Il y a une semaine jour pour jour j'évoquais la situation très critique à la frontière turque. Dans la chronique économique des "Essentielles de l'éco", hier matin, Jean-Jérôme Bertolus évoquait l'irrésistible ascension du coût du pétrole depuis la première guerre du Golfe. J'ai été pris par un vertige mêlant histoire, politique, religion, économie : la guerre du Golfe, Ousama Ben Laden, la croissance américaine fondée sur les NTIC, le sunnisme et le chiisme, les gazoducs russes, la révolution orange, la Tchétchénie, le 11 septembre, les jeux olympiques de Beijing, l'Afrique du Darfour et du Zaïre, Kouchner et Hulot, le Pakistan, Ahmadinedjad, Bush père et fils, le réchauffement climatique, 5 500 milliards de facture, le Grenelle de l'environnement, la Corée du Sud, l'Euro fort, Milton Friedman, le krack asiatique et la bulle internet crevée, le différentiel de fiscalité entre pays, le traité de non-proligération nucléaire, Israël - Palestine, l'EPR, les infirmières bulgares, Cécilia ex-Martin future ex-Sarkozy...
Voilà comment d'un sujet épineux et impossible à détricotter d'une phrase ou d'un paragraphe, le commentateur politique se rabat sur la vie publique de la courageuse Cécilia María Sara Isabel Ciganer-Albéniz. Le Duel de France 3 était dimanche soir sur la peoplisation de la politique, peut-être est-elle due à la complexité d'asseoir un avis cohérent et stable sur des questions mélangeant sans entrave économie, diplomatie, technologie, sociologie, psychologie, médiologie, chaos mathématique.
Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, Claude Guéant et François Fillon parlent de leurs boires et déboires amoureux. (Affiche Le Coeur des Hommes) (c) Pierre Javaux et producteurs associés.
Le folklore reprend vite le dessus lorsque les foules ont épuisé leur capacité de peur, d'émotion ou de joie après une Coupe du Monde de Rugby, avant une guerre du Moyen-Orient (où en est le Liban? que se passe-t-il dans les territoires occupés ?) ou la libération d'otages retenus par des terroristes (que reste-il de la volonté de juin de libérer au plus vite Ingrid Betancourt et les prisonniers des FARC ?). Le folklore, en l'occurence, pour la grande majorité des journalistes politiques, puisqu'ils font partie de l'humanité, ce sera les controsions de Nicolas Sarkozy pour paraître aussi invincible qu'avant, tout en gérant l'ombre portée sur son parcours de jeune premier à cause d'une rupture qu'il n'a pas maîtrisée.
C'est ainsi mais je le regrette amèrement, non pas que je m'attriste de voir le chef de l'Etat pris à son propre jeu de surmédiatisation, mais je crains que ce sujet de non-politique masque les vrais problèmes et les vraies réussites apparus pendant ce temps dans le monde. Le cafard du chef de l'état non, mais la Paix laissée en carafe par Ankara oui ! La nomination de Bernard Laporte au secrétariat d'état aux sports, qu'en faire ? Les irrégularités financières de la holding Nanard Laporte ou du syndicat des entreprises métallurgiques, ce sont des sujets d'importance.
Il y a dans le champ francophone quelques concepteurs de grand talent, qui inspirent beaucoup quand on la chance de les côtoyer. Leur rendre hommage, j'espère, c'est rappeler à ceux que le jeu vidéo intéresse qu'il y de la vie de ce côté-là de la Manche et de l'Atlantique, sur les rives de la Sambre ou de la Seine, du côté de Lyon Vaise ou dans Annecy-le-Vieux, à Valenciennes ou dans l'Hérault.
Manuel Bevand montre qu'on peut avoir la classe, avoir une classe (Supinfogame), créer de bons produits et analyser avec acuité les théories sur l'identité et le fonctionnement du jeu vidéo. Un gentleman en plus, chapeau monsieur.
