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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 24/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Le flot des images est intarissable, et nul ne peut plus suivre tout ce que l'univers médiatique produit. Alors l'humain a inventé le média 2.0, où les spectateurs deviennent à leur tour propagateurs d'images et sons de par le monde.

Ainsi les enfants qui aiment le rugby actuel peuvent-ils revoir des essais lointains dans le temps et dans l'espace, tel celui de Blanco en demi-finale de la coupe du monde 87.


Ceux qui ne connaissent rien au baseball peuvent aussi voir une explication très visuelle et sans équivoque de ce qu'est un "Homerun"



Mais ce tout par tous à tous est-il bien raisonnable ? Je laisse pour l'instant la question ouverte, mais j'y répondrai à l'occasion... Je parlerai par exemple des droits (les images filmées sont la propriété exclusive des réalisateurs qui les ont dirigées), car tyde ou thjoker2242, ou moi même ici, nous ne sommes pas très honnêtes en la matière...
Publié le 23/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante


C'est une chaîne très confidentielle, ce sont deux chaînes très confidentielles devrais-je dire, mais elles méritent des détours nombreux. Parce que rarement la parole politique a autant la possiblité de s'exprimer amplement, rarement les discussions sur la chose publique sont aussi poussées et pointues.

On trouve également un très bon magazine de sciences, un solide magazine de BD, et une étonnante émission littéraire menée par Jean-Pierre Elkabach, semblable à lui-même c'est à dire poussant faussement les interlocuteurs à l'audace du verbe, et Monique Canto-Sperber (oui, la directrice de l'ENS Fontenay !), silencieuse comme une intellectuelle devant des babillages médiatico-universitaires. La rédemption de Bruno Mazure ne passera peut-être pas directement par son émission Impertinence, mais cette émission a le mérite des questions qui grattent, comme par exemple un très bon "faut-il désigner les députés par tirage au sort?" avec un Etienne Chouard remonté et un constitutionnaliste pas démonté.

Ces deux chaînes dont le budget est sujet à critique proposent des programmes peu critiquables, parce qu'ils ont pour mission de diffuser l'information citoyenne au plus grand nombre, et pour peu qu'on s'attarde sur le canal on en sort souvent enrichi, mieux informé et plus décidé à participer à la vie publique.

Avis personnel
Innocent : si les téléspectateurs suivaient plus souvent les émissions proposées par ces chaînes, les élections de 2007 auraient sans doute eu des résultats un peu différents...
Publié le 22/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Dans le cadre du jeu sur les mots qui me plaît tant, je me suis amusé à combiner l'homophonie coeur / choeur / (Jacques) Coeur / qu'heurts /(ha)cker / (é)coeure avec les expressions qui utilisent ces mots homophones.

Comme dit le proverbe, "hacker vaillant rien d'impossible", donc je me suis lancé dans ce mixage vocal, à vous d'en retirer ce qui vous amuse:
- Franck Michael, de salle en salle, chante en coeur
- Dans la pièce d'Eschyle Les Perses, il y a un choeur qui bat (et flagelle le Grand Roi).
- Charles VII est le roi de Coeur, contrairement à ce qui est écrit sur les cartes à jouer.
- Les rugbymen français étaient 20 coeurs avant d'être vainqueurs face à l'Irlande.
- "Oh l'écoeure", disaient les Lyonnais après l'amère défaite au Camp Nou, alors que d'habitude en coupe d'europe ils s'encourageaient à coups de "hauts les coeurs"...
- Les historiens aimeraient bien avoir le Jacques Coeur à l'ouvrage.
- Un chien qui bave derrière un coryphée, c'est le risque de voir la rage au choeur.
- Dans l'univers du Neuromancien de Gibson, il n'est pas rare de voir une opération hacker ouvert.
- Les chansons des Dix Commandements ont été apprises par choeur par de nombreux fans
- A force de lui donner à manger, l'épouse de Jacques a fini par avoir le Coeur gros.

A suivre...
Publié le 22/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie

Toujours attentif aux vieux matchs diffusés par ESPN Classic, j’ai revu avec un plaisir énorme la demi-finale de la coupe du monde de rugby 1995. Très grand plaisir grâce aux joueurs monumentaux qui y prenaient part : au-delà du fade Will Carling, l’Angleterre pouvait jouer les premiers rôles à l’avant avec Justin Leonard, Rodber, Brian Moore ou le grand Martin « Jono » Johnson, et se défendait au mieux à l’arrière avec les deux Underwood, Guscot, et le très classe Rob Andrew à l’ouverture.


En face, c’était du très haut niveau, la meilleure équipe du tournoi sans doute : le roc Sean Fitzpatrick, Robin Brooke excellent capteur de ballons, Zinzan Brooke le stupéfiant flanker (quel drop de 35 mètres !), Kronfeld et son casque et ses percussions, Andrew Mertens le métronome (ici plutôt déréglé), Jeff Wilson le feu follet, Little, et un monstrueux, surhumain Jonah Lomu. 4 essais dans ce match, rien de moins, avec en particulier dès la 5ème minute le célèbre renversement de Mike Catt.


C’est l’une des scènes qui a fait sa légende, comme le tampon de Chabal sur le n°8 néo-zélandais fait actuellement la sienne. On repasse en boucle et on reste bouche bée devant tant de puissance. A l’époque, quand il atteint sa vitesse de croisière, rien ne peut l’arrêter, pas même un plaquage haut, une petite cuillère ou un corps « normal » en opposition. Vitesse, puissance mais aussi intelligence des trajectoires, l’homme montagne, comme on l’appelait, était au sommet de sa forme.



