Marrant d'observer les croisements "contre nature" outre-atlantique entre les "libraries" et les "video games"... ces concours de Dance Dance Revolution qui côtoient les oeuvres de Henry James, ces tournois de WoWarcraft que ne vient pas troubler le bruit des pages d'un William Gibson, pourtant pionnier en matière de monde virtuel...
Côté américain, les jeux vidéo sont surtout, à part peut-être dans l'Illinois, un attrape-public. A Troyes, à la BNF, à Lyon, cela semble un autre esprit, plus "européen", fait de dialogue des cultures et d'apprentissage. Même si la carte des "serious games" sera peu productive, j'avoue que cela me rassure de voir ces démarches de mise en place des jeux en bibliothèque, plutôt que l'intrusion du jeu dans le monde des livres. Croisière pour un cadavre (Delphine Software) dans le rayon polars; Civilization (Microprose) dans le département sciences humaines; et Dune (Virgin) à côté des oeuvres de Nietzsche, c'est bon ça, coco...










