C'est un peu la même chose dans une courte partie de poker, où parti de 250$ je perds 10, 20, 50$ à chaque tour, et je me retrouve avec 40 $ et une main minable (6 de trèfle et 2 de carreau), à me demander si je mets "tapis" (all in en anglais) en priant pour un invraisemblable concours de chances. C'est souvent ce que je fais, préférant hâter la fin de la cuisson, pour achever mon agonie ludique.
Etonnant réflexe, tout de même, inverse de la pulsion de vie qui nous fait remonter à la surface de toutes nos forces quand on fait de l'apnée : c'est tout ce qui distingue le danger, consubstanciel au jeu, du péril, qui anime nos vies. Le danger s'affronte dans l'impatience, le péril provoque la fuite commandée par notre cerveau reptilien. Evidemment la frontière entre l'un et l'autre est placée par chacun en fonction de son expérience et du contexte. Mais quand on se plaît dans le danger, c'est un jeu dont les règles sont connues à l'avance (y compris la règle d'imprévisibilité des événements
).









