|
Contactez-moi
Mail :
Mes liens
Mes blogs favoris
Tribune libre
|
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture. - Et ça dure longtemps ? - C'est chronique. Publié le 30/10/2007
Humeur : Maussade
Afin de ne pas faire exactement comme tous les autres, j'ai commencé à lire le rapport Balladur sur la réforme des institutions par la fin. Voici donc la proposition législative correspondant au conseil numéro 77, suivie de mon commentaire:
Titre XIII ter (nouveau) Le Conseil du pluralisme Article 79 (nouveau) Le Conseil du pluralisme concourt au respect de la liberté d’expression et du pluralisme des courants de pensée et d’opinion dans le domaine de l’information et de la communication audiovisuelles. Il veille également à la qualité des sondages d’opinion publiés et diffusés en rapport direct ou indirect avec les élections politiques, ainsi que, sous réserve des dispositions des articles 58 et 60, à l’équité des campagnes électorales et référendaires organisées à l’échelon national. Le Conseil du pluralisme rend des avis et prononce des décisions dans les cas et selon les procédures définies par la loi. Il est consulté sur tout projet de loi, d’ordonnance ou de décret portant sur son domaine de compétence. Dans le respect de la liberté d’expression, il peut également formuler toute recommandation concernant les autres modes d’information et de communication. Article 80 (nouveau) Le Conseil du pluralisme comprend neuf membres, dont le mandat dure six ans et n’est pas renouvelable. Deux de ses membres, dont le président, sont nommés par le Président de la République, deux par le président de l’Assemblée nationale et deux par le président du Sénat. En sus des six membres prévus ci-dessus, font partie du Conseil du pluralisme un conseiller d’Etat désigné par le Conseil d’Etat, un conseiller à la Cour de cassation désigné par la Cour de cassation et un conseiller maître à la Cour des comptes désigné par la Cour des comptes. Les membres du Conseil du pluralisme sont nommés dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 13. Le président du Conseil du pluralisme a voix prépondérante en cas de partage. __________________ Mon avis est le suivant : en soi l'idée de créer une instance garante du pluralisme politique est une bonne chose, en particulier parce que le CSA n'a plus les moyens de ses attributions extensibles et étendues d'année en année (web TV, blogosphère...). Une juste répartition des temps de parole, par exemple, inciterait à penser que puisque le président est de facto le chef de la majorité (quinquennat et inversion du calendrier oblige), il doit limiter ses hyperinterventions au temps alloué pour le gouvernement. Mais la désignation des membres laisse augurer d'une orientation très politique de ces 9 sages : 6 sont en effet désignés par le pouvoir exécutif en place ! D'après moi, afin de garantir un peu mieux l'indépendance d'esprit des membres de l'hypothétique Conseil du pluralisme, il faut que les instances politiques ne soient pas juges et parties dans ces désignations. Et donc la majorité absolue ne doit pas se trouver entre les mains des hommes et femmes politiques, mais dans celle des analystes des médias, via une désignation plus "administrative" (conseil d'état, cour des comptes, parlement européen pourquoi pas).
> Ajouter un commentaire
Publié le 29/10/2007
Humeur : Souriante
Pour la petite histoire, après avoir trimé des semaines entières pour récolter des denrées par tonnes, j'ai atteint le 49 ème niveau sur l'île de Shaolan, sur le jeu 650KM. Et là, tout content, que vois-je ? Qu'il suffit que je tue un tatou et la suite arrivera ! Heureusement que c'est un animal rare, sinon je serais fort dépité de la progression par à-coup du "walkthrough" comme on dit à Québec ou à Aurillac.
Les petits jeux en flash avec une importante communauté recontrent presque tous, c'est logique, des difficultés techniques liées aux nombreux joueurs simultanés. Les serveurs fiables, rapides et larges sont assez onéreux, et dans une économie si délicate que le jeu gratuit en ligne, difficile d'en faire l'acquisition dès lors que ça rame un peu... Ce qui est à l'honneur de l'équipe de Omegame, c'est qu'ils mettent en danger la structure pour apporter des améliorations ponctuelles (quelques objets en plus,...) ou profondes (diminution de la dangerosité des animaux féroces). C'est louable et c'est le gage d'une durée de vie dépassant les 2 ans. Publié le 28/10/2007
Humeur : En colère
Je râle fort ces jours-ci contre la fuite en avant des producteurs des industries culturelles. En effet, en réponse à la révolution numérique et à la globalisation, ils n'ont rien trouvé de mieux pour sauvegarder leurs marges que de multiplier les oeuvres, toujours plus, indifféremment de la qualité.
