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- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 14/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Souvenez-vous presque. C'était un 17 août 1994. Et en même temps un 27 juin 2006, et aussi un 11 octobre 1997. L'équipe de France est menée 2 buts à 0 par la modeste équipe de Slovaquie. Aimé Raimondo Hidalgo, l'entraîneur de l'équipe de France, décide alors de jouer les cartes qu'il garde dans sa manche depuis quelques semaines, sûr qu' "il va y avoir du sport". Il fait rentrer, pour la première fois sous le maillot bleu, Zinédine Zidane et Franck Ribéry au milieu, et Thierry Henry en attaque.
La réaction ne se fait pas attendre : bien décalé par Ribéry, Zidane marque d'une frappe enroulée en pleine lucarne; puis suite à un corner adverse et une contre-attaque rapide, le même Zidane lance Henry dans le dos de défenseurs qui ne le reverront jamais, ça fait 2-2. Et quelques secondes avant la fin du temps réglementaire, sur une remise de la tête d'Henry dans la course, Ribéry pénètre dans la surface et est accroché par le latéral gauche slovaque. C'est Zidane qui se charge de tirer le pénalty, dans le petit filet à droite du gardien qui ne peut toucher le ballon. Le score final reflète la qualité des nouveaux arrivants en Equipe de France : renversant !
En condensé, mises à part beaucoup de choses, c'est un peu l'année 2007 que je retiendrai en foot français : trois étoiles, certes différentes, certes avec des talents inégaux, mais trois étoiles, qui cassent la baraque et s'imposent d'emblée comme des titulaires potentiels. Les histoires ne sont pas parallèles, dans le sens où chaque joueur a un profil bien à lui. Mais quand même, que les connaisseurs avouent que Benzema leur fait penser à Henry (vitesse, aisance technique, sens du collectif autant que du but), que Nasri a du Ribéry et Zidane mêlés (tonicité, capacité à être décisif, protection de balle et bonne vision stratégique), et que Ben Arfa a du Zidane avec un soupçon de Ribéry (sens de la passe en profondeur impressionant, conservation de balle, vivacité et capacité à stupéfier l'adversaire).
Quand Benzema sera solide musculairement, quand Nasri saura gérer les transversales, quand Ben Arfa sera plus constant, ça va faire très très mal.
Et en tout cas, je suis fan de ces trois-là.
Publié le 13/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Allez savoir pourquoi, la photographie est un art où le contrepoint atteint rapidement des sommets, de la même façon qu'en musique les réponses thématiques, rythmiques ou instrumentales font souvent merveille. Peut-être est-ce du, dans les deux cas, au caractère limité dans l'espace ou le temps des oeuvres concernées. Quoi qu'il en soit cette réunion des différences permet une mise en dialogue naturelle, et nous sommes tous alors des obsrvateurs scientifiques plongés dans l'étude d'une perturbation de microcosme. Que fait ce pigeon devant le visage de cet homme d'état très sérieux? Que fait Sébastien Chabal dans cette histoire de mariage bio avec bouquet de carottes ?
Caroline Rostang et Sébastien Chabal (c) Denis Rouvre
Comment la Russie (comme d'autres) en vient-elle à produire ce genre de situation affolante, où un gamin manipule une kalashnikov sans que la moindre panique n'agite les baigneurs autour ?
La kalashnikov à l'enfant (c) Sergey Maximishin (tiré d'une exposition proposée à la souvent intéressante cafétéria Domus, sur le campus de la Doua, à Villeurbanne)
Ces exemples ne sont que des gouttes d'eau, très rafraîchissantes, dans l'océan d'oeuvres fortes qui emploient ce mécanisme du contrepoint. Heureusement que cet océan est sans rivage !
Publié le 12/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
... ça me met en colère. C'est étonnant comme des personnes, nombreuses au demeurant, frétillent d'aise quand des citoyens lambda s'écharpent et s'étripent. C'est l'effet Fight Club, l'adrénaline du danger pour les autres, je ne sais pas.
Mais moi de façon très générale ces attitudes stupides de combat de coq, ça me désespère de l'humanité. Je ne me considère quand même pas comme un partisan de l'angélisme, je ne vais pas commencer à excuser le terrorisme ou les invasions brutales et illégitimes. Cependant je trouve que l'énorme majorité des problèmes ne doit pas se résoudre par le recours à la force irréfléchie, par la guerre des insultes ou que sais-je encore. D'ailleurs c'est le fait de ne pas excuser le recours à la violence qui me rend si pointilleux sur son usage, quel que soit le camp concerné.
J'ai dit être généralement pacifiste. Et pourtant, un contre-exemple m'interroge au moment où j'écris ces lignes : on ne peut pas dire que le débat du 2 mai 2007 entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ait été particulièrement pacifique. Or j'ai vraiment exulté aux échanges acérés auxquels se sont livrés les deux duelistes. Mais ce genre de violence, enrobée dans beaucoup d'habileté langagière, plongée dans un contexte qui rend l'opposition décisive et sans retour, respectueuse d'une politesse maximale, est-elle encore une violence semblable aux accrochages entre automobilistes ou rixes de comptoir ? Ressemble-t-elle même à cette violence qui me glace, quand j'entends les discours intellectuels racistes présents et passés (de la controverse de Valladolid à l'homme noir prétenduement resté hors de l'histoire en passant par le taux de judaïté mesuré pendant le III° Reich) ?
Publié le 11/12/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
Je me contenterai de propager un montage splendide et édifiant du service vidéo de Le Monde.