Ce qui est enthousiasmant avec Raphaël Colantonio, c'est que sa flamme a la vie dure : n'hésitant pas par exemple à réfuter du tac au tac les arguments d'un monument tel que Philippe Ulrich, il sait qu'il y a toujours dans le monde des milliers de fans aussi fondus de jeux que lui, dans le genre Ultima Underworld ou Deus Ex particulièrement. "Rien de grand ne s'est fait sans passion", telle pourrait être sa devise hégélienne.
Yves Grolet n'est pas vraiment connu en dehors du milieu, tout comme Pascal Luban, Marc Albinet, Patrice Ponce, Sylvain Blanchot, etc. Quel CV pourtant ! Son expérience et son flair sont très précieux pour trier les bonnes idées des mauvaises, les mécaniques qui s'useraient vite et celles qui garantissent une grande rejouabilité.
Dans le contexte actuel, où les couples politiques se défont avant que les rumeurs puis les annonces officielles paraissent, il n'est pas inintéressant de s'interroger de nouveau sur le statut du "off" (publié le 26-06-2007).
Souligné particulièrement en période de campagne, et dévoilé partiellement par les ouvrages parus ces derniers jours dans le camp des perdants, l'aspect "off" de certains propos est une caractéristique très particulière. Qu'est-ce que le "off", au fond ? Quelque chose qui est dit à des journalistes ou à un appareil médiatique, mais qui n'est pas destiné à publication. On parle parfois de "off - off", mais ce n'est qu'une façon de désigner du "vrai off" par rapport au "off publiable", qui n'est rien d'autre que des propos officiels.
Les personnalités politiques ont évidemment intérêt, à première vue, à maintenir cette différence entre le "on" et "off"; il ne peuvent pas rester continuellement sur le qui-vive pour maîtriser leur parole, leur discours et leurs émotions personnelles. C'est vrai aussi pour les personnes exercant une profession de représentation moins exposée, artistes, enseignants, commerciaux, avocats, journalistes, etc. Toutefois, dans le champ politique, une éthique de la transparence est de plus en plus mise en avant, à droite comme à gauche. Le "je ferais ce que j'ai dit, je m'y engage, et ceux qui me connaissent savent que je n'ai qu'une parole" de Sarkozy trouvant par exemple réponse dans le "mentir aux gens, leur faire croire des choses qui ne sont pas, ce n'est pas ma façon de faire de la pôlitique" de Royal.
Voilà pourquoi je me suis posé la question de l'existence, légitime ou pas, du "off". Au fond, quel est le métier des journalistes? Informer le plus précisément et le plus objectivement possible les citoyens. Les commentaires officieux doivent-ils être relayés dans les médias au nom du devoir d'information? Pouquoi pas, puisqu'il existe toujours (et dès lors il faut y veiller plus attentivement) des temps durant lesquels les personnages politiques ne sont plus entourés d'envoyés journalistiques. Le dilemme des journalistes est le suivant : soient ils disent toute la vérité y compris le "off", soient ils mentent sciemment sur les raisons qui poussent telle ou telle personne à agir comme elle le fait. Dans ce dernier cas, toutefois, des éléments "off" peuvent déformer leur discours pour suggérer ce qui ne peut pas être dit.
Un exemple pour bien comprendre : Je suis journaliste et je vous entends dire, en "off", que vous vous ennuyez à mourir devant tous les films d'Abbas Kiarostami. Arrive le festival de Perruchon sur Marne, la ville dont vous êtes le député-maire (étiqueté ULM), avec pour invité spécial Abbas Kiarostami. Ce jour-là, vous rendez visite au grand centre hospitalier de Bidochon sur Oise, en compagnie du ministre de la santé (étiqueté UDS). Quelle va être mon analyse sur cette visite? Est-ce que je vais prédire un possible rapprochement politique entre l'ULM et l'UDS dans la perspective des cantonnales? Ou bien est-ce que je vais souligner votre désintérêt pour la vie culturelle, au sein de votre commune même? Je pourrais peut-être dire, dans une boutade, tel un Christophe Barbier des grands jours, "Il y voit son intérêt politique à plus long terme, et peut-être est-ce, plus pragmatiquement, un moyen - original - pour échapper à la projection d'un film qui ne l'enthousiasme pas vraiment...". L'information contenue dans le discours "off" est suggérée au grand public, à quoi donc sert ce label "off", si ce n'est ménager la sensibilité des admirateurs de Kiarostami?
