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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 13/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Trop forte, cette Tartan Army, trop grands ces défenseurs centraux écossais, trop tonique sur ses appuis ce gardien transféré en Premiere League pour 13 millions d'€, trop déterminés ces milieux athlétiques, trop inattendue cette frappe soudaine de McFadden...
J'ai rappelé il y a quelques jours que la titularisation de Trezeguet me remettait en mémoire la stérilité offensive de la coupe du monde 2002. Le goût était bien là hier soir pour ce match à 6 points en vue des qualifications pour l'Euro 2008 de football. Beaucoup de jolis mouvements, dont certains conclus par Trezeguet, mais aucun but pour l'équipe de France. Ce n'est pas faute d'avoir aligné des joueurs offensifs, capables de faire des vraies différences individuelles (Makélélé, Ribéry, Anelka, Malouda, avec en plus Nasri et Benzema vers la fin du match) !
Mais le mur écossais n'a pas flanché, et a renvoyé l'animation offensive française à ses chères études.
Pendant ce temps, Michael Owen perçait la Russie avec 2 buts splendides et menait l'Angleterre à la renaissance. Le contraste était terrible avec les espaces minuscules dont disposaient les français; le scotch était plus fort que la vodka en cette soirée, mais il y avait la possibilité de faire plus, avec peut-être un peu plus d'audace dans la conduite de balle. Ah, les dribbles de Zidane... Le dispositif en 4-2-3-1 aurait pu être utilisé pour jouer plus "naturellement" en vitesse sur les côtés et en finesse dans l'axe.
Quelle composition alors ? Trop tard pour souhaiter une défense Malouda - Abidal - Thuram - L. Diarra, un milieu défensif avec Viera et Makélélé, un trident offensif Anelka - Nasri - Ribéry et une pointe en la personne de Trézéguet. Mais le premier but aurait sans doute été français, avec au final un match nul (l'Ecosse marquant sur coup de pied arrêté par exemple) plus intéressant du point de vue comptable.
Bref, sur le plan du football ce fut une soirée à ne pas plus oublier que le 5-0 du Stade de France en mars 2002, pour des raisons diamétralement opposées.
PS : Sans vouloir me comparer à lui, je remarque à l'instant qu'Angel Marcos formule le même souhait rétrospectif, concernant la présence d'un milieu axial derrière un attaquant unique en pointe... Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais force est de constater que là, il est d'accord avec moi  !
Publié le 12/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Franc amateur de jeux les plus divers, très intéressé par l'antiquité gréco-latine, je me suis laissé convaincre par une petite partie du jeu tiré de Roman Mysteries.
Ne me demandez pas ce qu'est cette série de la BBC, je n'en connaissais rien avant ce midi. Visiblement, à en juger par la moyenne d'âge des héros, c'est une sorte de version infantile de Rome, la série historique diffusée au cours de l'année par Canal +.
Le jeu est un point & clic très classique, il faut trouver dans les décors des objets et arriver à les combiner avec d'autres pour débloquer des passages, obtenir d'autres objets ou des informations. Il s'adresse à ceux : qui aiment résoudre des énigmes ET qui aiment l'antiquité romaine ET qui ne sont pas regardants sur la vraisemblance des personnages ET qui ont une âme d'enfant ET qui sont à l'aise avec le maniement d'une souris. Cela fait beaucoup de conditions, j'avoue douter que ce jeu rencontre vraiment son propre public. De mon point de vue il est bien, mais pas top.
