Toulalan et Lassana "Little" Diarra : niveau mondial
Ribéry, Malouda, Nasri déjà : niveau mondial
Benzema, Henry, Govou, Anelka : niveau mondial

Habituellement tous ces joueurs font peu d'erreurs dans leur jeu... Et s'ils en font, que se passe-t-il ?

Quand par exemple Ribéry, Benzema et Henry partent à l'assaut des buts néerlandais, à quoi ça sert de les aider? Thuram qui défend sur Robben, qu'est-ce qui pourrait arriver qu'on ne voie pas venir ?

Je crois qu'une équipe comme la Turquie gagne aussi beaucoup à avoir des différences de niveau entre les joueurs, de la classe mondiale de Nihat au talent encore fragile de Arda en passant par la qualité passable du vieux Rustu. Je ne connais pas de champion du monde ou d'europe qui ait eu des génies à tous les postes.
Publié le 17/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
De façon impromptue, il est possible de se retrouver dans un blog. Y a-t-il eu un temps où je me suis dé-trouvé ? Sans doute, puisque personne ne m'y a trouvé...

Je ruse avec le thème pour coller à l'actualité, commentaire médiatique donc à thème sportif : le traitement journalistique du match France-Italie fut un modèle de... de... ce fut un modèle. Ce qu'on reproche aux journalistes qui ne font pas trop bien leur travail, c'est de dire strictement et sans recul la même chose que notre voisin de palier ou le pêcheur d'alevins du bord de l'étang (amis pêcheurs d'alevins, ne le prenez pas personnellement, vous êtes tout un groupe).

A quelques minutes d'intervalle, on a donc entendu sur la même chaîne, autant dans le feu de l'action dans les deux cas, magie du direct oblige, Thierry Leboeuf ou Franck Roland dire qu'Abidal avait à peine touché Luca Toni, et que d'ailleurs il n'était pas dernier défenseur (c'est vrai, il reste le gardien, les poteaux, le filet, la taupe, la peinture de la ligne de but, les brins d'herbe... comment ça compte pas?) et Pierre Menez dire que le même joueur, dans la même action, faisait non pas une mais trois fautes "1, 2 et même 3". Personne ne voit le même match, le même spectacle, certes. Mais il y a des limites qu'un journaliste ne devrait pas dépasser, si vivifiant hâbleur soit-il.

Toujours en matière de média sportif, beaucoup de choses ont été écrites et seront encore écrites sur le compte de Raymond Domenech, mais il m'apparaît ce soir qu'il aura commis une erreur dans cet euro de football, et c'est une erreur de communication : charmante et touchante, sa demande en mariage de la présentatrice Estelle Denis a anéanti toute possibilité de contre-argument à ce reproche : "Domenech n'en fait qu'à sa tête, il n'est pas objectif dans sa sélection ou dans son coaching".

Son côté docteur House manquera dans le PAF. Tiens, un bon client qui disparaît.

PS : Claude Puel connaît donc déjà le nom de son successeur : Raymond Domenech !
Publié le 01/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Après de longues semaines de silence, mais pas d'absence, je reprends l'azerty pour indiquer que :
1- je mettrai en ligne peu à peu quelques articles, que j'espère non négligeables, rédigés en avril-mai et non publiés à temps
2- j'écrirai de nouveau des articles à un rythme aussi soutenu que possible. Voire autant d'articles que nécessaire.

Ainsi que le disaient les habitants du Latium, "vadeo, vale" (équivalent de notre "j'me casse salut" ou de notre "je vous prie d'agréer le fait que je prenne congé de vous, et de recevoir mes meilleures salutations").
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