La politique des partis a du bon,... et du mauvais. On reproche parfois aux choix d'être plus motivés par des questions de stratégie qu'au nom de l'efficacité. Mais le fait de se présenter comme apolitique ne constitue aucune garantie de "bonne pratique" de la gouvernance.
Alors que les municipales s'approchent à grands pas, les listes apolitiques fleurissent pour éviter l'étiquetage "tous politiques donc tous pourris", comme les mouettes évitent les vagues chargées de brut autour de la coque de l'Erika... Autant il peut être intéressant de prétendre dépasser les clivages, autant il est vain et illusoire de faire croire que la politique se résume à l'économie et au bon sens. Car dans ce dernier cas, autant vendre la commune tant que le prix du foncier est haut, et tant pis pour la légalité d'une telle démarche, ce qui compte c'est "le bon sens et l'économie"... Souhaiterait-on être dirigé par des femmes et des hommes apolitiques? Les échecs permanents de ministres de la société civile montre bien que la politique est un métier au-delà de 10 à 15 000 administrés.
De toute façon, une piqûre de rappel : mieux vaut voter apolitique (contrairement à tout ce que je viens de dire ?) plutôt que ne rien voter du tout !










