Des gens (rien de péjoratif dans ce "des gens") trouvent que la maladie n'a rien à faire dans la vie. Mouais. Sans convoquer Le Normal et le pathologique de Canguilhem, on peut dire rapidement que rien de vivant ne se fait sans maladie. Que le monde du travail, dans son grand paternalisme, essaie d'inciter les gens à dissimuler leur maladie pour faire acte de présence, c'est un mépris de l'humain qui ne mène pas très loin. Certaines entreprises, par le biais des primes, poussent les salariés à ne pas bien se soigner à domicile, sous peine de voir une part importante du salaire amputée.
Les calculs pour lutter indirectement contre la maladie donnent peu de résultat à court terme, et à long terme c'est la cata : les antibiotiques qu'on a prescrit de façon massive en se disant "ça peut pas faire de mal" (résultat des bactéries résistantes et superrésistantes), les maladies moyennes qu'on pratique en parallèle du boulot (résultat soit ça tombe dans le grave, soit ça traîne et le boulot est de moindre qualité plus longtemps), les barrières infinies de protections qu'on dresse pour ne pas être malade (résultat on n'est plus habitué à lutter contre les maladies bénines et les contacts avec le vrai monde, moins nombreux, deviennent plus porteurs de pathologies), etc.
Je crois que la maladie curable, il faut être ni pour, ni contre, elle sera toujours là !