La loi de Pareto, qui postulait que 20 % des oeuvres captent 80 % des audiences est poussée jusqu'à l'absurdité, avec par exemple en 2005 3% des films sortis en France qui recueillaient 32 % des entrées, pour sans doute 50 % des dépenses marketing (cherchez l'effort vain). Cette façon d'industrialiser au lieu d'améliorer, d'assommer sous la masse au lieu de proposer une diversité volontaire ne mènera à rien d'autre qu'une augmentation du piratage, de la fraude ou du désintérêt. Et finalement tôt ou tard les licences globales s'imposeront, au grand dam des producteurs et au grand bonheur des diffuseurs / fournisseurs d'accès. Publié le 27/10/2007
Humeur : Souriante
Deux phrases empruntées à une disciple particulièrement en forme ces jours-ci, en matière d'aphorisme ravageur :
- Si on n'avance jamais, on tombe dans l'immobilisme ! - C'est mieux d'avoir des convictions plutôt que de ne pas en avoir ! Ces bons mots n'apportent certes pas de remède immédiat aux maux de notre société en général, et du statut des universités en particulier, mais ils ont le mérite de nous avoir beaucoup faire rire, d'un rire franc et chaleureux, lorsque nous en avons mesuré la platitude. Y a-t-il un comique d'inanité ? On pourrait le penser puisqu'il y a bien un comique de répétition (par exemple une phrase sert de réponse à tout faire, adéquate parfois, inadéquate souvent) ou un comique de situation (venant de faire un jeu de mot un peu pitoyable, j'ai déclaré "ouh làlà, je m'enfonce, moi !" Dans le même temps, le groupe que j'accompagnais poursuivait son chemin tandis que je descendais une pente d'accessibilité pour personnes handicapées, m'enfonçant à vue d'oeil). Ce rire d'inanité, ou rire des phrases creuses, risque à tout moment de basculer dans la mélancolie et le désenchantement. Ne penser que par l'évidence impossible à contrer, sans progrès, c'est la fin de toutes les histoires. Heureusement la banalité apparaît aux yeux même de ceux qui édictent des tautologies, et ils font preuve par ailleurs de plus d'efficacité dans leur parole. Ils engagent alors avec les interlocuteurs des concours de phrases creuses, où le perdant dit quelque chose d'intéressant. Puis, après cette catharsis de vanités, tout le monde peut reprendre le chemin de la vie, pétulante et non lénifiante, au rire constructif et non plus cynique. Ou làlà, ce billet humoristique était d'un drôle ! Incroyable comme j'ai ri... Humhum.. Publié le 26/10/2007
Humeur : Gaie
Roger Federer archidomine le tennis mondial depuis plusieurs années. Les All Blacks (malgré leur échec régulier en coupe du monde) resteront à jamais l’équipe référence en rugby. Lyon va briguer un septième titre de champion de France de football en 2007/2008. Arsenal, Manchester United et Chelsea règnent sans partage depuis plus de 10 ans sur la Premiere League. Miguel Indurain a remporté 5 fois le Tour de France au début des années 90. Tony Estanguet a ajouté un championnat du monde à ses deux titres olympiques. Michaël Chang, un inconnu de 17 ans, paralysé par les crampes, a battu en 5 sets Ivan Lendl sur la terre battue de Roland Garros.
Cherchez l’intrus… Lorsqu’une domination est éclatante en sport, et qu’il n’est pas directement et viscéralement concerné par le sort d’un des adversaires, le spectateur peut adopter deux postures radicalement opposées : soit il aimerait que la domination dure encore, histoire d’étoffer encore le mythe de l’équipe ou du sportif légendaire. Soit il rêve que cette domination soit brisée, autant que possible par un « petit poucet », un « David » face au « Goliath » invincible.
Demandez-vous de quel côté vous vous placez le plus souvent, et vous serez peut-être surpris. Moi par exemple, qui suis très attentif à un partage équitable des richesses, des bonheurs et des réussites, je suis presque toujours pour que le dominant reste dominant, ne laissant que des miettes à ses rivaux. J’ai été déçu de voir que Schumacher avait échoué dans sa tentative de conquête d’un huitième titre mondial. Chaque année, j’espère toujours plus de suprématie de Lyon en Ligue 1. J’ai hâte que Tiger Woods enfile comme des perles les tournois du Grand Chelem pour dépasser Jack Nicklaus au plus tôt. Si Nadal reste invincible sur terre battue jusqu’à la fin de sa carrière, ça me va ; pourvu qu’il laisse à Federer l’occasion de gagner une fois Roland Garros, et si possible de faire un grand chelem !
