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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 31/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Manquant de temps je cite juste les transferts que j'ai effectué dans le vieux Fifa 2005 au mercato 2008, c'est de l'Abrahamovitch à la lyonnaise: Kallström -> <- Totti Ibrahimovic -> <- Henry Raul Bravo -> <- Ashley Cole Juan et Squillaci -> <- De Carvalho et Samuel Hinkel -> <- Kolo Touré "Djila" Diarra -> <- Pedretti (oui, je sais c'est bête, mais il est meilleur dans ce jeu-là) Frey -> <- Landreau
Voilà qui réhausse un peu le niveau de l'équipe !
Publié le 30/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Dans l'histoire assez récente des migrations des travailleurs qu'on nomme footballeurs professionnels, il y eut bon nombre d'échecs. La dimension psychologique est en cause pour la première catégorie d'échecs, les déceptions.
A l'image d'un "Sheva" Andei Shevchenko à Chelsea, d'un Philippe Christanval à Barcelone, d'un Thierry Henry à la Juventus, d'un Nicolas Anelka au Real Madrid, le joueur décevant avait un gros potentiel qui justifiait des attentes... et la situation a fait que cette qualité ne s'exprime pas assez, ou pas du tout. Dans les gros clubs il y a forcément plus de cas semblables, car ils font venir des travailleurs footballistiques très connus et attendus. Chelsea, avec Shevchenko, Ballack, Kezman et Crespo, a eu son lot de tuyaux percés, peut-être le bouquet le plus impressionnant. Veron à Manchester, Mendieta à la Lazio de Rome, Cannavaro, Owen et Cassano au Real Madrid ont également fait jeter beaucoup d'argent par les fenêtres. Surtout parce que l'argent ne fait pas le joueur.
Autre raison possible de l'échec d'un transfert, le caractère surfait d'un joueur. Et là aussi, des millions ont été engloutis en pure perte. Par respect pour leur dignité on peut éviter d'en citer trop : Aliadère et Christanval sont des cas d'école, dans des styles différents. Toto Squillaci devint en juin 1990 un grand joueur, puis fin juillet il était redevenu un attaquant moyen. On se souvient peut-être de Ortega, ancien futur successeur de Diago Maradonna, mais plus beaucoup à cause de son jeu. Ibrahim Ba ne put tenir le niveau de sa cote après son éviction de la sélection française en 1998. Djetou, lui aussi non-champion du monde en 1998, a erré longtemps de club en club à la recherche du niveau atteint temporairement à Monaco. Pour eux, quel que soit l'endroit, la situation n'est pas favorable... c'est donc que l'évaluation de leur valeur financière est exagérée.
Pour l'instant les leçons de ces échecs ne sont pas toujours tirées. Il faut dire qu'avec l'augmentation régulière des budgets, le climat n'est pas à la rationalité. En France, d'ailleurs, aucun gros club n'a été réellement mis en difficulté exclusivement par son échec de recrutement. Cela joue, mais c'est insuffisant. La Lazio de Rome, elle, ne s'en est sans doute pas remise.
Publié le 29/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
C'est avec un vrai plaisir et une agréable surprise que j'ai découvert récemment Caché le film de Michaël Haneke avec Auteuil et Binoche.
La facture du film interpelle, dérange, et c'est déjà une bonne surprise dans l'océan d'académisme où nous voguons parfois. Bien mené, bien photographié, assez bien joué, ce thriller éveille bien sa dose d'angoisse. Mais le plus intéressant est qu'il met en place un dispositif scénaristique qui nous oblige à entrer dans une réflexion sur le cinéma.
Une question toute simple me donne cette certitude. Mon épouse me demande, à la fin du film : "Mais qui a filmé les cassettes vidéos?" Je lui dit sans hésiter et en souriant: "Michaël Haneke!".
Drôle de point de vue sur les choses - Caché (c) Les Films du Losange
Evidemment, c'est le réalisateur qui "filme" tout (ou presque, il y a les images des informations télévisées, voir ci-dessus, ce qui d'ailleurs montre encore plus la nécessité de se demander qui filme, et qui filme quoi). Car le réalisateur est en même temps acteur de son histoire, comme Georges (Daniel Auteuil) est spectateur, acteur et directeur de toute cette histoire.