Autre exemple, directement lié à une expérience télévisuelle classique, pour prouver que le "off" est de toute façon généralement décelable "on", car les journalistes font leur métier de commentateurs et de metteurs en lumière : le 6 mai, soirée des résultats définitifs des élections présidentielles. David Pujadas et Elise Lucet ont les résultats "off", mais ne doivent rien dire d'explicite avant 20 heures. A propos des foules massées devant les 2 QG de campagne de Royal et Sarkozy : "c'est étonnant qu'il y ait autant de monde devant les deux QG, à quelques secondes du résultat", avec un étonnement légèrement supérieur à propos des supporters de Ségolène. En creux, c'est dit : l'un des deux camps a perdu, tout le monde peut savoir lequel, mais les militants défaits ne veulent pas savoir. Cet étonnement n'aurait pas eu lieu si eux-mêmes n'avaient pas eu les résultats, s'ils n'avaient pas su que les internautes visitaient les pages web belges et suisses pour savoir à l'avance.
Il est certain qu'on ne peut pas supprimer le caractère officieux de tous les discours "off", il y a toujours une loi qui interdit l'atteinte à la vie privée, il y a toujours un moment où une personnalité perd le contrôle. Mais au nom de la crédibilité des journalistes, qui ne peuvent raisonnablement pas, dans le même temps, faire correctement leur métier et feindre de ne pas en savoir autant qu'ils en savent, je pense que les personnages politiques ne doivent plus dire "c'est off". Qu'ils se taisent, se confient à d'autres, ou admettent leur humanité, leurs convictions profondes et laissent paraître leur opinion de femmes et d'hommes.
Deux saynètes pour illustrer l'étrangeté du discours "off" :
Je suis dealer de drogue, cela me pèse sur la conscience, je n'ai plus confiance en mes amis. Je demande, "off", au policier municipal qui surveille la sortie d'école : "Admettons qu'un dealer de drogue souhaite se reconvertir. Admettons qu'il cherche à passer un concours de la fonction publique, à se ranger, quelle peine risque-t-il s'il tombe à cause de ses anciens contacts". Le policier ne va-t-il pas avoir, un court instant, l'idée que son devoir serait de m'interroger dans le cadre de son métier?
Je suis journaliste sur LCI et j'apprends "off" que Michel Charasse, proche de Laurent Fabius, ne peut pas supporter Ségolène Royal, mais n'apprécie pas vraiment Nicolas Sarkozy. Si ce dernier a une entrevue avec l'ancien ministre socialiste, est-ce que je vais dire que les personnalités socialistes sont vraiment séduites par Sarkozy, ou bien vais-je insister sur une possible manoeuvre de déstabilisation du PS "version Royal" ?
Pour finir la coupe du monde de rugby, un petit trait d'humour: pourquoi les français perdent-ils toujours contre les pumas argentins ? parce que la France, c'est 30 joueurs, l'Argentine, c'est une équipe.
Cueille les fleurs tant qu'il est temps, ami springbok herbivore !
J'aime beaucoup redorer le blason des disciplines délaissées ou injustement reléguées au rang de sports de seconde zone. Si dans la rue on demande ce qui est le plus sportif entre jouer au football et conduire une voiture, la majorité des gens diront "jouer au football". Simplement il y a jouer et jouer, comme il y a conduire et piloter. Le meilleur des sportifs français en activité, au vu de sa compétitivité, de la reconnaissance de ses talents et de son palmarès, c'est Sébastien Loeb et non Thierry Henry.
Ronaldo Schemidt AFP/Archives. Le Français Sébastien Loeb après sa victoire lors du rallye du Mexique, le 11 mars 2007 à Leon.
