Lisant comme beaucoup le portrait du jour (ou du soir) dressé par le quotidien gratuit DirectSoir, j'ai constaté rapidement que l'objectivité journalistique n'était pas de mise tout au long de ce panégyrique. Autant on peut procéder pour des articles courts à la reprise de dépèches AFP, avec donc une absence de signature du responsable d'article, autant ce genre de portrait demande plus de temps, d'énergie productrice nouvelle, excluant donc un travail de pure collecte des fils d'agence.
J'ai finalement été pluôt choqué par l'absence de prise de responsabilité : si c'est le journal tout entier, ce n'est pas digne de se transformer en organe publicitaire, si c'est un reporter du journal, il est temps pour lui de se réorienter dans la communication d'entreprise... Ce n'est pas parce qu'on se fonde sur l'économie de l'attention qu'il faut négliger l'impact intellectuel de ses productions, de ses articles, bien au contraire. Cette pseudo-modestie "on n'écrit pas des choses très importantes, vous pouvez ne pas tenir compte de notre avis" est en fait une vraie posture d'auteur, qui se cache pour mieux passer la méfiance des lecteurs. Grrrrr !
Susceptible de grandes choses en dehors des rôles stéréotypés dans lesquels on le cantonnait, Philippe Khorsand est décédé aujourd'hui, tristesse.










