Deux phrases empruntées à une disciple particulièrement en forme ces jours-ci, en matière d'aphorisme ravageur :
- Si on n'avance jamais, on tombe dans l'immobilisme !
- C'est mieux d'avoir des convictions plutôt que de ne pas en avoir !
Ces bons mots n'apportent certes pas de remède immédiat aux maux de notre société en général, et du statut des universités en particulier, mais ils ont le mérite de nous avoir beaucoup faire rire, d'un rire franc et chaleureux, lorsque nous en avons mesuré la platitude. Y a-t-il un comique d'inanité ? On pourrait le penser puisqu'il y a bien un comique de répétition (par exemple une phrase sert de réponse à tout faire, adéquate parfois, inadéquate souvent) ou un comique de situation (venant de faire un jeu de mot un peu pitoyable, j'ai déclaré "ouh làlà, je m'enfonce, moi !" Dans le même temps, le groupe que j'accompagnais poursuivait son chemin tandis que je descendais une pente d'accessibilité pour personnes handicapées, m'enfonçant à vue d'oeil).
Ce rire d'inanité, ou rire des phrases creuses, risque à tout moment de basculer dans la mélancolie et le désenchantement. Ne penser que par l'évidence impossible à contrer, sans progrès, c'est la fin de toutes les histoires. Heureusement la banalité apparaît aux yeux même de ceux qui édictent des tautologies, et ils font preuve par ailleurs de plus d'efficacité dans leur parole. Ils engagent alors avec les interlocuteurs des concours de phrases creuses, où le perdant dit quelque chose d'intéressant. Puis, après cette catharsis de vanités, tout le monde peut reprendre le chemin de la vie, pétulante et non lénifiante, au rire constructif et non plus cynique.
Ou làlà, ce billet humoristique était d'un drôle ! Incroyable comme j'ai ri... Humhum..