Les amateurs de sport sont souvent ingrats au point d'oublier combien Loeb marque de son empreinte l'histoire mondiale du rallye : il porte à chaque course le record du nombre de victoires plus loin de son prédécesseur Carlos Sainz; au terme d'un duel sportif titanesque avec Markus Grönholm, à la fin de la saison, il égalera le record de victoires en championnat du monde moderne (4) ou à défaut il aura la meilleure seconde place de l'histoire du WRC.
Certes le record de Thierry Henry (43 buts en équipe de France) m'a enchanté, certes l'équipe de France de football a réalisé face à la Lituanie de très beaux mouvements (je pense à la déviation de Ribéry, aux triangles de passes dessinés à l'orée de la surface de réparation lituanienne), certes les remarquables novices Benzema et Ben Arfa tout comme les vénérables anciens sont des sportifs très affûtés. Mais la réussite de cette équipe n'a rien de comparable avec la performance millimétrique de Sébastien Loeb : un rallye sur asphalte, une victoire. Un rallye sur terre, la bagarre. Et si le physique chez les footballeurs est sans doute moins important que chez les rugbymen, la concurrence entre pilotes et footballeurs sur ce plan est très serrée. Combien de litres d'eau perdus à chaque épreuve? quelle différence temporelle entre la victoire et la défaite (cf. les quelques dixièmes de seconde entre Grönholm et Loeb au rallye de Nouvelle-Zélande) ?
Conclusion : aux trophées des Etoiles du sport, si la désignation est réaliste, Sébastien Loeb devrait raffler la mise..
Le mot d'esprit et son rapport à l'inconscient, nous racontait tonton Freud... alors que j'envisageais l'opportunité de rappeler à nos mémoires quelques textes splendides de chansons engagées, au premier rang desquelles je compte Un jour en France de Noir Désir, voilà les titres qui me sont venus pour l'article : Textes coups de poing, textes qui frappent. D'un goût très douteux quand on fait le rapprochement avec la sortie de prison de Bertrand Cantat, qu'au passage je trouve tout à fait légitime (pourquoi subirait-il un pire traitement que les ordures qui ont eux aussi tué leur compagne sous les coups ?).
Mais ce qui est écrit est écrit, même dans un texte numérique.
Certains textes de chanson valent bien des portraits de société, avec leurs aspects "cliché" mais aussi leur pertinence crue. Une petite collection personnelle et non-exhaustive.
__________________
Au bistrot comme toujours il y a de beaux discours Au poteau les pourris, les corrompus aussi Dents blanches et carnassiers Mais à la première occasion chacun deviendrait le larron de la foire au pognon oui qui se trame ici Allez danse avec Johnny
Se rappellent de la France ont des réminescences De l'ordre, des jeux, d'l'essence quand on vivait mieux Il y avait Paul et Mickey On pouvait discuter mais c'est Mickey qui a gagné D'accord, n'en parlons plus
Un autre jour en France Des prières pour l'audience Et quelques fascisants autour de 15% Charlie défends-moi !!! C'est le temps des menaces On a pas le choix pile en face Et aujourd'hui, je jure que rien n'se passe Toujours un peu plus F.N, souffrance Qu'on est bien en France C'est l'heurd de changer la monnaie On devrait encore imprimer le rêve de l'égalité On n'devra jamais supprimer celui de la fraternité Restent des pointillés... Yeah, Yeah, Yeah !!!
Un Jour en France (Noir Désir)
_________________
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal, Tu marches tel un robot dans les couloirs du metro, Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas, Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle. Tu voudrais donner des yeux a la justice Impossible de violer cette femme pleine de vices.
Antisocial, tu perds ton sang froid. Repense a toutes ces annees de service. Antisocial, bientot les annees de sevices, Enfin le temps perdu qu'on ne rattrape plus.
Ecraser les gens est devenu ton passe-temps. En les eclaboussant, tu deviens genant. Dans ton desespoir, il reste un peu d'espoir Celui de voir les gens sans fard et moins batards. Mais cesse de faire le point, serre plutot les poings, Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite Releve la gueule, je suis la, t'es pas seul Ceux qui t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient.