On dit parfois dans les cursus de cinéma que les meilleurs films ne peuvent pas faire l'économie d'une dimension réflexive, d'une interrogation sur l'oeuvre en train de se produire. Si cela ne masque pas les autres dimensions de l'oeuvre, c'est à coup sûr un gage d'intensité et une forme de sincérité. Dans Caché le fait de filmer ou d'être filmé est une question essentielle, mais cela n'annexe pas tout le propos, cela l'enrichit. "Mérite le détour", comme le dirait le guide Michelin.Daniel Auteuil se fait un film - Caché (c) Les Films du Losange
Publié le 28/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Quoi que puissent en penser les gens de ma génération, le titre de "Denver et les derniers dinosaures" n'a aucun lien avec un quelconque saurien amateur de guitare, milk shake et coupe en mulet. Denver est en l'occurence la grand-messe démocrate outre-atlantique. Une désignation, celle de Barack Obama, qui devait sonner le glas de la politique de "daddy" et ouvrir toutes grandes les portes du XXI° siècle aux Etats-Unis.
Manque de chance, les dinosaures sont de la fête : non seulement parce qu'ils restent sympathiques voire intéressants (pour certains), non seulement parce qu'ils s'accrochent à leur siège, mais surtout parce qu'ils sont nécessaires pour espérer endiguer le reflux de maccainisme frileux qui submerge l'Amérique. Est-ce reculer pour mieux sauter? Cela ne va-t-il pas briser un élan déjà fragilisé? Seule madame Soleil (Germaine pour les intimes) pourrait nous le dire, et encore avec une forte incertitude.
En deçà de l'Atlantique, de la Manche, du Rhin, de la Méditerranée, des Alpes, des Pyrénées et de la Corse, de vieux dinosaures tanguent mais ne rompent pas. A quand l'avènement des mammifères? Faudra-t-il attendre un quelconque bouleversement pour que l'évolution logique des choses se développe? L'impôt sur les revenus reste inchangé tandis qu'on envisage des prélévements complémentaires sur les revenus du capital pour soutenir le Revenu de Solidarité Active. Deci-delà on entend poindre, rapport après rapport, une demande de taxation de valeur ajoutée attribuée au comblement des déficits de l'assurance vieillesse, dépendance et/ou chômage (le point essentiel étant cette attribution de recette vers un dispositif de soutien des populations les moins aisées). Les équilibres fiscaux en France sont rompus, l'occasion serait donc belle pour effectuer un chambouletout du tonnerre. Aura-t-il lieu, ce changement radical d'un système des prélèvements adapté à la France des 30 glorieuses et à la période nostalgique qui a suivi?
Publié le 27/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Tandis qu'on joue les va-t-en-guerre dans le Caucase ou sur les contreforts de l'Himalaya, on n'atteint pas des sommets d'intelligence dans la rentrée médiatique dont les médias eux-mêmes font la promotion.
Dans cette masse peu amène, il y a toutefois des moments plus intéressants, plus en prise avec la réelle existence d'un média. J'ai donc bien apprécié l'interview assez carrée mais pas provocante d'Olivier Minne par Ozap ici.
Autre sujet, autre remarque, l'un des avantages des médias collaboratifs et des traditionnels en ligne, c'est la possibilité de confronter vite et bien les points de vue, de ne pas donner une vision unique dictée par la ligne éditoriale. Des journalistes qui font bien le boulot, en somme, aux antipodes de l'image de zappeur dilletante que pouvaient suggérer les tenants du journalisme "tout papier". En témoigne par exemple le scoop auto-critique de Mediapart sur FO-Métaux (interview de Louis Viannet, ex-CGT, et commentaires d'anciens dirigeants de FO).
Publié le 26/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Il n'y a hélas plus de surprise, mais ça fait toujours mal de constater que c'est de plus en plus officiel, le XXI° siècle sera froid, très froid, sur le plan des relations est-ouest-nord-sud. Le climat qui se réchauffe, c'est pour les masses d'air, les liquides, la vie biologique. Le climat qui se refroidit, c'est pour les masses de population, les liquidités, les sources d'énergie liquide, la vie diplomatique.
Cruelle et terrible ironie d'entendre la Russie déclarer l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud... drôle d'indépendance en effet. Personnellement ma plus grande amertume est pour mes enfants, qui commencent dans la vie avec des soucis géopolitiques... Bon c'est peut-être loin de leurs préoccupations d'enfants, mais ça ne sera pas sans conséquence pour leur vie, leur histoire.
Maudite volonté de puissance qui ronge les grandes nations, ces gouvernements qui jouent à celui qui se dégonflera le premier, au risque des crises, des morts et des haines... Nous avons beau jeu en Europe de fulminer contre les impérialismes américains et russes, mais c'est confortable quand on n'a pas les moyens de s'immiscer dans le jeu.
Guerre froide. Le moindre des maux sans doute, comme je l'écrivais il y a peu. Mais un mal quand même.
Publié le 25/08/2008
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Savez-vous que Léon Tolstoï ne mangeait pas beaucoup et qu'il était plutôt maigre? C'est pourtant bien connu qu'il n'était guère épais (Guerre et Paix) !
C'est tout pour le moment !
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