Discutant à bâtons rompus avec des collègues nous en sommes venus à déclamer, non des poèmes tout entiers, mais quelques vers nous ayant marqués, ressurgissant parfois quand la situation ne s'y prète pas.
En voici quelques-uns qui me touchent particulièrement, à vous d'en retrouver les auteurs:
La chaire est triste, héals, et j'ai lu tous les livres
Fuir, là-bas, fuir ! J'entends que des oiseaux sont ivres [...]
L'un agace son bec avec un bûle-gueule [...]
La lune était sereine et jouait sur les flots.
Tout conspire et me nuit et conspire à me nuire.
Je demeurai longtemps errant dans Césarée.
Le berger.
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur [...]
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé [...]










