En juin 2007, du côté d'Hagondange, d'Ay-sur-Moselle, de Thionville, du côté de Saint-Symphorien on s'en souvient, le FC Metz rayonnait. Le club grenat, un des plus anciens clubs d'élite en France avec Le Havre, Nantes, Sochaux, Marseille, Nice, Sedan... Metz donc, était champion. En ligue 2, certes, mais l'équipe avait écrasé la concurrence. Et maintenant, alors que les matchs de la phase retour du championnat de ligue 1 commencent à peine, c'est déjà fini. Le site web de L'Equipe enterre les derniers espoirs de maintien en les qualifiant de miracle, mais force est de constater qu'avec 8 points, soit en gros 32 à récupérer en une quinzaine de matchs, la metz est dite...
Et la ligue 1, elle, comment se porte-t-elle ? Elle entre dans le domaine réservé des abonnés, de Canal+ évidemment mais aussi d'Orange. Je suis d'accord avec un commentateur de France Info qui rappelait que le foot a depuis des décennies basculé dans le champ de l'économie de marché. Mais il me semble utile de différencier le sport du jeu : la ligue 1 en tant que structure économique est du domaine du jeu, les matchs internationaux comme le très bon Espagne - France de mercredi, ce n'est pas que du jeu, c'est aussi du sport. Donc qu'on nous prive du jeu, ou qu'on le rende payant; surtout, qu'on nous laisse les joies simples d'un sport de haut niveau.










