Certains font de la politique à la façon de Flash, ce superhéros toujours en mouvement. D'autres, ou peut-être sont-ce les mêmes, font de la politique pour les flashes, ces dispositifs destinés à mettre en lumière l'apparence, en laissant dans l'ombre l'intériorité et le travail de l'ombre. Cette politique-là est aussi fascinante à court terme que désepérante à long terme. Dans le monde, les nouveaux dictateurs sont de ce bois-là, les piquants des ronces et la place du noyé pour une ronce de noyer. Les autocrates tyraniques (au sens grec) se multiplient à vue d'oeil, et les démocrates voient d'un mauvais oeil se révéler la sagesse de Platon.
Cet homme grand et baraqué, cet Aristoclès disciple de Socrate, avait prédit que le régime démocratique commencerait par s'effriter au travers d'une judiciarisation croissante et excessive de la société. Il montrait aussi comment la crise d'autorité liée à une généralisation de la démocratie provoque, en retour, une demande d'autoritarisme "pour remettre de l'ordre". Cet autoritarisme qui va de pair avec la satisfaction de désirs personnels sous couvert d'une incarnation du pouvoir du peuple pour former la figure du tyran, "le plus malheureux des hommes" (mais ça c'est une autre histoire).
Le seul bon moment dans ces régimes autocratiques, c'est quand leur intérêt se conjugue au vôtre, quelle facilité d'action ! Hugo Chavez, président à la fois sympathique et borné, a ainsi bien fait son travail pour que Clara et Consuelo, otages des FARC depuis trop longtemps, puissent retrouver leur liberté, après quelques tentatives avortées (à cause d'une mésentente chronique entre Chavez et Uribe, 2 autocrates de bord opposé...). Et ça c'est une excellente nouvelle.