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal, Tu marches tel un robot dans les couloirs du metro, Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas, Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle. Tu voudrais donner des yeux a la justice Impossible de violer cette femme pleine de vices. Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial
Antisocial (Trust)
[Certes, l'aspect artistique est des plus douteux sur les paroles de cette chanson, mais avouez qu'en terme de coup de poing c'en est un; pourtant on m'a dit que Bernie est un bon voisin ]
______________________
Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette Sortez les briquets, il fait trop dark dans nos têtes
Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette Sortez les briquets, sortez les briquets
Y a comme un goût de haine quand je marche dans ma ville Y a comme un goût de gêne quand je parle de ma vie Y a comme un goût d'aigreur chez les jeunes de l'an deux-mille Y a comme un goût d'erreur quand je vois le taux de suicide Me demande pas ce qui les pousse à casser des vitrines J'suis pas la mairie, j'suis qu'une artiste en dev'nir moi J'suis qu'une boulette Me demande pas si j'ai le bac J'ai que le rap mais je l'embarque Je l'embrase, je le mate Car je l'embrasse
Y a comme un goût d'attentat Comme un goût de Bertrand Cantat, Comme un goût d'anthrax pendant l'entracte Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes
{Refrain:} Alors ouais, on déconne Ouais, ouais, on étonne Nan, nan, c'est pas l'école qui nous a dicté nos codes Nan, nan, génération nan, nan {x2}
Y a comme un goût de viol quand je marche dans ma ville, Y a comme un goût d'alcool dans les locaux de police, Y a comme un goût de peur chez les meufs de l'an deux-mille, Y a comme un goût de beuh dans l'oxygène qu'on respire,
Me demande pas ce qui les pousse à te casser les couilles J'suis pas les secours, j'suis qu'une petite qui se débrouille moi J'suis qu'une boulette Me demande pas si j'aime la vie, moi j'aime la rime Et j'emmerde Marine juste parce que ça fait zizir
Y a comme un goût de bad boy, comme un goût d'Al Capone Comme un goût de hardcore (hardcore) dans les écoles Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes
{au Refrain, x2}
Y a comme un goût d'église dans l'inceste et dans l'enfance Y a comme un goût d'Afrique dans les caisses de la France Y a comme un goût de démé-démago dans la bouche de Sarko Comme un goût de mi-michto près des merco Y a comme un goût de coupe-coupe dans les chambres des jeunes Y a comme un goût de boum-boum dans le coeur de mes soeurs Y a comme un goût de j'suis soulée de tout ce qui se déroule Y a comme un goût de fouleck, de boulette qui saute dans la foule
{au Refrain, x4}
S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M S D I A M D I D I A M Ouais Grosse.
Génération nan nan (Diam's)
Vous remarquerez que Diam's a l'intelligence de citer le chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat. Ce qui fait échos aux révoltes des uns c'est l'attitude des autres révoltés, si révoltante soit-elle.
________________________________
Dans son genre sympa j'aime bien l'acidité des propos de zazie (avec pleine de jeux de mots, j'adore) : il y a aussi des petits coups de poing parfois, qui réveillent.
Je suis un homme de Cro-Magnon Je suis un singe ou un poisson Sur la Terre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions Je suis un homme au coeur de lion A la guerre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d'ambition Belle voiture et belle maison Dans la chambre ou dans le salon Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l'amour et la révolution Je fais le tour de la question J'avance, avance à reculons Et je tourne en rond, je tourne en rond.
Tu vois, j'suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon Coulé dans l'or et le béton Corps en cage, jeté en prison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Assis devant ma télévision Je suis de l'homme, la négation Pur produit de consommation Oui, mon compte est bon Mon compte est bon.
Tu vois, j' suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons.
C'est moi, le maître du feu, Le maître du jeu, le maître du monde Et vois ce que j'en ai fait, Une Terre glacée, une Terre brûlée, La Terre des hommes que les hommes abandonnent.