Mais je ne m'inquiète pas outre mesure pour les développeurs, tant il me semble que ce jeu n'est qu'un "effet collatéral" de la série télévisée qui l'inspire. Avec la diffusion plus large du jeu vidéo, les modules ludiques (Cd de jeu dans des céréales, memory sur le thème d'une boisson, quizz en ligne pour gagner des cadeaux...) sont devenus un argument marketing de plus autour du produit, dans l'arsenal déjà existant. On peut s'en réjouir, parce que cela désacralise l'acte de jouer, ce n'est pas une pratique satanique mais une activité semblable à la lecture, à l'écriture ou à l'observation.Mais on peut aussi se lamenter de voir ainsi ridiculisé le potentiel pédagogique et émotionnel des "vrais" jeux : "si c'est ça les jeux, c'est bon pour les gamins, alors pourquoi ce trentenaire se passionne-t-il pour un Fallout, un Age of the Empires, un Ultima VII ou un Day of the Tentacle ?". L'art ludique est jeune, mais il commence à être perçu, en tout cas à partir de la génération des 30 - 35 ans, comme une industrie artistique semblable au cinéma.
Publié le 11/09/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
C'est vrai qu'on a bien besoin de la nuit pour tempérer les ardeurs de notre ami le soleil. Mais quelle barbe cette nuit quand le Marchand de sable passe ! De plus, la nuit est souvent belle, alors la quitter serait trop bête !
Donc comme souvent, je veille en tapant un article de blog. Ce faisant je dépense de l'énergie, ce qui aura un impact sur la consommation globale de la planète, rejettera un peu plus de CO2 dans l'atmosphère, fera fondre les glaces du Pôle Nord et expulsera de facto les Inuits de leur habitat traditionnel.
La nuit nuit donc aux Inuits. Mais je ne regrette pas de me coucher tard. Hélas.
Publié le 10/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Les sites de commentaire, les sites d'information, les blog d'information continue se raffinent à mesure que le temps passe. C'est l'arrivée et la diffusion d'un Internet 2, qui intègre non seulement des hyperliens mais surtout des hyperobjets, cadres complexes important directement les données décodées ou cadres réactualisés en temps réel. L'excellent site de eDémocratie par exemple, pour excellent qu'il soit, est une usine à gaz.
Mais tout le monde est-il apte à afficher et naviguer en Internet 2 ? Quand je dis tout le monde, je ne parle pas qu'en France, je pense aussi à Shangaï, à Lagos, à Sao Paulo, à Bogota, à Pretoria, à Bombay, à Islamabad ou à Talinn. Pour beaucoup, ce genre de site est illisible parce qu'en langue française, mais également parce que trop "indigeste" pour des connexions et des machines aux capacités modestes. C'est une antienne digne de notre cher Jean-Claude Guillebaud, mais si les médias se scindent entre médias de masse, "cheap", et médias bien informés, denses, il y a une injustice contraire à l'idéal journalistique d'information du plus grand nombre.
Il y a quelques années, de nombreux sites proposaient une alternative d'affichage entre 800x600 et 650x480, et même parfois, comble du luxe, 1024x768. Pourquoi ne plus proposer en guise d'entrée en matière un choix entre avec frames et sans frames, ou statique / dynamique ? La technicité croissante des détecteurs de configuration pourrait être mise à contribution également pour adapter automatiquement la richesse de la "décoration" d'un site, mais ces détecteurs sont des outils dangereux pour la sécurité de navigation.
Gardons les portes ouvertes à un public plus large !
Publié le 09/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
On fait parfois le lien entre les résultats électoraux aux présidentielles et aux législatives cette année et les résultats à venir aux municipales : continuité de majorité, retour du balancier électoral, etc. ?
Mais de fait, chaque élection est le savant mélange du "paquet personnel" et de l'étiquette accolée aux candidats : quand on apprend suffisamment de choses sur la personnalité, sur les actions passées, sur les projets, sur les idées et sur les collaborateurs d'un ou candidat(e), c'est ce "paquet personnel" qui préside surtout au choix, l'étiquette devenant secondaire. Les présidentielles sont un exemple typique de ce vote que je dirais "en conscience".