Je donne un dernier exemple, qui illustre aussi la position inverse. En 1993, j’étais évidemment derrière l’OM de Tapie, pour que les championnats et les C1 s’accumulent dans leur vitrine. Un ami me disait qu’au contraire, la chute de la maison phocéenne (affaire OM-VA) lui plaisait beaucoup, parce qu’ils « avaient trop gagné ». Peut-être êtes-vous comme lui, à aimer Calais, Nîmes et Gueugnon en coupe, à soutenir Mark Pernfors ou Thierry Champion à Roland Garros, à encourager L’Italie dans le tournoi des VI nations, à vous enflammer pour le Steua de Bucarest en C1, à vibrer aux exploits de la Corée du Sud lors de la Coupe du Monde 2002, à évoquer avec émotion le maillot jaune porté par Luc Leblanc ou Thomas Voeckler.
Bien sûr ces deux positions extrêmes sont toujours modulées par la sympathie qu’on peut avoir pour l’un ou l’autre des adversaires : je n’aimais pas vraiment Lendl, alors j’étais pour Chang. A cause de Wenger, Henry, Diaby, Clichy, j’aurais préféré que ce soit Arsenal et non MU qui fasse la course en tête de la Premiere League en 2006-2007. Entre Ole Gunnar Bjoerndalen, le maître du biathlon, et Vincent Defrasne au palmarès assez maigre, j’optais clairement pour ce dernier lors de la dernière ligne droite du sprint à Turin.
J’aurai peut-être un jour l’occasion d’en reparler, mais je crois que cet attachement aux légendes, aux entités éternelles, aux monstres sacrés, aux ogres du souvenir, aux puissances indiscutables et indiscutées, se retrouve chez moi dans d’autres domaines : histoire, économie, politique peut-être, arts… Bon je vais siroter un Coca-Cola en regardant Titanic, puis je couperai avec mon Opinel une rose rouge que j’offrirai à ma femme, et enfin on prendra la F40 d’un passant pour visiter les forteresses de Vauban. Sur un air des Beattles, on pourra pousser jusqu’à la place du Capitole de Toulouse, la place de la Comédie à Montpellier, la Canebière à Marseille, les Champs à Paris, Bellecour à Lyon et la porte de Brandebourg à Berlin. Et si Mozart joue encore la Symphonie Concertante, il sera temps, en pleine canicule historique, de rendre visite au Père Lachaise et à la mère Joconde. Publié le 25/10/2007
Humeur : Tendre
Si je devais amener 6 sensations sur une île déserte, j'emporterais dans mon bagage...
Publié le 24/10/2007
Humeur : Maussade
La polémique sur le fait d'instrumentaliser ou d'institutionnaliser ce texte, je la laisse. Mais je méditais sur le destin littéraire de cette lettre, et quand on laisse de côté les tourments de l'histoire c'est stupéfiant.
Situation d'énonciation : une lettre courageuse, d'adieu d'un adolescent à sa famille. La lettre n'a pas du tout vocation à être diffusée au-delà du cercle familial, d'où les tournures affecteuses un peu "niaises". Un jeune qui résiste, parmi d'autres, et qui écrit une lettre, parmi d'autres. Le contexte de réception est radicalement différent, c'est ce qui en fait la valeur et la faible adéquation. Tout à coup le grand public s'immisce dans l'intimité d'adolescents, des histoires de familles. Tout à coup une nouvelle star apparaît, masque la forêt des résistants, est exhibée contre sa volonté posthume. Il y a des aspects positifs de cette colonisation par l'émotion : faire comprendre de façon intime quels peuvent être les sentiments et le courage des jeunes otages. Mais que cette commémoration forcée sent le rance ! Que cette dramatique absence de recul historique sur l'émotion affleurante est dommageable pour la postérité même des résistants ! Pour moi, cette extorsion d'émotion couverte par un plan marketing géant donne envie de faire des jeux de mots absurdes, pour fuir : Guy Môquet a inventé un tapis de sol, la célèbre môquette. La gentillesse du jeune communiste était si grande que nombre de ses compagnons de cellule s'en môquaient. |
Mes catégories
Trafic
2 connectés
14973 visiteurs
|