Je suis un homme au pied du mur Comme une erreur de la nature Sur la Terre sans d'autres raisons Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme (Zazie)
____________________
Pour les anglophones, je termine par un groupe écorché vif et qui d'emblée proclame sa "rage contre la machine" (politico-financière, sous-entendu).
This time the bullet cold rocked ya A yellow ribbon instead of a swastika Nothin' proper about ya propaganda Fools follow rules when the set commands ya Said it was blue When ya blood was read That's how ya got a bullet blasted through ya head
Blasted through ya head Blasted through ya head
I give a shout out to the living dead Who stood and watched as the feds cold centralized So serene on the screen You were mesmerised Cellular phones soundin' a death tone Corporations cold Turn ya to stone before ya realise They load the clip in omnicolour Said they pack the 9, they fire it at prime time Sleeping gas, every home was like Alcatraz And mutha fuckas lost their minds
Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high
Run it!
Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high
Checka, checka, check it out They load the clip in omnicolour Said they pack the 9, they fire it at prime time Sleeping gas, every home was like Alcatraz And mutha fuckas lost their minds
No escape from the mass mind rape Play it again jack and then rewind the tape And then play it again and again and again Until ya mind is locked in Believin' all the lies that they're tellin' ya Buyin' all the products that they're sellin' ya They say jump and ya say how high Ya brain-dead Ya gotta fuckin' bullet in ya head
Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high Just victims of the in-house drive-by They say jump, you say how high
Uggh! Yeah! Yea!
Ya standin' in line Believin' the lies Ya bowin' down to the flag Ya gotta bullet in ya head
Ya standin' in line Believin' the lies Ya bowin' down to the flag Ya gotta bullet in ya head
A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! A bullet in ya head! Ya gotta bullet in ya fuckin' head!
Yeah!
Yeah!
A Bullet in the head (Rage against the machine)
Comme vous je remarque la présence de "yeah" à la fin de pas mal de chansons qui râlent, il doit y avoir un lien reptilien entre le mécontentement et le "yeah"...
Tout cela pour dire combien il est important d'hurler sa haine plutôt que la traduire en actions. C'est plus beau. C'est la puissance de l'art quand il témoigne de la violence.
A son corps défendant (et l'expression est doublement justifiée), Sébastien Chabal a été utilisé pour vanter les mérites de l'électricité Poweo. En voici la vidéo :
Une levée de boucliers plus tard, le spot publicitaire était retiré du web. Il faut dire que le soi-disant interrupteur sur lequel Chabal pose les doigts ressemble beaucoup à une prise. La défense de Poweo est à ce sujet ridicule : non seulement un avertissement signale les dangers de l'électricité pour les enfants (donc les images constituent implicitement une mise en danger des enfants), mais de plus le halo électrifié qui entoure le rugbyman de Sale ne laisse aucun doute : le courant débouche là où il pose les doigts !
A titre personnel, je trouve le spot plutôt sympa, si ce n'était la "chute". Je pense simplement à celles et ceux qui ont eu, enfants, un accident avec l'électricité (et j'en connais, qui ont eu la chance de survivre malgré des séquelles à vie). Leur sourire se fane sans doute donc, à l'idée que des enfants souhaitent prendre l'énergie du héros des foules en touchant une prise à 220 volts.
_______________________________________
Un petit billet plus doux, par hasard je suis tombé sur le clip Garçon de Koxie. Je ne suis pas fan fan du rap, si l'on exclut Eminem et quelques titres tels que Rock this Way (Run DMC), In da Club (50 cent), Can't touch this (Mc Hammer), Caroline (Mc Solaar) ou Génération nan nan (Diam's). Mais là, je suis sous le charme de la chanson de la dame à la coccinelle (d'où "Koxie"). Le charme de la coccinelle, cela va de soi. Le charme de la dame, c'est surtout lié à ses propos pétillants. Le charme de la chanson passe par sa fraîcheur dans un monde machiste et finalement très infantile, le rap qui roule des mécaniques.
Bravo à Koxie (attention, lien très adolescent et insuffisant) et bon vent à elle sur son scooter.