O tempora, ô mores, oh la la ! Combien de temps endurerons-nous ce tourment perpétuel du peuple romain et de moi ? Dussé-je y perdre la vie je n'aurai de cesse de combattre ce fléau qui lamine les nuits et décime les heures du jour. Ce que la Fortune a jeté sur le Mont Palatin, elle doit le reprendre et le jeter dans le gouffre au-delà des colonnes d'Hercule. Qu'est-ce?
Oisiveté qui fait courir sur le trajet des honneurs, paresse qui oblige, qui contraint, qui emprisonne, libéralité qui fait sentir la morsure des fers lorsqu'on n'a pas compris à temps qu'il faut détruire Carthage et lorsqu'on s'est laissé prendre dans les délices de Capoue...
Je n'ai pas le temps de développer plus longtemps ces incantations à la romaine, mais je crois assez juste de distinguer le bon temps libre du mauvais temps libéré, comme le bon cholestérol du mauvais. Notre société dégage du temps libéré, pas du temps libre.