Ah, pourquoi ce titre ? Difficile à dire, il y a dans cette invitation en grande pompe de Khadafi et ces dénégations des coups de pompes des policiers libyens aux opposants une forme d'extraordinaire "exemplarité". C'est le mépris de la vie au profit des profits... dans toute sa splendeur. C'est aussi, je dois le reconnaître, la glorieuse indépendance d'esprit de la jeunesse politique (Rama Yade) dans toute sa splendeur. C'est le dictateur hâbleur dans toute sa splendeur. C'est le président bling-bling dans toute sa splendeur (pourquoi est-ce la France, et non la Bulgarie, qui "remercie" Khadafi?). C'est l'esprit de cour, qui fait taire toute raison d'état, dans toute sa splendeur. C'est le choix de l'intérêt économique au détriment de l'intérêt diplomatique dans toute sa splendeur (que va dire l'Iran ? Les Ayatollahs ne vont-ils pas kidnapper des infirmières moldaves pour les échanger contre un réacteur nucléaire ?). C'est le genre truc qui me dégoûte des bons moments de la majorité présidentielle, dans toute sa splendeur.
Publié le 10/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Dernier volet de mes 3 commentaires sur la vie à 650 kilomètres de la terre ferme et civilisée.
Ayant passé rapidement l'objectif fixé pour atteindre le 59ème niveau d'expérience (Déjà ? Seulement, depuis début 2006 !), je me suis retrouvé face à un mur. Des broutilles, genre être propre et nourri et ne pas avoir soif... et un morceau énorme, la construction d'un potager. Effroyables jardins (pardon à ceux qui cherchaient des informations sur le film avec Villeret et Dussolier).
C'est l'exemple typique de l'objectif à tiroirs qui fait le sel mais aussi le fastidieux de ces objectifs de niveaux. En effet un potager cache : 500 graines, 8 unités de fil de fer barbelé, 10 bêches. Et ce n'est pas tout, car les graines, les barbelés et les bêches ne tombent pas du ciel.
500 graines, c'est 5000 (!) feuilles et 5000 (!) fruits (et pourquoi les fruits ne suffisent pas à extraire les graines? Sans doute pour ne pas les perdre dans la nature). Au rythme de 15 par heure environ, vous imaginez déjà le temps mis. Attendez, c'est pas fini.
8 unités de fil de fer barbelé, c'est 8 x 200 os + 8 x 50 bûches de bois + 8 x 50 bobines de fil métalique. Evidement, le fil non plus ne pousse pas sur les arbres : chaque bobine de fil nécessite le traitement de 10 tôles. Donc dans mes barbelés, 8 x 500 tôles (au rythme de 10 - 12 par heure, faites encore le calcul).
Le plus savoureux pour la fin, c'est les 10 bêches, 10 outils simples... qui se décomposent comme suit : 10 x 5 silex c'est facile, 10 x 20 bûches c'est également facile (en 1 jour ça se fait du moins)... mais 10 x 50 pelotes de ficelle ! Chaque pelote de ficelle se fabriquant avec 10 feuilles, on atteint les 5000 feuilles à ramasser pour ces fichues bêches !
Bilan complet du coût de mon potager : 10 000 feuilles, 5000 fruits, 4000 tôles, 1600 os, 600 bûches, 50 silex. Grrrrr ! Effroyable jardin.
Publié le 09/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
N'allez pas croire qu'il s'agisse de choses inavouables, ou n'allez pas confondre avec les plaisirs qu'un artiste peut avoir en recevant sa rétribution sous forme de cachet.
Mon propos est simplement de souligner le plaisir qu'un (modeste) chercheur d'information a en tombant sur une partie masquée du web. Par exemple grâce à la mise en cache de Google, j'ai pu accéder à cette page gouvernementale validée le 2 décembre 2007, disparue depuis (la page d'accueil de www.agora.gouv.fr est une page blanche): http://www.google.com/search?q=cache:mO6_f9URfl0J:www.agora.gouv.fr/+agora&hl=fr&ct=clnk&cd=2&gl=fr&client=firefox-a
Quel était le but du gouvernement avec ce logiciel Agora ? Participer à la réduction de la fracture numérique ? Quoi qu'il en soit il semble à ce jour (j'écris le 5 décembre pour une publication le 9 décembre) avoir des regrets et ne plus souhaiter partager ce logiciel libre. Problème de droits, manque de pertinence de cette démarche dans un océan de propositions alternatives, coût excessif par rapport au retour sur investissement de la plate-forme ? Là encore, on ne peut faire que des suppositions.
J'en ai profité pour télécharger ledit logiciel, si j'ai le temps de le tester je vous dirai ce que des millions d'internautes français aux abois ont raté.
PS du 9 décembre 2007 : On a l'air ballot, quand on parle de quelque chose de caché avec délice, alors que le site prétenduement caché est réapparu... Je laisse toutefois ce post pour montrer combien l'information est devenue au XXI° siècle une chose fluide, toujours mobile. L'information est devenue quantique (ne l'a-t-elle d'ailleurs pas toujours été ?).
Publié le 08/12/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
C'est un humour potache, c'est vrai, mais en voyant d'une part une grenouille verte très enveloppée, et d'autre part un clochette à poingée verticale, je n'ai pu m'empêcher de fabriquer ça:
Helmut la Grenouille de Prusse
Pour rester dans l'humour démocratique, où il est forcément question de régime autoritaire, je relaie la devinette russe suivante, publiée dans son article Une victoire qui en cache une autre par Jean-Marcel Bourguereau :
Pourquoi Poutine a-t-il autant de gardes du corps ? Tu comprends, seuls, ils ont peur de lui.
En somme : rions un peu avec ce qui nous fait peur, les non-droits de l'homme en particulier.
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