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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 30/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Entre deux amoureux, la sphère privée connaissait le plan ciné, le plan restau, le plan discothèque... Certains ont inventé le plan média.
"Dis, ça te dirais qu'on se fasse un plan média ? Ce week-end par exemple ?".
Et ça se passe de commentaires (commentaires d'autant plus rares que les fêtes proposent des conditions d'écriture peu propices. En conséquence de quoi, le prochain vrai article de ce blog devrait paraître le 2 ou le 3 janvier).
Publié le 29/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Tout simple, mais tellement savoureux quand on est européen... Je relaie l'extrait d'une émission nord-américaine où la candidate a quelques lacunes en géographie, parce que ça vaut le détour !
Publié le 28/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Que fuient-ils, tous ces marins de plaisance sportive, ces Joyon, ces McArthur, ces Fontenoy ? Les uns courent à leur perte, les autres courent au plus pressé. Celui-là court après la gloire, celle-là court après le temps perdu. Mais à courir ainsi le globe, ils font naître en moi une inquiétude : ne se sentent-ils pas bien ici, sur la terre ferme des homo sapiens marchensis ?
Publié le 27/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
C'est vrai, il y a l'aspect réflexif d'un spectacle (le film) sur un spectacle (le cirque); c'est vrai, c'est une façon de remettre en lumière des histoires vieilles comme Homère; c'est vrai, c'est l'occasion de voir Charlton Heston à côté des singes sans qu'il en fasse un monde; c'est vrai, on voit James Stewart dans son emploi le plus naturel, celui de clown triste et cynique.
Sous Le Plus Grand Chapiteau Du Monde, de Cecil B. DeMille (ou SLPGCDM pour les intimes du cinéaste) (Image couverture du DVD The Greatest show on earth (c) Paramount)
C'est vrai, mais en même temps, tout ce barnum pour un film qui passe très bien sur une petite télé et qui n'arrive pas à la cheville de Limelight de Chaplin ou à la tête de choux de Gelsomina dans La Strada de Fellini... Bof. J'en avais un souvenir étonné et impressionné datant de mon enfance. Le temps passe, et nous avec, servant de révélateur des classiques et des imposteurs.
Publié le 26/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Reprenant une réflexion de Gilles Deleuze je commentais l'addiction aux jeux en ces termes : le joueur accro vise toujours l'avant-dernière partie. En ces temps de cadeaux, j'ai envie de rajouter une pierre à l'édifice déjà pesant de nos tristes angoisses du vide.
Les cadeaux, ça va cinq minutes, mais trop de cadeaux tuent les cadeaux. Ainsi lorsqu'on reçoit pléthore (spéciale dédicace à feu madame Adrienne Lidoine), on n'a plus de plaisir à recevoir plus. Pour les économistes, ce serait une forme de gain marginal de plaisir décroissant, qui tend à devenir rapidement négatif. Pour les lecteurs d'histoires pour enfants, c'est le syndrome de Piem la pieuvre qui a bien besoin de se faire manger les jouets par Bali la baleine.
D'une certaine façon, ceux qui offrent des cadeaux redoutent consciemment ce moment, mais ils se disent qu'ils sont encore en-deçà de la saturation : les généreux donateurs cherchent toujours à donner l'avant-dernier cadeaux, et non le dernier, car ainsi ils peuvent continuer à offrir sans "pourrir", sans "gâter". Ils sont d'autant plus enclins à pousser le bouchon plus loin que sous l'effet potlach propre à toutes les sociétés humaines, plus de don implique plus de redevance, et donc plus de pouvoir... C'est peut-être l'un des seuls effets bénéfiques de l'individualisme croissant dans nos sociétés, de se détacher de cette culpabilité de recevoir pour ne plus donner de pouvoir ou d'emprise à ceux qui donnent. Adieu Dickens, adieu paraboles bibliques...
Publié le 24/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
La neige qu'on rencontre en dehors des grandes stations de sport d'hiver invite aux jeux, aux balades, aux échanges avec la nature...
Mais le grand plaisir c'est de jouer avec ses enfants dans cette matière froide et souple, qui nous laisse faire des bonshommes, des igloos, des batailles suivant sa texture. Autant je n'aime pas trop faire des constructions de cubes, autant les constructions de glace sont passionantes : les blocs adhèrents, on peut avoir les plus grandes audaces architecturales, et les irrégularités laissent libre cours à notre imagination : colonnes serpentines, murs de visages grimaçants, etc.
Ces jeux simples, simplissimes même, deviennent intéressants parce qu'on est dans des environnements inconnus, où la vie humaine est en danger... Et évidemment, la dimension sociale des jeux est ici primordiale, on se dit que générations après générations, les parents et les enfants se sont amusé dans la neige pour apprendre à y vivre.
Puisque nous sommes le 24 décembre, en avance pour le 25, car je n'aurai pas le temps d'écrire d'article, je vous souhaite un excellent Noël / Aïd / Hannoucah / temps de fête familiale.
Publié le 23/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Amené à me pencher sur les différents modes d'installation des réseaux intranet en entreprise, je passe en boucle cette question : top-down ou agora ? Le réseau en étoile, par exemple, est typique des démarches très hiérarchisées, très "top-down".
A la lumière des ces réflexions assez simples, l'évolution des médias sur internet est très révélatrice d'un changement qu'on devine dans les entreprises, à savoir le passage d'une culture de l'information hiérarchisée à l'information mutualisée. Les intranets d'entreprise sont contraints de tirer profit de la dimension sociale des échanges, ils intègrent partiellement ou totalement le fonctionnement en agora. Les médias de l'avenir auront à digérer cette contradiction si moderne : l'information n'est reçue que dans la mesure où les "informés" sont partie prenante dans sa construction; et pourtant l'information n'a de valeur que si elle apporte quelques chose que les "informés" n'avaient pas au préalable.
L'équilibre difficile que les radios peinent à trouver (interventions ineptes des spectateurs contre ton docte des journalistes sans originalité et sans saveur), les "journaux-portails" type Mediapart, @rrêt sur image ou l'ancêtre si bien nommé Agoravox auront à bien placer le curseur entre le média top-down de grand-papa et l'agora des d'jeuns qui s'y croient.
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