La fin était débridée et prévisible, une Angleterre courageuse et une Nouvelle-Zélande dominatrice se disputant la domination du terrain à coups de grandes courses slalomées en direction de l’en-but. Et après la fin du match, la suite de la compétition allait montrer au monde entier que la décennie du rugby ne serait pas celle de l’essai mais du jeu au pied (de Stransky à Wilkinson en passant par Larkham).
Publié le 21/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
C'est un nouveau proverbe qui semble s'appliquer à la recherche scientifique depuis plus d'un siècle, mais qui prendrait tout son sens en ce moment. Il est en effet beaucoup question des lobbies agricoles dans la gestion de la question des OGM, ces lobbies qui semblent aussi bornés que les arracheurs de plants de recherche. Il risque d'être beau le Grenelle de l'environnement, avec des discussions à l'emporte-pièce, avec toujours une arrière pensée politicienne ou économique derrière la tête des débattants...

J'en profite pour diffuser la virulente et néanmoins pertinente analyse d'un scientifique, C. Vélot, à propos des missions de la science et de ses applications.


Publié le 21/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante

Les heureux hasards de la TNT m'ont fait tomber, mercredi soir, sur une sympathique émission littéraire digne de feu Apostrophes : Les Livres de la 8. Comme beaucoup de cases de Direct 8, il s’agit d’une émission en direct. En cela, elle a déjà du sel, parce que la parole des écrivains est toujours quelque chose de spécial, d’atypique, de révélateur, par-delà ce que Proust disait à propos du moi écrivain et du moi social.


Et Maurice G. Dantec, connu à la fois pour ses œuvres remarquables (je n’en ai hélas pas lu) et ses idées étranges, était invité en ce mercredi 19 septembre 2007, peu après la morne défaite de l’OL face à Barcelone. Sa parole dans ce contexte était d’autant plus intéressante qu’il a choisi de tirer parti du dispositif : au lieu de répondre à la première question du présentateur interviewer, il a souligné les difficultés que lui a causées la troncature de ses propos dans de nombreuses émissions littéraire en différé.

Il était posé, développait à loisir ses idées et sa vision de la langue (par exemple abondant dans le sens de l’essai Mauvaise Langue de la jolie Cécile Ladjali). Il était impec’, bien dans son rôle de paranoïaque / prophète / ermite, et pourtant pas outré au point de masquer l’intérêt réel de son propos littéraire et sociologique. J’ai beaucoup aimé que par contagion le présentateur prenne la liberté de parler comme son interlocuteur, sans demi-mesure, pour souligner l’excellence des première et troisième nouvelles d’Artefact, mais l’absurde ésotérisme abscond de la deuxième nouvelle de ce recueil.


Cela donne très envie de lire son dernier ouvrage. C’est une bonne émission littéraire.


Publié le 20/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Les équipes de France de basket, de volley et de rugby ont connu d'énormes difficultés ces dernières semaines (je laisse de côté l'équipe de France de foot, qui rencontra des difficultés diamétralement opposées face à l'Ecosse). Pas de J.O. pour Tony Parker et Boris Diaw, pas de médaille pour Stéphane Antigua, une entrée en matière déplorable pour Damien Traille, Serge Betsen et Imanol Harinordoquy.

Justement, du point de vue historique, là où les sélections françaises pêchaient particulièrement dans les années 80 - 90, c'était sur le plan des individualités fortes à tous les postes (et non pas sur la cohésion collective : par exemple, les Bleus d'Aimé Jacquet avec leur attaque assez insipide jouait en équipe; ou encore, Forget-Leconte en coupe Davis en 1991 battaient ensemble le duo étincelant Agassi - Sampras). Puis l'accent a été mis sur des individualités plus talentueuses, pour soutenir l'opposition des talentueux étrangers, c'est ainsi que la concurrence à chaque poste a fait apparaître Abidal, Boumsong, les Diarra (L. et A.), Malouda, Ribéry, Benzema; Michalak, Chabal, Marconnet et Harinordoquy; Diaw, Turiaf, Pietrus et Parker.

Mais le problème vient alors de la nécessité de faire jouer ensemble des joueurs forts individuellement mais peu habitués à compenser des faiblesses par le jeu collectif. C'est la différence entre l'équipe de France de l' Euro 2000 et de la coupe du Monde 2006 et celle de la coupe du Monde 2002 et de l'Euro 2004. Et il me semble que c'est là le défaut principal de ces équipes de France, qui ne savent plus se reposer que sur leurs fortes individualités. Et la force du groupe, bon sang ! Le soutien dans une percée, les démarquages lors d'une pénétration dans la raquette, la présence derrière un contre à deux, même si c'est Rougerie, Parker ou Granvorka !

C'est pourquoi, pour l'avenir de l'équipe de France, je suis très heureux que Benzema et Ben Arfa s'entendent si bien à la pointe de l'attaque lyonnaise, ça laisse de bons espoirs de retrouver une paire digne de Henry-Trezeguet (ce serait toutefois mieux de les utiliser en Champion's League, histoire de passer en revue les Zambrotta, Marquez et Milito du club Blaugrana !).
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