Les législatives sont un cocktail étonnant entre la mise en avant d'une étiquette (pour soutenir la majorité, pour la tempérer, pour s'y opposer) et, ponctuellement, la dimension particulière du candidat ou de la candidate. Les dernières législatives ont plus été nationales (à étiquette) que locales, comme le prouvent par exemple les échecs d'Alain Juppé et de Najat Vallaud-Belkacem ou les réussites du Nouveau centre et du benjamin de l'assemblée (Dussopt). A contrario, l'élection d'Arnaud Montebourg par exemple relève plutôt d'une évaluation de son "paquet personnel". Seules les personnalités politiques déjà bien connues et identifiées par les quidams de la rue ont eu un impact, à cause du temps très court entre la campagne présidentielle et la campagne des municipales.
Enfin les municipales à venir donnent plus de temps pour s'intéresser aux personnalités en lice. Certes la situation politique générale française aura un impact, peut-être décisif si les positions sont serrées, mais relativement faible. Le travail du terrain, les marchés, les commerçants, les associations de défense, les inaugurations, voilà ce qui fera les maires et mairesses de la plupart des 36 000 communes. C'est là qu'on comprend que la démocratie athénienne, essentiellement attachée à mettre en valeur le "paquet personnel", ne put fonctionner qu'à l'échelle de la cité. C'est au niveau de cette extension géographique réduite qu'est vraiment palpable la santé de la démocratie, ce sera donc très intéressant de vivre cela pour moi qui n'ai jamais connu d'élection municipale en tant qu'habitant durablement installé.
Publié le 08/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
 Le grand bonhomme est mort depuis trop longtemps déjà, mais son humour me hante encore. Je ne faisais rien, je me suis demandé : "mais qu'est-ce que tu fais ?".
M'est alors revenu en mémoire ce magnifique sketch du danger de voir ce qui n'existe pas : la bouteille qui fait tituber, le risque de rester à tout jamais dans l'imaginaire, et ce splendide passage où Devos raconte avoir joué un mime qui devait ne rien faire. Légèrement angoissant, tutoyant l'absurde, linguistiquement génial, c'est du grand Devos, du Devos tout simplement.
De mémoire d'internet, je restitue le passage du mime, saccadé mais avec un mouvement d'ensemble encore perceptible :
On dit qu’un mime sait tout faire. C’est faux ! Un mime ne peut tout faire. Exemple : Un jour … Je devais mimer un personnage Qui n’avait rien à faire … Eh bien… je n’ai rien pu faire, Parce que ne rien faire, Ca peut se dire. Ca ne peut pas se faire. (…) Paradoxalement, plus je ne faisais rien plus les gens, dans la salle, disaient : “Qu’est-ce qu’il fait ? Mais qu'est-ce qu'il fait ? (…) “
A rappeler aussi, la remarque du directeur du théâtre : "Non seulement je paye un mime pour ne rien faire, et il ne le fait pas, mais en plus il parle !"
Devos, si tu existes (encore), envoie-nous une preuve de ton existence !
Publié le 07/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
La mémoire s'expurge souvent des scories inutiles (caprices de stars et appétit gargantuesque) lorsque sonne le glas des grands artistes. De Luciano Pavarotti il restera une voix, au timbre italien très marqué, mais à l'ampleur unique. Sa mort est l'occasion de redécouvrir son double visage de chanteur lyrique et de chanteur populaire, alliage impensable après 1870 et avant 1980: il a chanté avec des confrères de grand talent (Domingo, Carreras) mais aussi des artistes d'une autre planète que la sienne, James Brown ou Barry White. Honorable et respectable démarche de rencontre de l'autre pour créer ensemble, même si les puristes lui reprocheront d'avoir donné envie à Florent Pagny d'avoir fait l'orgueilleux Baryton.
Bien que désespéré par la faute d'orthographe dans le nom de Schubert dans le titre de la vidéo, je propose donc comme oraison funèbre cet Ave Maria chanté par "Il Maestro", l'homme de Modène, l'homme - baryton, l'homme - chanteur.
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